‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 66 sur 176 · AéelMirsea des bobines d'Indoetioii. — Le mélange d'ai · texte numérisé non relu

AéelMirsea des bobines d'Indoetioii. — Le mélange d'ai

grettes et d'étincelles est presque toujours la forme que prennent les décharges de la bobine d'induction dans l'air, à la pression atmosphérique. Si les interruptions du courant inducteur sont rapides, ce qui a lieu avec les bobines de dimensions moyennes, les décharges paraissent se produire d'une manière continue, et sont composées d'une flamme violacée et d'étincelles ayant Tap* parence de traits de feu. La flamme a une durée sensible, car elle s'élargit quand oii l'examine dans un miroir tournant (M. Lissajoux), tandis que le trait de feu est instantané, et ces deux parties de la décharge peuvent être modifiées séparément par des influences extérieures. Ainsi, quand on projette avec un soufflet ou avec la bouche un courant d'air sur la décharge, la flamme £st déviée par le courant, et l'étincelle continue de se propager en ligne droite avec quelques jets de feu latéraux (M. Du Monccl). Il suffit même de placer un corps étranger qael* conque, conducteur ou non, dans le voisinage des deux points entre lesquels éclate la décharge, pour en séparer les deux élé* ments : l'aigrette n'est pas modifiée, le trait de feu se dévie et va d'une pointe à l'autre en touchant le corps voisin (M. Perrot). On peut d'ailleurs de plusieurs manières séparer la flamme de Tétin* celle; M. Perrot (^) a obtenu ainsi la production de ces deux formes de la décharge sur deux dérivations différentes du circuit total, ce qui promet d'en étudier séparément les propriétés.

51 7 • Mjaenr et décharge obMnure. — Il arrive quelquefois qu'une machine électrique en activité présente aux extrémités des conducteurs, surtout quand elles sont terminées par des boules de petit diamètre, une lueur d'un éclat et d'une étendue variables, tranquille, continue, et qui n'est accompagnée d'aucun bruit. Faraday, qui a étudié avec beaucoup de soin cette décharge particulière, a constaté que, pour transformer l'aigrette en lueur dans l'air ordinaire, il faut diminuer les dimensions du conducteur aux points ou se fait la décharge, forcer le débit de la machine et éloigner tous les corps étrangers. Ainsi, le conducteur d'une machine étant muni d'une tige arrondie de petit diamètre de manière à obtenir une lueur, il se forme des aigrettes quand

(*) Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. LXI, p. 214.

DfiCH&RGES DISRUPTITES.

«■.ralentit OU qu'on arrête la machine. L'appareil fonctionnant de manière à produire des aigi'ettes, l'approche d'une pointe aiguâ Buffit pour transformer les aigrettes en lueurs. Enfin, si la nuchinc tourne assez rapidement j>onr donner une lueur et qu'on en approche la main, la lueur se contracte d'abord, puis se transforme en aigrettes avec de grandes ramifications. On peut encore, en présentant au conducteur de la machine une petite boule munie d'une pointe, en tirer des étincelles des aigrettes ou des

hwars, suivant qut la [direction de la pointe se rapproche plus 00 moins de la normale au conducteur.

n est impossible d'apercevoir dans ces lueurs des décharges intermittentes ; elles paraissent donc être le siège d'une communication continue d'électricité à l'air ambiant, ce que semble indiquer encore l'existence d'un courant d'air assez rapide au point où elles se manifestent. La lueur négative est bL-aucoup plus difScile à obtenir dans l'air que la lueur positive; mais c'est particulièrement dans les gai raréfiés qu'on observe ces appa-

ISO TRAITÉ D-ÊLECTR1C1TÊ STiTIQUE.

rences, et le passage de l'aigrette à la lueur se fait alors par une

série de transitions insensibles.

518. iiiwMiMMioa «ea ■» MvMéa. — Supposons, par exemple, qu'on fasse l'expérience avec un œuf électrique. L'appareil étant rempli d'air à la pression ordinaire, on met la gamîtnre inférieure en communication avec le sol, et la garniture sapérieure à une petite distance du conducteur de la machine. Si la distance des deux boules de l'œuf n'est pas trop grande, il se produit à chaque étincelle extérieure, une étincelle ordinaire en zigzag entre les deux boules (fig. 191).

A partir de ce moment , si l'on taéBt gradndleoHBC l'air contenu dans l'œuf électrique, le phéomnèoe se modiiie : Tétineelle founit d'tbord des naifîcations latérale!, pnii le trMUftfc eo une vérilaUe tigntte.

A la pnttion de 5 oa 6 BWiiimfetrès, il s*èehappe de la boidv supérieure qai eet positive, obb InuUitude de huides de couleur jpMupre, dont les vaes sont AigfeM im» les parois de l'œuf, tandiaqae d'autres constituent un faisceau ds ndMis lumincux ayant la forme é'wi fliseau, et aboutisaaot à la boule Bégative. En même temps, cette dcmièn boule et la tige qui la suppwto WÊot enveloppées d'une couche épaisse de lumière violacée (fig. 192).

