‹ Traité d'électricité statique (volume 3)Chapitre 49 sur 168 · ruMliiM *m ^tmlmmm de résIalMnce. — Il réSUltC de CCS · texte numérisé non relu

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difTérenles expériences, ((ue le passage d'une étincelle au travers d'une couche d'air est d'abord plus facile à mesure que la près-

TRAIIÊ D'ÉLECTKICITÊ STATIQUE.

sioD diminue jusqu'à une certaine vabur, et qu'à partir de ce point, la résistance du milieu va en augmentant de plus en plus |)our devenir sans doute infinie si l'espace considéré était absolument privé de gaz. Morren (^) a déterminé cette pi^sion de résistance minimum pour un certain nombre de gaz. Le tube à gaz raréfié était placé, en même temps qu'un galvanomètre, sur le trajet d un conducteur reliant les pôles d'une bobine d'induction. Les fils de métal soudés dans le tube étant assez éloignés, la décharge ne passait pas à la pression ordinaire, elle débutait à une certaine pression, et le courant, trés-faible d'abord, allait ensuite en croissant jusqu'à un maximum.

JfATDRE DU GAZ

PRESSION

D^TlinO!! DU GAI.VAXOHÈTBK

Hycirogènc ....

Bm.

46 maximum.

A peine sensible.

Acide carboni(iuo.

Ap{)réciable.

57 maximum.

Azote

57 maximum.

Oxyde de carbone.

21 maximum.

Oxygène

A peine sensible,

62 maximum.

L'oxygène présenterait, d'après cela , une particularité assez singulière ; la résistance du gaz serait très-grande jusqu'à la pression de 9™" pour augmenter brusquement d'abord, puis d'une manière plus lente. Comme toutes les expériences ont été faites avec le même tube, il en résulte aussi que la pression du maximum de conductibilité n'est pas la même pour tous les gaz.

^Mwple$ rcndui de V Académie de* scicHcei. t. LIV, p. 7.'.%.

DÉCHARGES DISRUPTIYES. i05

493. La manière curieuse dont varie la résistance d'un gaz peut ùtre attribuée, au moins en partie^ à cette circonstance que la décharge a la forme d*une étincelle très-mince quand la pression du gaz est assez grande, puis qu'elle s'élargit de plus en plus quand on raréfie le gaz, de sorte que le nombre des molécules par lesquelles s'efTectue le passage de Télectricité peut aller d'abord en croissant malgré la diminution de pression. De la RiTe annonce même avoir constaté que, dans la voisinage du maximum de conductibilité, la résistance d'un tube à gaz suit les mêmes lois que celle d'un conducteur métallique (^). Ce résultat ne parait pas confirmé par les expériences ultérieures, car M. Schultz (') a reconnu que la pression limite elle-même dépend des dimensions du tube. M. Schultz plaçait pour cela un micromètre à étincelles en dérivation sur le trajet de la décharge, et rapprochait les boules peu à peu jusqu'à ce que l'étincelle se produisit indifTércmment dans le micromètre et dans le tube; la dislance des boules pouvait être considérée comme la mesure de la K*sistance du gaz. Voici, par exemple, quelques résultats obtenus avec de l'air bien desséché :

MAMÈTBfi

DISTANCE

PRESSION

RéSIATANCE

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