‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 104 sur 176 · ÉvalD^aClon du débit par les galvanomètre». — Quand · texte numérisé non relu

ÉvalD^aClon du débit par les galvanomètre». — Quand

on fait communiquer le conducteur d une machiné de Ramsden avec le sol par l'intermédiaire d'un galvanomètre, on remarque que la déviation de l'aiguille, pour une vitesse déterminée du plateau, reste toujours constante, même si l'on introduit sur le trajet de la communication des résistances formées par des fils métalliques très-fins ou des cordes mouillées, d'une longueur quelconque. La même chose a lieu quand le galvanomètre est placé emtre les deux conducteurs d'une machine de Nairnc. Cette propriété, signalée déjà par Ampère et Gauss, et vérifiée récemment par xM. Poggendorf au moyen d'expériences failes sur le courant produit entre les deux pôles de la machine de Uoltz, a fait considérer quelquefois les machines électriques comme des électromotcurs dans lesquels le développement de l'électricité est indépendant de la résistance du circuit, par opposition avec ce qui a lieu pour les piles ordinaires.

D'après ce que nous avons vu, cette proposition ne peut p^as être exacte en toute rigueur. Le débit des machines n'est pas modifié d'une manière appréciable par une interruption de plusieurs millimètres ; or, une pareille couche d'air olïre déjà une résistance énorme par rapport à celles que l'on peut obtenir à l'aide de conducteurs médiocres, comme des cordes de chanvre. Il n'est donc pas étonnant que de telles résistances, qui paraissent considérables, il est vrai, si on les compare à celles des fils métalliques, mais qui sont très-faibles par rapport à celles que peuvent vaincre les décharges des machines, ne produisent pas de modification appréciable dans le débit, quand on l'évalue au moyen d'un galvanomètre.

M. Rossetti (') a appliqué de nouveau cette méthode à l'étude de la machine de Iloltz. Il a constaté d'abord par des mesures exactes que l'intensité du courant est à peu près proportiomiclle

\}) Annales de Chimie et de Physique, 5* sériei t. IV, p. 214.

à la vitesse de rotation, mais qu'en réalité elle croit un peu plus rapidement. D'autre pari, en employant des résistances beaucoup plus grandes, comme des tubes capillaires remplis d'eau distillée, l'intensité du courant, pour line même vitesse de rotation, a varié à peu près en raison inverse de la résistance du circuit ajouté et d'une quantité constante, laquelle représenterait la résistance propre de la machine si l'on compare cet appareil aux courants des piles électriques.

875. BéMt eomparé de différentes machUies. — Pour comparer les débits de différentes machines il faut donc bien préciser les conditions dans lesquelles on opère. Les résultats que nous allons donner ont été obtenus par une même bouteille de Lane dont la distance explosive a été maintenue à 1 millimètre, et toutes les machines ont été mises en état de façon à donner à peu près le maximum de rendement. Nous prendrons pour unité la quantité d'électricité produite par la première machine de Ramsden.

Le frottoir étant toujours plus grand que le peigne (ou le conducteur de forme quelconque destiné à récolter l'électricité), on ne peut considérer comme surface utile du verre électrisé (plateau ou cylindre) que celle qui, après avoir été frottée, passe en face du collecteur. On peut s'assurer que, dans la plupart des machines, les mdchoires sont trop courtes, au moins par rapport à la longueur des coussins ; les constructeurs ont voulu éviter sans doute, aux dépens du débit, les étincelles rayonnantes qui s'échappent des mâchoires vers l'axe de rotation, quand ce dernier n'est pas isolé.

Pour comparer la surface utilisée à chaque tour de plateau dans les différents modèles, il faut remarquer encore que, si la machine a deux paires de coussins, les faces du verre sont frottées chacune deux fois, de sorte que Ton doit multiplier par 4 la surface de la couronne qui correspond à la longueur du peigne. Dans la machine de Nairne, au contraire, la surface n'est frottée qu'une fois, puisqu'il n'y a qu'un coussin. Dans ics machines de lloltz et autres semblables, nous compterons encore les deux faces du plateau, bien que les peignes ne soient que d'un côté, mais une fois seulement, parce que l'un des peignes joue le rôle de coussin et l'autre de collecteur. On obtient ainsi : Il SI

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