Enfin, à la pression de quelques millimétrés , l'intervalle des deux boules est rempli par une colMuie fusiforme de lumière pourprée, dont l'éclatjva en augmentant graduellement vers les extrémités, «urlout du cdlë de la-boule positive, et la boule négative est toujours enveloppée d'une auréole de couleur violette (fîg. 193).

11 est diflicile de saisir le moment à partir duqud l'aigrette a perdu son caractère, mais à une pression faible il est clair que le phénomène est transformé : ce sont de véritables lueurs.

fig. 195.

DÉCHARGES DfSRUPnYES. 151

Si9. Si la garniture supérieure de l'œuf est mise en communication directe avec le conducteur de la machine ou terminée par une pointe qui donne un flux continu, la décharge ne se produit plus à une aussi grande distance; la boule positive donne une gerbe de lumière pourpre, la boule négative est enveloppée d'une' auréole violacée, mais la gerbe et l'auréole sont séparées par un intervalle complètement obscur, au moins par comparaison avec les portions voisines (fig. 194). Cet espace plus sombre qui s'observe dans tous les gaz est nécessairement le siège d'un mouvement des fluides électriques, et c'est là ce que Faraday appelle la décharge obicure. Toutefois, il est difficile d'affirmer qu*il ne s'y produise aucune apparence lumineuse ; Tobscurité n'est probablement pas absolue et ne parait aussi complète que par un effet de contraste.

530. Dans l'axote pur, les résultats sont sensiblement les mêmes que*dans l'air ; les autres gaz donnent lieu à des variations de forme analogues, mais la couleur est très-différente d'un gaz i i*«ufre. En même temps, les caractères que nous avons signalés pour les deux pôles sont généralement moins manifestes, et quelquefois il est difficile de distinguer les deux électricités. Faraday a même obtenu une lueur, très-faible il est vrai, dans l'essence de térébenthine.

On répète facilement ces expériences en mettant les deux garnitures de l'oeuf électrique en communication avec les deux pôles de la machine de Holtz, soit directement, soit avec une intemipiion sur le trajet pour provoquer une étincelle auxiliaire. On peut alors mettre l'une ou l'autre des garnitures de l'œuf électrique en communication avec le sol, ou les isoler toutes deux; les apparences ne sont pas sensiblement modifiées.

591. Les bobines d'induction donnent des résultats tout à fait semblables et ici il n'y a plus d'utilité à recourir aux étincelles extérieures puisque, d'après la nature même du phénomène, les décharges sont toujours discontinues. La figure 194 représente, par exemple, les luoui^s que Ton obtient à la distance de 30 centimètres avec de Tair à une pression de quelques mil- ^Âfliètres. Si la bobine est suffisamment puissante pour franchir M uitervalle, les décharges directes passent seules ; l'œuf est ^^ersé par une belle gerbe lumineuse rougeâtre partant de la

^.— ^^^h*fl

153 TRAITÉ DtLEGTRIGlTÉ STATIQUE.

boule positive et s'ëteignant à quelque distance de la boule néga tive ; celle-ci, ainsi que la tige correspondante, est enveloppA par une auréole violacée formée de trois couches différentes, e séparée de la gerbe par un intervalle obscur.

L'auréole d'un bleu violet qui entoure le pôle négatif dans le décharges des bobines a été signalée d'abord par MM. IfauM et Bréguet (^) ; elle jouit de propriétés curieuses. M. Hitiovfif a constaté que, dans l'air raréfié à une pression infèrieoi i 2 millimètres, l'auréole bleue négative se répand d'autaiitifèi que la surface du conducteur qu'elle entoure diminue^ :8kij6i conducteur est formé par un fil affleurant au milieu d'iittHl||bi de verre, l'auréole a la forme d'une boule et, lorsque la pcMllM diminue suffisamment, elle peut s'étendre jusqu'à la lospMil pôle positif en supprimant d'une manière complète TespaMiolli cur qui les séparait. Cette auréole négative parait élreJe^flil|g( d'une résistance particulière au passage des décharge9v,jy|Mi quand les deux électrodes sont les mêmes et qu'elles iqjrt.Mp dées dans un tube de verre renflé au voisinage de l'allé iKcHv le courant est sensiblement plus intense si le pAle HiiigfÊljtm trouve dans la partie large du tube. M. Hittorf a vérifiA^^ leurs, à l'aide d'un micromètre à étincelles placé en dériMllH sur le circuit, qu'avec un tube dont l'une des électrode^ A^iii) placée dans une boule sphérique et l'autre B dans un tobe^qiliB' drique de diamètre plus petit, la résistance au passage ftiHiHii celles est 20 fois plus grande quand le pôle négatif est 6lli|^pli s'il est en A. .|

Si le fil qui aboutit d'abord à la sphère est prolongé 4fl pt* nière à se terminer dans l'intérieur du cylindre, il arrive ntHÊi que la lueur négative ne se produit plus.

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