SECTION S
ROMBRF. DES DÉCHARGES
!•' pnsme. . .
2* prisme. . . .
3* prisme. . . .
Les sections ont varié dans le rapport de 7 à 1, et la proportionnalité n'est pas douteuse. Il est donc bien démontré qu'une tourmaline qui se refroidit entre deux températures déterminées se comporte exactement comme une pile de Volta, et qu'il s'établit entre les deux extrémités une différence de potentiel proportionnelle à la longueur de cristal.
998. Les décharges de l'électroscope sont d'autant plus fréquentes que le refroidissement est plus rapide ; elles se succèdent moins vite, par exemple, pour les grosses tourmalines que pour les petites, et les dernières décharges sont beaucoup plus espa-
DË8 SOIRCKS li'ÊLEaRlClT£. 505
nVs que les premières. Miib, comme lu durée de la décharge loi tic iriiiterviciit pas dans tous les résultats qui pri^cëdent, on 1*11 coiiclut que la quantité d*électricité qui s ccoule pendant le rerroidisscmeni d'une tourmaline, entre deux températures détcrniiirées T, et T,, est indépendante du temps et, par suite, que rintcnsité du courant est proportionnelle à la vitesse de refroidisscnicnt. La quantité d'éleitricité rfM, qui s'écoule entre deux températures T -h (/T et T. est une fonction de la tempt'*rature T et de la dilTérencc r/T, indépendante du temps dt pendant lequel ropiTation a lieu ; on peut donc écrire
</M=/(T)r/T iMi bien
d'où Ton déduit, pour les limites T, et T,,
M. Gsuigain n*a pas cliei*clié comment varie le rap|N)rt de la vi-
lesso de refroidissiMncnl -r à la vitesse d écoulement -7-, ou à
(// tlt
rintensité, cest-à-dii^e quelle est la nature de la fonction f (T), mais il a vérifié par des ex|M»riences directes que la dun^e du refroidissement n*influe en rien sur le nombre total desdéchai^^es. Cette cxpiTience n*est pas facile à réaliser. On active le rcfniidissement en projetant avec un soufflet un courant d*air sur les tourmalines, mais cette opiTation a deux effets de sens contraires. Un iT'froidissement plus rapide diminue les fuites d électricité ducs à la dépei*dition par les surfaces, ce qui tend à augmenter le nombre des décharges; mais, d'autre part, l'air fnnd qui afRue enlève de IVlcctricité aux coiiducteui*s et produit un eiTet opposi*. t)n peut même, en faisant varier la distance des feuilles d'or de Télectroscope à la boule de décharge, fain; dominer rune ou Tauti^e de ces deux causes. .\\ec 1." tourmalines ivuniesen quantité, M. Caugain a obtenu, comme moyenne de tiiiis expiTiences succ4»ssives pour chacun des cas :
TRArrÉ D'ÉLl'XTRICITÉ STATIQUE.
DISTANCE MAYIMOM
DES FEUILLES d'OR AVAKT