‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 36 sur 168 · DE · texte numérisé non relu

DE

EXPLOSIVE

CHARGE

CHARGE

DÉCHARGES DISRUPTIYES. 81

Je n'insiste pas sur ce résultat évidemment absurde, que la seconde formule conduit à une valeur négative de la charge pour une distance explosive d'un millimètre, distance qui n'est cependant pas très-éloignée de celles qui ont été observées ; mais il est clair que le rapport de la charge à la distance explosive ne peut pas éprouver des variations aussi grandes que celles qui sont indiquées par ce tableau, ni présenter un minimum, comme on le voit dans les nombres de la première série pour la distance de 15 millimètres.

Il résulte aussi de ces expériences qu'aux pressions très-faibles et pour des distances explosives comprises entre 5 et 20 millimètres, la différence de potentiel nécessaire pour provoquer la décharge croit moins rapidement que la distance explosive, comme on l'avait observé par les recherches antérieures faites i la pression ordinaire. D'ailleurs, le cylindre qui entourait les boules avait des dimensions trop faibles et les conducteurs n'étaient pas suffisamment éloignés de toute communication avec le sol, de sorte que les fuites devaient croître rapidement quand on augmentait la distance explosive.

474. Mcclicgriie» die H. Claoï^aiii sar la densité explfielwe. ——

Pour qu'une décharge ait lieu entre deux conducteurs, il faut que la résistance du milieu ambiant soit vaincue par la pression électrique; il semble donc qu'il soit moins utile de connaître la différence des potentiels que la densité électrique au point où se produit l'étincelle. Les expériences de M. Thomson donnent la solution de cette question dans le cas particulier de deux plateaux parallèles, mais la distance explosive est restée trop faible pour qu'il soit possible d'en tirer aucune conclusion générale. On pourrait aussi déduire des expériences faites avec des boules égales, la relation qui existe entre la distance explosive et la densité des points les plus voisins ; il faudrait pour cela reprendre les calculs de Poisson et les réduire en tables qui donneraient d'une manière générale les densités électriques des points les plus rapprochés, en fonction de la distance des sphères et de la différence de leurs potentiels; ce problème n'a été résolu jusqu'ici que pour des valeurs numériques particulières.

M. Gaugain a étudié cette question à l'aide des condensateurs formés de cylindres concentriques dont la théorie peut être éta-

blie facilement. Nous avons vu (175) que la charge électrique M d'un cylindre de longueur L et de rayon R^ entouré par un cylindre concentrique de rayon intérieur égal à R, est, en désignant par V la différence des potentiels des deux armatures de ce condensateur,

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