PERIODE
mètres.
I/occroissement de résistance diminue aussi le nombre des oscillations en même temps qu'il en augmente la durée. Enfin la durée totale de la décharge et le nombre des oscillations augmentent avec la distance explosive.
451. M. Feddersen a constaté aussi l'influence de quelques circonstances accessoires. Ainsi, la présence d'un condensateur sur une dérivation de l'arc conducteur augmente la durée des oscillations. Cela peut se concevoir aisément : quand on provoque la décharge, une partie de l'électricité sert d*abord à charger le condensateur interposé et l'efTet doit être le même que si, sans modifier la charge totale, on augmentait la surface de la batterie principale.
Si Ton fait passer la décharge dans deux fils voisins, de façon que l'électricité les parcoure dans le même sens, la durée d'oscillation est plus grande que si les fils étaient éloignés les uns des autres. La durée des oscillations est diminuée, au contraire, lorsque deux fils voisins sont parcourus par la décharge en sens contraires. On voit donc qu'un fil traversé par une décharge agit sur un fil voisin, parcouru dans le même sens, comme le ferait un accroissement de résistance , c'est-à-dire qu'une décharge passant dans un fil nuit à une décharge parallèle passant dans un fil voisin; une pareille décharge favorise, au contraire, le passage d'une décharge voisine, parallèle et dirigée en sens contraire.
On peut rappi*ocher ces résultats des expériences par lesquelles M. Kiess a étudié l'influence réciproque des décharges qui parcourent'des fils voisins ; cette question sera examinée avec plus de développements à propos des phénomènes (Vinduction produits par les décharges électriques.
DÉCHARGES DÎSRUPTIVES. 59
452. E^cpérieBccs de M. FeUci. — M. Fclici (*) a Tcpris les expériences de M. Feddersen par une méthode »nnaloguc à celle qui a été. imaginée par Arago pour évaluer la durée des éclairs, plus commode à employer que celle du miroir tournant et, à certains points de vue, plus avantageuse. Sur un disque opaque il a ménagé un certain nombre de traits transparents ; ce disque, qui tourne avec une grande vitesse, est placé entre Tobservaleur et l'appareil producteur des étincelles. En examinant les li-aits transparents avec une luneltc, on les verra comme immobiles au moment de la décharge. Si la lumière est de très courte durée, les traits paraîtront avec leurs dimensions véritables; mais si la lumière dure un temps appréciable, les traits transparents sembleront élargis. C'est ce que M. Felici a toujours obî^rvé pour de grandes vitesses de rotation, cl Ton conçoit que lelargissement des traits permette de déterminer la durée de visibilité du phénomène. M. Felici dit même avoir aperçu une multiplication des traits indiquant rexistence de décharges oscillantes, mais il n'a pas rapporté de mesures.
En réalité, l'appareil ne paraissait pas comporter une grande précision dans les conditions où Ta employé M. Felici ; mais, en y apportant quelques modifications, MM. Cazin et Lucas en ont depuis tiré un excellent parti.