‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 20 sur 168 · Je citerai encore quelques expériences pour lesquelles · texte numérisé non relu

Je citerai encore quelques expériences pour lesquelles

DÉCHARGES GONDUCTIVES. 33

j'ai ménagé dans le circuit de la décharge une interruption formée par deux boules ou deux pointes plongées dans l'essence de térébenthine. La batterie et la quantité d électricité sont restées les mêmes dans tous les cas, et réchauffement de Tare était évalué par un thermomètre inscripteur.

DUTARCe DE L IHTERRDPTIO!!

ÉCHAOFnUNT QUAND L'IilTEIIOPTII.1 A LIED

IXTEE MULES

EHTRE P0IKTE3

Pas de décharge.

On voit qu'ici encore, réchauffement du thermomètre croit d'abord quand on augmente l'épaisseur de la couche d'essence traversée par l'étincelle, pour diminuer ensuite d'une manière plus rapide.

En résumé, la quantité de chaleur dégagée dans un circuit conducteur par une décharge électrique est plus faible lorsque rétincelle doit vaincre un obstacle formé par un coi'ps mauvais conducteur; mais, d'autre part, le travail absorbé par l'étincelle est une quantité assez mal défmie, et si l'on veut se mettre à l'abri de cette cause d'erreur dans les expériences thermomé- Iriques, il faut réduire l'intensité de l'étincelle en augmentant suffisamment les résistances sur l'arc de communication. Avec cette précaution, le thermomètre électrique peut donner des résultats très-réguliei*s.

452. Expériences relaUves à l'éelMMiffeiiieiit des eondiieteiir««

^ Les lois établies précédemment permettent maintenant de préciser le partage de la chaleur dans les décharges électriques, surtout quand la résistance de l'arc conducteur est assez grande pour que le travail dépensé par l'étincelle soit très-faible et que la presque totalité de l'énergie soit employée a échauffer les différentes parties du circuit.

34 TRAITS DtLECTBECnfi ffCàTQOE.

Si Tare par lequel on réunit un corpe électrisé avec le sol, oa deux armatures d*une batterie entre elles, est formé de deux parties dont les résistances sont L et a. b quantité de chaleur q qui se dégagera dans le fil de résistance a a pour expression, en appelant Q la chaleur totale i (16),

Supposons que le conducteur de résistance X soit un cylindre dont la longueur est /, « la section, c le coe£Bcient de conductibilité, p le poids, C la chaleur spécifique, etd la densité ; appelons T l'élévation de température, en supposant qu'il n*y ait aucune perte de chaleur pendant la période d'échauffement, on aura

es

p=^lsd.

On en déduit

Csd ' Lc« H- /'

Cette formule indique immédiatement quelles sont les différentes circonstances qui influent sur Télévation de température. Si Ton fait en sorte que la partie constante de l'arc conducteur L ait une résistance négligeable, ce qui est le cas habituel, il reste simplement

Dans ce cas, télévation de température est en jnison inverse de la chaleur spécifique du fil, de sa section, de sa densité et de sa longueur. Elle est d'ailleurs proportionnelle à l'énergie électrique, c'est-à-dire au produit de la quantité d'électricité par la difl'ércncc des potentiels des deux corps entre lesquels se produit la décharge.

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