‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 128 sur 176 · VI. Cuivre — Eau — Or · texte numérisé non relu

VI. Cuivre — Eau — Or

VU. Cuivre — Eau — Platine

Ces résultats paraissent encore bien concordants, mais nous avons vu que la détermination des tensions de contact est trèsincertaine ; on peut vériûer, en effet, que les nombres de la der-

380 TRAITÉ D^ÉLEGTRICITÉ STATIQUE.

niëre colonne ne satisfont pas à certaines équations de condition qu'il est facile d*établir.

Ainsi, la première et la quatrième expérience donnent les équations

(1) Zn|A(/ + A(/|A?H-Ag|Zn = 453,3, (IV) Zn\Cu -hCu\Aq -h Aq\Zn = iOO,

d'où Ton déduit, par soustraction,

Cm I A9 4- A j I Ag -H Ag I Cm = 55,3 .

Le premier membre de cette équation représente précisément la force électromotrice du cinquième couple ; comme 1 expérience directe a donné seulement 24,7, on voit que la précision des mesures laissait beaucoup à désirer.

944. M. Branly a déterminé les différences de potentiel de plusieurs couples par un électromètre à quadrants, et vérifié que les équations de condition étaient satisfaites.

HATOllB DU COUPLE. DIFriRKKCI DE POIHTID-

Zinc — Eau acidulée par ^d'acidesulfurique— Fer 56,1 S | ^,^

Fer — Eau acidulée — Cuivre 29,6 J

Zinc — Eau acidulée — Cuivre 65,4

Zinc — Eau acidulée par J diacide sulfurique — Fer. 55 \ qa

II I Fer — Eau acidulée — Cuivre 35 )

Zinc — Eau acidulée — cuivre 92

Les couples sont laissés dans le même état pendant un quart d'heure.

Zinc — Acide — Fer 25 | ^^

III I Fer — Acide — Cuivre 70 j

Zinc — Acide — Cuivre 94

Cadmium — Sulfate de cadmium — Sulfate de

cuivre — Cuivre 158,57 \

Zinc amalgamé — Sulfate de zinc — Sulfate de 205,8'

cadmium — Cadmium 67,5

Zinc amalgamé — Sulfate de zinc — Sulfate de

cuivre — Cuivre (Daniell) 204,4

Dans chacune des trois premières séries d'expériences, on reconnaît aisément que la force électromotrice du dernier coupk

DES SOURCES DÉLEGTRIGITÉ.

doit être égale à la somme des forces électromotrices des deux premières, condition qui est suffisamment vérifiée.

Il n'en est pas de même dans la quatrième série. S'il se trouve que la force électromotrice du couple Daniell est égale à la somme des deux autres, cela tient uniquement à ce que la loi de Volta s'applique aux sulfates neutres de protoxydes, ce qui est conforme aux observations de M. Wild (906). En effet, la somme des tensions dans les deux premiers couples est

Zn I Cu -h Cm 1 CtiO.SO» 4- CmO.SO» | CdO.SO» 4- CdO.SO^ | ZnO.SO'

ZnO.S' I Zw,

et l'expérience prouve que l'on a CwO.SO» I CdO.SO* -h CdO.SO' I ZnO.SO» = CmO.SO» I ZwO.SO\

La vérification constatée par M. Branly dans le cas actuel n'aurait donc pas lieu avec d'autres dissolutions salines ou acides.

Voici encore quelques nombres déterminés par M. Branly, sur des couples à un liquide, qui comportent des vérifications analogues. Le couple Daniell à sulfates a été pris égal a 100.

MÉTAUX

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