CUIVRE
MOTENNE
On voit que rëquation de condition est vérifiée, et il en résulte ZnlP/ = Zn|Cî.xJJgX^ = Zn|CuXM7.
D = Zn|Cwx — = ZnlCMXi,77.
896. Expériences de M. Hankei. — Les expériences de M. Kohlrausch ne sont pas très-nombreuses et ne présentent pas toujours entre elles un accord suilQsant ; M. Hankel (^) les a reprises par une méthode peu différente. Deux plateaux de cuivre rouge, de 95"*" de diamètre, sont disposés horizontalement l'un au-dessus de Tautre. Le plateau supérieur A, bien poli sur ses deux faces, est porté par trois fils isolants et peut être élevé à des hauteurs différentes tout en restant parfaitement horizontal. Sur le plateau inférieur B on pose une plaque d'un métal M quelconque, que Ton rend aussi horizontale à l'aide d'un niveau.
L'appareil de mesure est un électromètre formé d'une feuille d'or (272) située entre deux plateaux mobiles qui communiquent avec les deux pôles d'une pile. Nous avons vu que le déplacement de la feuille d'or est sensiblement proportionnel à son potentiel absolu, du moins entre certaines limites , et à la différence de potentiel des deux plateaux , c'est à-dire de ht pile auxiliaire. On mesure d'ailleurs le double du déplacement de cette feuille, en intervertissant par un commutateur les communications des plateaux de l'électromètre avec les pôles de la pile, de manière à doubler la précision et à éliminer l'obsen'ation de la feuille à l'état neutre.
Voici maintenant la marche des expériences : Le plateau mobile A étant amené à une certaine distance de la plaque de métal M, 1 millimètre environ, distance que l'on mesure avec un microscope, on relie les plateaux A et B par un fil métallique que l'on fait communiquer avec le sol : la charge du premier est alors proportionnelle à la différence de potentiel due au contact des deux métaux A et M. On supprime la communication, puis on soulève le plateau A à une distance de 350 millimètres, où il touche un fil de platine qui le met en communication avec la feuille d'or de l'électromètre, et on observe le double du
(«) Pogg. Annal., t. CXV, p. 57 et l. CXXVI, p. 286.
TRAITE DÉLECTRICITÉ STATIQUE.
déplacement de cette feuille a. Ce déplacement est proportionnel à la tension A | M ; mais, pour éviter les causes d'erreur systématiques de Tappareil, telles qu'une mauvaise communication avec le sol, et rendre toutes les expériences comparables entre elles, on remplace ensuite le métal M par un autre métal M' que Ton amène à la même distance, et, répétant les mêmes opérations, on obtient ainsi un autre déplacement a'. La difTérence des deux nombres est proportionnelle à la difTérence des tensions de contact des métaux M et H' avec le premier, et Ton peut écrire
AIM — A|M' = K(a — a').
On a d'ailleurs, d'après la loi de Vol ta,
M'lM = M'iA4-A|M = AlM— A|M'=K(a-a').
Il suffit maintenant de former la plaque M successivement avec chacun des métaux que l'on veut étudier, pour déterminer les tensions de contact de tous les métaux combinés entre eux d'une manière quelconque.
Voici le résumé des mesures de M. H^nkel :
Aluminium | Zinc .... 25
Zinc I Étain 23
Zinc I Cadmium .... 24
Zinc I Plomb 44
Zinc I Antimoine. ... 69
Zinc I Bismuth 72
Zinc I Mercure 81
Zinc I Fer 84
Zinc I Cuivre 100
Zinc I Or iiO
Zinc I Palladium. . . . 115
Zinc Zinc Zinc
Argent 118
Charbcn .... 122 Platine 125
M. Hankel a constaté aussi que Taclion de l'air, et môme la manière dont les surfaces ont été travaillées, exercent une influence considérable sur les tensions de contact. On n'obtient de résultats concordants que si l'on fait les mesures aussitôt après avoir poli les surfaces avec le plus grand soin; même avec ces précautions, il est encore difficile d'éviter les irrégularités d une manière absolue. Le tableau suivant, qui renferme les nombres observés directement, montre que plusieurs circonstances, en apparence insignifiantes, peuvent apporter des modifications profondes dans les résultats et même changer Tordre des métaux dans le classement général.
DES SOURCES D'IIÏLECTRIGITÉ.
MÉTAUX
LiMta
TOUi
APftàS
Aniis
APRtS
DIPPÉRENCE