BéACiloiM Mur le circuit principal. — Si toUS Ics COU
ducteui's assez rapprochés pour agir les uns sur les autres sont traversés par la décharge principale, il peut sans doute s'y produire des phénomènes d^induction dus à l'induence du circuit sur lui-même et analogues aux extra-courants, mais la quantité totale de chaleur dégagée ne doit pas changer, parce qu'il n'y aurait aucune compensation correspondante.
Toutefois, la distribution de cette chaleur peut être modifiée '■l îîC faire suivant une loi toute différente de celle qui a été éta-
349 TRAITÉ D ÉLEGTRICITË STATIQUE.
blie plus haul (413). Ainsi M. Ricss (') a fait passer la décharge d'une batterie à travers deux spirales que Ton pouvait rapprocher Tune de Tautre ou tenir écartées, en disposant les communications de telle manière que les courants dans les deux spirales fussent tantôt de même sens et tantôt de sens contraires. L'échauffement d'un thermomètre électrique placé sur le trajet du circuit était maximum quand les spirales étaient rapprochées et pa^ courues en sens contraires, minimum lorsqu'elles étaient parcourues dans le même sens, et prenait des valeurs intermédiaires quand on éloignait les spirales Tune de l'autre. La première disposition produit donc le même effet qu'une diminution daiis la résistance des spirales, et la seconde équivaut à un accroissement de résistance. Ces résultats démontrent l'inégale répartition de la chaleur dans l'ensemble du circuit; l'intensité du courant de la décharge, c'est-à-dire l'inverse de la durée, est augmentée lorsque deux fils parallèles faisant partie du circuit sont parcourus en sens contraires, et diminuée lorsque ces fils parallèles sont parcourus dans le même sens. La même propriété se vérifie aussi pour deux décharges induites qui se propagent dans des fils parallèles. Nous avons déjà signalé dos effets analogues à propos des expériences de M. Fcddei*H<5n (451).
8'24. (iuillemin (') a publié plusieurs observations intéressantes qui roTKhiisent aux mêmes conséquences. On fait passer la décharge d'une batterie par un faisceau de fils de cuivre parallèles tendus entre deux barres de métal, et l'on interpose dans le circuit un (il de fer de longueur suffisante pour qu*il soit rougi NiniH {>Uv fnndu. Un réunit alors tous les fils de cuivre en un HruI fiiiscran en h^s liant avec des cordons de soie. Après cette MMidiliriilion, si l'on fait passer dans le même circuit une dérhin'i^r de. Iiatterie identique à la première, le fil de fer tombe iminrdîati'incnt en fusion. Les décharges parallèles dans les fils voitiinh ral(*ntissent donc la décharge principale , comme un iinioiMtwnirnl i\r résistance, et y provoquent un plus grand échauf- Irnii'nl, vr qui diminue la quantité de chaleur dégagée en d'auliitii |Miinl'» du circuit, (iuillemin dispose ensuite trois fils paral-
*) /|#WiH#ff/«f/ifA/riVi//i/, lid. II. p. r>l^. 1*1 Amuih» ih tMmtt vi dv Phytftyue, 4° sùrie, t. XXYU, p. ôl}<.
EXPÉRIKNCKS D*ÉLEGTRiClTÉ ET PROPRIÉTÉS DE L'ÉTINCELLE. !245
séparés par une distance de 50 centimètres, et termine s deux extrêmes par des fils de fer fin de 8 centimètres de mgueur. Quand le lil du milieu est à égale distance des deux utres et qu'on les fait traverser par une décharge qui se parage entre eux par dérivation, le fer s'échauffe également des feux côtés ; quand le fil intermédiaire est inégalement éloigné ées fils extrêmes, le fil de fer le plus voisin s'échauffe beaucoup Hioins. On voit ici encore que deux décharges électriques paralttles se nuisent ou se ralentissent quand elles ont la même direction, tandis que des décharges parallèles et de sens contraires s'accélèrent réciproquement.
825. Les changements sont encore plus marqués si une pai tie des conducteurs ne fait pas partie du circuit principal ; tout dégagement de chaleur dû à l'induction doit être accompagné fune diminution de chaleur dans le circuit de la batterie et fun accroissement correspondant dans la durée de la décharge. Eq effet, si l'on place en face d'une spirale inductrice soit un disque conducteur très-épais, soit une autre spirale induite dont les extrémités restent libres ou sont réunies par un fil très-con- Aicteur, l'énergie de la décharge inductrice n'est pas sensiblenent modifiée; mais, si le disque est très-mince ou si la spirale induite est fermée par un fil de métal long et fin, réchauffement froduit, par une décharge déterminée, sur un thermomètre situé fans le circuit principal, est d'autant plus faible que le circuit induit offre une plus grande résistance, c'est-à-dire s'échauffe lai-même davantage. D'après le principe de la conservation de l'énei'gie, on peut même affirmer que, si la décharge ne produit aucun travail mécanique, la somme totale des quantités de chaleur dégagées sur le circuit principal et sur les circuits induits de tout ordre doit être constante et équivalente à l'énergie électrique accumulée sur la batterie.
Des expériences récentes de M. Riess (^) sont une confirmation de cette loi. L'induction était produite entre deux spirales; deux thermomètres électriques étaient placés, l'un dans le circuit inducteur, l'autre dans le circuit induit, et l'on pouvait intercaler
*; Pogy. Aun., t. CXLUI, p. lUô. — Annales de Chimie cl de Physique, 4* bériet U XIVIU, p. 5(M.
244 TKAITÉ D'ËLEaKiaTÉ STâTWlE.
dans ce second circuit une longueur variable d'un fil de platine de \ de millimètre de diamètre. Le tableau suivant indique la manière dont variait réchaufTement des deux thermomètres.
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