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408 TRAITfi D'ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
92C. Mcftnre» abuoIncH de» force» électroittotrtcea. — M. Thom-
son a Irouvé par des mesures faites avec réleclromètœ absolu que, si les deux pôles d'une pile de Daniell de 1000 couples communiquent avec deux plateaux parallèles éloignés d'un millimètre, l'attraction électrique des plateaux est de 5*', 70 par décimètre carré. On en déduit aisément par les formules connues (277) que la différence de potentiel des deux pôles, exprimée en nombres absolus (milligramme, millimètre), est égale à 3,78. La force électromotrice d'un couple Daniell est donc
EDaniell= 0,00378.
927. M. Branly a déduit aussi de ses expériences (923) une mesure absolue de la force électromotrice d'un couple de Volta (zinc-eau-cuivre), mais le nombre auquel il est arrivé doit être corrigé de plusieurs inadvertances commises dans le calcul.
Si les deux boules de sa balance, électrisées par l'un des pôles d'une pile non isolée, ont des charges q et q\ et si la distance de leurs centres est égale à d, M. Branly représente la répulsion / qui s'exerce entre elles par la formule approchée
11 admet encore que le potentiel de chaque boule est dû seulement à la charge qu'elle possède, de sorte qu'en appelant V ce potentiel, r et r' les rayons des deux boules, on aurait
L'une des boules avait 8''"\12 de rayon et l'autre 8""", 4, ce qui donne
on on déduit
/ = JlX1,05.
En appliquant celte formule ù l'expérience dans laquelle les
DES SOURCES D'fXECTUlCITK. 409
boules (Haienl ôleclrisécs par une pile de 200 couples, ol où lu Jistance d était égale à 20'"'", 86, M. Branly trouve
l'ou résulterait pour la charge d*un seul couple
qrj= 26,46.
Mais ce nombre doit être divisé d'abord par i 10, parce que la longueur du bras de levier a été oubliée dans une des formules; en outre, comme M. Branly prend pour unité de force celle qui communique à la masse de 1 milligramme une accélération de 1 millimètre, nous devons encore diviser la force par g pour revenir a nos unités, ce qui donne en définitive, pour la répulsion produite par un seul couple.
Enfin, les boules étaient trop rapprochées pour qu'on pût négliger leur influence réciproque. Le rapport c de la distance des centres à la valeur moyenne du rayon était
Ce nombre rentre dans les tables calculées par M. Thomson pour l'action de deux sphères (239); on a alors, puisque les potentiels sont égaux,
Pour cette valeur de c ou trouve, d'après la table,
Rzzi: 0,052, A =0,0502;
ce qui donne
Une autre expérience de M. Branly donne pour le couple zinceau-platine
410 TRAITÉ irÉLI-OTRIClTÉ STATfOUK.
Ces nombres sont un pou supérieurs à celui de M. Thoinson, bien que la pile de Volta à eau ait une force électromotrice plus faible que la pile de Daniell ; mais la différence peut s*expliquer simplement par la répulsion qui s'exerçait aussi, dans Télectromèlre de M. Branly, entre les tiges des deux boules.
928. Davy avait constaté déjà (*) qu'avec une pile de 2 000 couples de Voila (eau acidulée), il pouvait obtenir une étincelle entre deux cônes de charbon rapprochés à la distance d'un demi-milli* mètre environ. Si l'on admet que la différence de potentiel nécessaire pour cette décharge spontanée entre les pointes de charbon est la même qu'entre deux plateaux, et qu'elle soit, pour cette distance, égale à 7,3, d'après les expériences de M. Thomson (465) , on aura
Evoiia = — = o,(M)3<îr).
M. Gassiot (^) a obtenu aussi entre deux plateaux une étincelle d'environ tôVô^^* pouce, c'est-à-dire à peu près -^ de millimèlre, avec 100 couples de Grove parfaitement isolés. On en déduimil de la même manière
ce qui serait un nombre beaucoup trop fort.
Si l'on admet que la distance explosive est proportionnelle au nombre des couples, il en résulte qu'une étincelle d'un inilliniètre correspond à 4 000 couples environ, ce qui donne
lV.,oTe = = 0,00.>i .
M. Gaugain (470) provoqua de même une étincelle de H'^S* au moyen de 1 140 couples de Pulvermacher, qui ne sont auliv chose que des couples de Volta d'une forme particulière. Il f» résulte encon*
hvoUn = = 0,0041.
', liibi. britann., l. LUI, p. 225(181.-).
'*) firii. aA8ttc. report (1846). — Notices amt ahstracl», p. 47
lïKS S4)|]RCES DÉLETJRICITf:. 411
Im concordance de Ions ces résultais doit paraître exlrèuienient i*eniarquable.
9*29. Enfin, il esl intéressant de comparer les diflérences de potentiel des piles avec celles que donnent les machines électriques. Si nous admettons que la production d*une étincelle d*un millimètre, entre deux boules de "20 millimètres de diamètre, exige une difl'érence de potentiel égale û 18,5 en valeur absolue (481 1, et qu'une distance explosive de '20 centimètres exige une difTérence de potentiel 25 fois plus grande I i79), on voit qu'une machine capable de provoquer de pareilles étincelles (et la machine de lioltz est dans ce cas) possède ime force électromotrice égale à celle d*nn nombre i\r couples Daniell donné par IVxpn^sion