‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 16 sur 168 · ÉCHAUFFEMENT DU THERMOMÈTRE · texte numérisé non relu

ÉCHAUFFEMENT DU THERMOMÈTRE

OBS

CALC.

Le calcul de réchauffement dans les trois dernières expériences a été fait en prenant pour a et 6 les valeurs

que Ton déduit des deux premières; la comparaison est encore tout à fait satisfaisante. M. Knochenhauer (') a repris cette étude des décharges dérivées, mais les formules auxquelles il arrive paraissent un peu en désaccord avec les précédentes.

426. Il resterait maintenant à rendre compte par la théorie de la manière dont l'énergie électrique, ou la chaleur totale, se distribue dans les différentes parties du conducteur par lequel s'effectue la décharge d'un corps électrisé. Comme cette question est identique à celle qui se présente pour les courants électriaues, nous reprendrons cette démonstration à propos de l'étude des courants. Les expériences de M. Riess peuvent ôtre résumées par ce simple énoncé, que la quantité de chaleur qui se dégage dans un fil situé sur le trajet de la décharge est proportionnelle au carré de la quantité d'électricité et h la résistance du fil. C'est identiquement la loi établie plus tard par

(*) Annaleê de Chimiei et de Phyêiqutt 3* série, t. XVII, p. 105.

DÉCHARGES GUNDUCTIYES. 29

M. Joule pour les courants éleclriques. D'ailleurs, la décharge d'un corps eleclrisé diffère uniquement d'un courant électrique ordinaire par cette circonstance qu'elle se produit pendant un temps extrêmement court, tandis qu'un courant ordinaire est pcrnianent. Dans les deux cas, il s'écoule d'un point à un autre une certaine quantité d'électricité, et il est naturel que le dégagement de chaleur suive les mêmes lois.

427. Iniliieacc en milieu mauvais conduetenr que traverse l'étlacclle peadaat la décharge. — DaUS tOUt CC qui précède, OU a

suppose que la quantité d'électricité qui s'écoule pendant la décharge est proportionnelle à la charge de la batterie elle-même, el nous avons vu (400) que l'expérience justifie ce point au moins d'une manière approchée, tant que le trajet que parcourt la décharge est métallique. En interposant dans le circuit des corps très-résistants, tels qu'une colonne liquide, on peut exagérer beaucoup le résidu, comme Ta constaté M. Riess (*), surtout si l'on produit l'explosion à distance, au lieu d'amener les armatures en contact. On a fait encore implicitement une autre hypothèse, c'est que la quantité de chaleur qui provient de la décharge se répand en totalité sur l'arc conducteur qui joint les deux armatures de la balterie, ou du moins que la quantité de chaleur prise par cet arc est proportionnelle à la chaleur totale pour différentes charges de la batterie. Cette proposition n'est pas évidente, car en même temps que l'électricité traverse l'arc conducteur, il se produit une étincelle entre les branches de l'excitateur, et une fraction de l'énergie totale est absorbée dans le travail mécanique accompli par l'étincelle.

428. Pour apprécier cette influence, M. Riess fit communiquer d'abord les deux branches de l'excitateur avec deux disques de laiton isolés de 3/4 de ligne d'épaisseur et de 10^4 de diamètre. Ces disques ont été maintenus à des distances variables dans^ plusieurs séries d'expériences successives, et les décharges étaient provoquées en fermant une interruption ménagée en un autre point du circuit. Le tableau suivant indique, pour les différents cas, réchauffement du thermomètre calculé pour une bouteille et une étincelle par la formule prdinaire (414).

' BdlmtigseiektricUât» M U, p. 88.

TIUTTÉ D'ÉLECTRICITÉ STATIQUE.

IIOMIBE

HOVUE

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