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Rôle des eondeniiatears sur le fil Induit. — LcS obscr

valions qui précèdent permettent maintenant de concevoir le

rôle des condensateurs placés sur le trajet du fil induit, comme dans les expériences de Masson (540). La quantité d'électricité induite qui correspond à chaque interruption du courant inducteur est limitée. Quand on veut obtenir une longue étincelle, on met les pôles de la bobine en communication avec des corps de capacité très-faible, comme des fils de métal, de manière à établir entre eux la plus grande différence de potentiel possible. Si alors on rapproche ces conducteurs à une distance plus faible, la décharge débute avant que le courant induit ait fourni toute son électricité. Indépendamment de toute autre cause, cette décharge doit donc être composée, comme elle Test en effet, de plusieurs décharges partielles successives, dont chacune correspond à une faible quantité d'électricité ; la durée totale du phénomène doit aussi augmenter à mesure que la distance explosive diminue, et l'énergie de chacune des décharges partielles devient de plus en plus faible. On peut se proposer au contraire de récolter, à chaque interruption du courant inducteur, la plus grande quantité d'électricité possible par une seule décharge; pour cela, on met les deux armatures d'un condensateur de trèsgrande surface en communication avec les extrémités du fil induit. La différence de potentiel de ces armatures ne pourra atteindre qu'une valeur plus faible, mais si elles communiquent avec un excitateur à branches assez rapprochées Tune de l'autre, toute la charge électrique du courant induit s'y dépensera brusquement. D'autre part, le débit de la bobine augmente à mesure que la distance explosive diminue, de sorte que l'on obtiendra ainsi, par le gain d'électricité, des élincelles très-courtes qui correspondront à une grande énergie.

il y a môme lieu de poser le problème d'une manière plus générale. Étant donnée la distance explosive, on peut se proposer de déterminer la capacité électrique du condensateur qui correspondra au travail maximum de la décharge. Les batteries ordinaires ne conviennent pas pour cet objet, parce qu'elles ne tolèrent pas une différence de potentiel assez grande ; il faut avoir recours à l'emploi des cascades, comme l'a remarqué M. Cazin (*). Si la cascade renferme un grand nombre de bouteilles,

(*) CompUê rendus de V Académie des science», t. LYII, p. 98.

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sa capacité sera Irùs-faible, la quantité' (réleclricilé correspondant à chacune des décharges sera faible, et Ton n*aura pas sensiblement modifié les efTels de la bobine. En diminuant le nombre des bouteilles, on augmente la capacité électrique de la cascade et on diminue la distance explosive maximum; les étincelles sont alors beaucoup plus éclatantes, elles ont Tapparencc d*un paquet de traits lumineux qui paraissent simultanés, mais qui sont produits en réalité par des décharges successives.

On peut d*ailleurs remplacer la batterie de bouteilles en cascade par un conducteur quelconque qui aurait sçnsiblemeul la même capacité électrique. Guillemin (*) a constaté, en efTct, que Tétincelle acquiert un éclat beaucoup plus grand, en même temps que la distance explosive diminue, lorsqu'on rnet les deux pôles de la bobine en communication avec de grandes surfaces métalliques isolées, ou même encore avec des rubans ou de longs fils de métal.

COMPARAISON DES DIFFÉRENTES MACHINES ÉLECTRIQUES. 871. dreonstanceft qui Influent «nr le débit d'éleetrlHté. —

Nous avons établi que, pour les machines à frottement ou les machines à réactions comme celles de Holtz, le débit d'électricité est proportionnel à la vitesse de rotation, les autres conditions restant les mêmes; mais on conçoit bien que ce débit ne peut pas être en toute rigueur indépendant de l'état électrique des conducteurs. Dans une machine à frottement parfaite au point de vue théorique, c'est-à-dire dans laquelle le plateau devient neutre après avoir passé en face des conducteurs, et où toute cause de déperdition est supprimée, le débit doit être constant jusqu'à ce que la différence des potentiels du conducteur et des coussins soit capable de provoquer une décharge entre ces deux corps ; après quoi le débit continue sans modification. En fait, il n'en csl pas ainsi ; le débit diminue d'une manière sensible à mesure que le potentiel du conducicur va en augmentant, ef cette diminution est surtout manifeste quand le conducteur n'est pas terminé

I*) Journal de Phy tique ^ t. II, p. 129.

par une mâchoire qui enveloppe aussi complélemenl que possible le plateau électrisé.

Pour mettre ce résultat en évidence, il suffit de relier le conducteur de la machine avec le sol, par Tintermédiaire d'une bouteille de Lane dont on fait varier la distance explosive, et de compter le nombre des décharges de la bouleille pour un nombre déterminé de tours de plateau. Voici, par exemple, une série d'expériences exécutées avec une machine de Ramsden :

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