II) — (IV
Cette dernière vérification est satisfaisante, vu la petitesse des déviations.
Dans tous les cas, le liquide du vase extérieur n'intervient pas; on peut donc considérer ces expériences comme démontrant, non pas que la loi de Yolta est applicable aux liquides, mais qu'elle n'est pas vraie pour les contacts des liquides avec les métaux.
908. BewK li^imiëes et dcax BiéiavK. — Cette fomie de couple est Tune des plus employées parce qu'elle donne une force électromotrice qui varie ti*ès peu. Les deux liquides peuvent être mis directement en contact l'un au-dessus de l'autre, mais le plus
DES SMBCES D'ÉLECTRICITÉ. 57I
souvent on les sépare soit par une membrane, soit par un vase en terre poreuse; le contact des liquides est ainsi assuré sans qu'ils puissent se mélanger. Tel est, par exemple, le couple de Danicll (fig.
251), formé par une lame de cuivre C plongeant dans une dissolution de sulfate de cuivre, et d'une dissolution de sulfate de zinc dans laquelle plonge une lame de nnc Z. La force électromotrice a pour expression f'e *=>'
E = Cu|CijO.SO' +CmO.SO' IZnO.SO* -H ZMa-SC |Zn + ZnlCti.
On dit habituellement, dans ce cas, que le cuivre forme le pôle positif du couple, c'est-à-dire l'extrémité qui est au potcnlicl le plus élevé ; cela est exact si l'on sous-entend que le zinc qui forme l'autre pôle sera terminé aussi par un bout de cuivre.
PIg.îSÎ.
Pour conslilucr une pile, il sufiit de réunir un certain nombres de couples bout à bout en faisant communiquer le cuivre de chacun d'eux avec le zinc du suivant, en ayant soin que les métaux se succèdent toujours dans le même ordre d'une extrémité à l'autre (fig. 252).
Oa a imaginé un très-grand nombre de couples électriques,
378 TRAITÉ DtLECTRICITÉ STATIQUE.
de nature et de formes très-variées ; nous n'insisterons pas sur la description de ces différents appareils.