HOMBRE DES CONTACTS
OiSvUTIOlf
DE L*ÉLECTR(MCOPB
On fit ensuite communiquer le plateau avec rélectroscope ett ayant chargé l'ensemble de façon que la déviation des feuilles fût encore de 30*, on détermina, de même, le nombre des contacts du plan d'épreuve nécessaires pour obtenir les mêmes divergences que précédemment. On obtint ainsi :
irOMBRE DES COlfTACTt
DÉTIATION
DE l'£lectboscope
Les nombres de contacts N et N' étant proportionnels, il en résulte que la charge ou la tension (potentiel) de l'électroscope est proportionnelle à la charge du plateau, soit qu'il y ait ou non communication entre ces deux corps.
Si l'on remarque en outre que, par suite des différents contacls opérés avec le plan d'épreuve, les charges du plateau varient comme les termes d'une progression géométrique décroissante, on a par ces expériences le moyen de former une table de graduation de l'électroscope, en admettant qu'il y a proportionnalité entre les tensions et les déviations jusqu'à 10".
4G8. Cela fait, on éloignait l'électroscope à une distance con-
DÉCHARGES DISRUPTIVES. 75
venable; on rétablissait la communication du plateau avec la boule de décharges et la machine, et, manœuvrant cet appareil de manière à obtenir une succession d'étincelles entre les boules, on notait dans chaque cas la déviation maximum des feuilles de Téleclroscope, d'où l'on déduisait la tension correspondante, comme on le voit dans les expériences qui suivent ;
00BP8 SRTBE LE8QUBU 8E FRODinT LA DÉCHAIIGC
DI8TAHCB
EXPLOSIVE
TENSIOW
2 boules de laiton de 15""' de diamètre.
2 boules de laiton de 10"" do diamètre.
Boule positive de 3"" de diamètre.
Boule négative de lO"".
Boule positive de 3"" de diamètre .
Disque négatif de 35""' de diamètre.
Ce tableau montre encore que, pour les petites distances entre des boules égales, la distance explosive et la tension sont à peu près proportionnelles; mais le désaccord devient manifeste pour les grandes distances, et le rapport de la tension à la distance explosive diminue rapidement. Le changement est bien plus marqué quand les deux boules sont de diamètres différents, et surtout quand la décharge a lieu entre une boule et un plateau. La distance maximum pour laquelle se vérifie la loi de proportionnalité est encore ici de 4 ou 5 millimètres, résultat conforme aux observations de M. Riess.
469. Une expérience très-simple permet d'ailleurs de démontrer, sans aucune mesure de potentiels, que la loi de proportion-
nàlilë estrapidemenl en défaut. M. Gaugain fait communiquer la machine avec deux boules de métal A et B, la première de 10 millimètres de diamètre, et la seconde de 20 millimètres. En face de ces deux boules on établit séparément deux autres boules A' et b', la première de 20 millimètres et la seconde de 10 millimètres. Dans ces conditions, on sait qu'à distances égales entre les boules A et A' d'une part, B et B' d'autre part, la décharge passera de préférence entre les deux premières ; mais on peut, en laissant constante la distance AA', modifier la seconde de façon que l'étincelle passe indifTéremment d'un côté ou de l'auti^e. En fait, on n'arrive jamais à établir cet équilibre d'une manièi*e absolue, mais il suffit de changements très-faibles dans les distances pour que l'étincelle éclate de préférence entre l'une ou l'autre paire de boules. On a ainsi obtenu :
DISTANCES iQUITALBKTBS ERTBB LES BOULES
BAPPOBT