‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 64 sur 176 · Voici encore quelques expériences de Faraday · texte numérisé non relu

Voici encore quelques expériences de Faraday

Deux boules A et a, la première de 2 pouces et la seconde de 0**,25 de diamètre, sont placées en regard; l'une d'elles est en communication directe avec la machine et l'autre avec le sol : cette dernière ne se charge donc d'électricité que par influence. Si la boule A était influente et positive, les étincelles se produisaient avec une machine donnée jusqu'à la distance de 0^,49; à 0%51, on avait un mélange d'aigrettes et d'étincelles, et à O'^fSS il n'y avait plus que des aigrettes.

La boule A étant influente et négative^ il y eut des étincelles jusqu'à la distance de 1^,15, un mélange d'étincelles et d'aigrettes à l'*,55 et des aigrettes seulement à la distance de l'*,65.

Lorsque la petite boule a était chargée par influence d'électricité positive, la distance explosive était donc trois fois plus grande que dans le cas contraire.

Si maintenant la boule a était influente, c'est-à-dire en communication avec la machine, et positive^ les étincelles se produisaient à la distance de O^'^B?, le mélange d'aigrettes et d'étincelles depuis 0^,68 jusqu'à 0^,72, et l'aigrette positive seulement à la distance de 0^,74 et au-dessus.

Enfin, la boule a étant influente et négative^ les étincelles n'eurent lieu qu'à la distance de 0'*,40, le mélange d'aigi*ettes et d'étincelles à 0^,42 et les aigrettes négatives seules à 0**,44 et au-dessus.

Dans le cas actuel, la distance explosive était encore presque doublée lorsque la petite boule était positive plutôt que négative.

DÉCHARGES DISRUPTIYES. 1 i 5

505. Lorsque deux conducteurs sont ainsi placés en regard l'un de l'autre et maintenus à des potentiels différents, les quantités d'électricités contraires accumulées sur deux éléments de surface correspondants (462), c'est-à-dire compris entre les mêmes orthogonales ou les mêmes lignes de force, sont égales, et l'on voit aisément que la densité électrique est plus grande sur celui des conducteurs qui a la plus grande courbure. La pression électrique, qui est proportionnelle au carré de la densité, est à plus forte raison maximum de ce côté. 11 semble donc que c*est là que la résistance de l'air doit être vaincue tout d'abord, et, par suite, dans les expériences qui précédent, le début de l'étincelle doit avoir lieu sur la plus petite boule. Comme l'explosion est toujours plus facile quand cette boule est positive, il en résulterait que, toutes choses égales d'ailleurs, l'électricité positive aurait plus de tendance à s'échapper à travers l'air que l'électricité négative.

Néanmoins Faraday a cru remarquer qu'un conducteur électrisé et isolé dans l'air se décharge plus facilement lorsque l'électricité est négative. Pour concilier ces résultats qui semblent contradictoires, on pourrait remarquer qu'un conducteur en relation avec une machine ne peut arriver à posséder le potentiel nécessaire pour que l'étincelle franchisse une distance déterminée, que si la déperdition par l'air est, jusqu'à ce moment, inférieure à la quantité d'électricité que fournit la machine. Les expériences de Faraday s'expliqueraient alors en admettant que, dans les cas où la plus petite boule est négative, la déperdition par l'air est beaucoup exagérée ; le conducteur ne peut pas alors atteindre le même potentiel, ni provoquer la même étincelle que s'il était chargé d'électricité positive. 11 faudrait, pour résoudre cette question, déterminer chaque fois le potentiel atteint par les différents conducteurs.

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