‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 12 sur 168 · Eehaalfenieiit comparatif des différents métaux. — La · texte numérisé non relu

Eehaalfenieiit comparatif des différents métaux. — La

quantité de chaleur que prend un 111 étant proportionnelle à sa résistance, Télévalion de températuro sera en raison inverse de la densité du métal et de sa chaleur spécifique. On peut donc représenter par un coefficient particulier la faculté plus ou moins grande que possède un fil de s'échauffer sous l'influence d'une décharge électrique. Les nombres de la dernière colonne du tableau précédent, ainsi calculés, sont proportionnels aux élévations de température qu'éprouveraient des fils différents, de même section, placés sur le trajet de la même décharge électrique. Ces nombres ne varient pas dans l'ordre de fusibilité des métaux, et ils présentent entre eux de telles différences, qu'on ne peut avoir aucune idée de la facilité avec laquelle on fondra un fil métallique par la température de fusion du métal.

Si l'on veut comparer la résistance à la fusion de différents métaux de même section situés sur le trajet d'une décharge et primitivement à zéro, il suffit, en supposant constante la chaleur spécifique de chaque métal et négligeant la chaleur latente, de diviser respectivement la température de fusion du métal par le nombre correspondant de la dernière colonne, et de comparer tous les résultats ainsi obtenus a celui qui convient au platine.

DfiCHARGËS GONDUGTIYES.

MÉTAUX

CuiTre..

Argent.

Or. . .

Fer. . .

Platine.

Nickel. .

Cadmium Etain. .

Plomb..

TENPÉBATUBE DE FDSION

COEPnCIRIfT D*£CBAIIFFEIIEIIT

B^SISTA!fCE A LA FUSION

Comme réchauffement d'un fil, toutes choses égales d'ailleurs, est en raison inverse du carré de la section, il résulte de ce tableau que, pour qu'une décharge électrique fonde un fil de cuivre et un fil de platine, par exemple, placés à la suite l'un de l'autre, il faut que le rapport des sections du platine et du cuivre

soit égal à \/4,893 = 2,212, ou le rapport des diamètres égal à

Priestley (*) avait essayé déjà de comparer les pouvoirs conducteurs de différents métaux par la résistance que présentaient à la fusion des fils de même épaisseur traversés par une même décharge électrique, et il les rangea dans l'ordre suivant : fer^ étain^ cuivre^ argent et or. Cette classification ne s'accorde pas avec les résultats du tableau qui précède et, en tout cas, la méthode ne donne pas l'ordre des conductibilités.

M. Harris (') avait cherché à déterminer le rapport des conductibilités électriques des métaux en faisant passer une môme déchaîne électrique dans son thermomètre où il plaçait successivement des fils de mômes dimensions et de métaux différents. Le rapport des quantités de chaleur dégagées dans deux expériences n'est pas égal au rapport inverse des conductibilités, comme le croyait M. Harris ; ces expériences permettent seulement de classer les métaux suivant l'ordre de leurs conductibilités. La liste suivante qu'on en déduit : plomb, étain, fer, zinc, or et cuivre s'accorde en effet avec les résultats de M. Riess.

(<» nitiaire de VéUetriciié, t. m, p. 455. !^ PkU. imîtf. (I827). p. «.

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