‹ Traité d'électricité statique (volume 4)Chapitre 84 sur 176 · Pantins, enrlUon et i^le électriques. — On a mis à · texte numérisé non relu

Pantins, enrlUon et i^le électriques. — On a mis à

profit les actions électriques pour construire des appareils trèsvariés dont le mouvement est entretenu par une suite d'attractions et de répulsions. L'une des plus anciennes expériences de ce genre est celle des pantins êleclviqucH : C(^ sont des figurines construites en moelle de sureau dont la tète est numic d'une petite houppe de fils de soie. On place ces ligures entre deux plateaux^ métalliques horizontaux dont le supérieur communique aver^

EXFÊHIEHŒS U'ÊLECTRICICÉ ET l'UUl'tUËl£S DE L'ËTINCELLE. 195 une machine électrique et l'infèi-ieur avec le sol ; le pantin est attiré d'abord par le plateau supëricui' puis repoussé aussilûl qu'il l'a touché, et saute de l'un a l'autre, tant que la machine est en mouvement. I«s houppes jouent un rôle dans le phénomène, et l'on peut maintenir un de ces pantins suspendu et immobile entre les deux plateaux, comme nous l'avons déjà vu pour le poisson de Franklin (116).

Un coi'ps léger quelconque, placé enti-e deux conducteurs élcctrisés, peut osciller de l'un à l'autre, en les touchant alternativement, aussi longtemps qu'il existera entre ces deux conducteurs une différence de potentiels auHIsante. Telle est, par exemple, l'expérience du carillon électrique (fig. 212). Deux timbres T et T'

sont suspendus par des chaînes à une tringle métallique qui communique avec une machine électrique; un timbre iiiteriuédiaii-e T' atlaché au môme support par un fil de soie communique avec le sol; enfin deux boules de métal fret fc' sont suspendues par des cordons do soie dans l'inlervalle. Le timbre T" se charge par influence d'élcclricilé contraire à celle de la machine, et les boules oscillent des timbres exlit'mes au timbre du milieu en produisant une suite de chocs qui les font résonner.

De même, on place de petites balles de moelle de sureau sur un plateau métallique qu'on rccou\re d'une cloche, lu (■niiducleur terminé par une sphéi'c ou un plateau (iig. 215) travei-se lu tubulure de la cloche et communique avec une machine électrique;

lU TRjUIË DÉLECTfUUTÉ STATIQUE,

les balles sont attirées \ers te conducteur électrisé, puis retombent et produisent un petit bruit qui rappelle la chute de la grèlc. Cette expérience, qui porte le nom de grêle électrique, a une certaine célébrité parce que Volta a expliqué la suspension des grêlons dans l'air par des mouvements analogues entre deux nuages électrisés. On peut la répéter d'une manière plus simple en électrisant l'intérieur d'une cloche en verre, soit par un conducteur de même forme, comme pour la bouteille de Lcyde à armatures mobiles (131), soit mieux à l'aide d'une pointe métallique; on renverse ensuite celte cloche au-dessus des balles qui prennent aussitôt les mêmes mouvements. Dans ce cas, on accélère les oscillations en approchant de la cloche la main ou un large cooducteur non isolé.

Des expériences analogues se réalisent encore plus facilement

à l'aide des bouteilles de Leyde. Ainsi on obtiendra un carillon électrique a l'aide d'une petite boule de métal B (fig. 'il4) sus* pendue par un fil de soie enti-o deux timbres A et C dont l'un communique avec l'armature extérieure et l'autre avec l'armature intérieure d'une bouteille de Lcyde. Les oscillations durent plus longtemps si la balle mobile est formée d'un corps très-léger comme du liège ou de la moelle de sureau, t'ranklin employait pour cela un morceau de liège noirci à la lampe auquel il attachait plusieurs bouts de fil pour figurer grossièrement une énorme araignée (fig. 215).

EXPÉRIENCES D^ÉLËCTRiaTË £T PROPRIÉTÉS DE L'ÉTINCELLE. 195

584. Boucs éiectHqaes. — Franklin, en 1 748, a même construit une roue électrique qui prenait ainsi un mouvement de rotation continu. Un disque de bois horizontal mobile autour d'un axe vertical était muni de 50 rayons en verre terminés par des dés en métal. Deux bouteilles de Leyde chargées d'électricités contraires étaient placées aux extrémités d'un même diamètre, de façon que les dés isolés pussent toucher alternativement les armatures intérieures ou du moins y provoquer des étincelles; il suffisait d'imprimer un petit mouvement de rotation à l'appareil pour le voir s'accélérer et se maintenir jusqu'à ce que les deux bouteilles fussent sensiblement déchargées.

Un autre appareil de Franklin était formé de 1 2 piliers en verre disposés sur une même circonférence et terminés par des dés métalliques. Le disque mobile était en verre et muni de feuilles d'or sur ses deux faces de manière à constituer un condensateur; les deux armatures communiquaient séparément avec deux boules qui pouvaient, par suite de la rotation, provoquer successivement des étincelles avec tous les dés isolés. Cet appareil, une fois chargé, pouvait marcher pendant une heure à raison de 10 tours à la minute en moyenne, ce qui faisait 600 tours ou 7200 étincelles pour chaque boule, c'est-à-dire en tout plus de 14000 étincelles.

Le tourniquet de M. Rnhmkorff (115) fonctionne d'une manière analogue par le jeu des pointes, et nous en verrons d'autres exemples à propos des machines de Holtz.

On trouve dans certains cabinets de physique un appareil qui rappelle la roue de Franklin. Une série de tubes élincelants terminés par des boules de métal sont disposés verticalement sur une même circonférence. Entre ces tubes est un tourniquet formé d'une seule branche à deux pointes lesquelles, par suite de la rotation, passent à petite distance de toutes les boules des tubes ctincelants. On met le tourniquet on communication avec une machine et la base de tous les tubes avec le sol. Le tourniquet se met à tourner rapidement et, si hi première communication est interrompue en un point pour provoquer une étincelle auxiliaire, les décharges qui se produisent sur les différentes colonnes les illuminent tour à tour.

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