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DU CODHAXT
ID
1 centimètre.
Il résulte donc de ces expériences de CoUadon deux conséquences :
1* L'action exercée sur une aiguille aimantée par la décharge continue d'une machine électrique est proportionnelle au débit de la machine ;
2"" L'intensité du courant qui s'établit au travers de l'air* entre le conducteur d'une machine électrique et un conducteur terminé en pointe communiquant avec le sol, diminue à mesure que l'épaisseur d'air augmente et tend à devenir en raison inverse de cette épaisseur.
350. Héthode de Faraday. — Ainsi la décharge d'une batterie peut être effectuée par l'intermédiaire d*un conducteur asseï mauvais pour qu'elle dure longtemps et produise une déviation constante de l'aiguille du galvanomètre, mais alors cette déviation est très-faible. Si la décharge, au contraire, tout en restant
très- rapide, n'est plus instantanée, elle donne lieu à un courant dont l'intensité moyenne est en raison inverse de la durée, et qui projette Taiguille à une certaine distance. Faraday (^) a démontré que Tare d'impulsion, communiqué ainsi à une aiguille, est indépendant de la surface de la batterie et du corps mauvais conducteur par lequel s'effectue la décharge, et proportionnel à la quantité d'électricité qui s'écoule.
Une batterie de 8 jarres, chargée par 30 tours de plateau d'une machine ordinaire, puis déchargée dans le galvanomètre par l'intermédiaire d'une corde mouillée, projeta l'aiguille jusqu'à 5 divisions et demie d'une échelle arbitraire ; en ajoutant 7 jarres à la batterie et chargeant par le même nombre de tours, il obtint exactement la même déviation, et plusieurs expériences aU ternatives avec les deux batteries donnèrent toujours le même résultat.
La batterie entière, chargée par 50 tours de machine, fut ensuite déchargée par l'intermédiaire d'un simple fil mouillé, puis par un cordon mince de 38 pouces de longueur humecté d'eau distillée, puis par une corde d'épaisseur 12 fois plus grande et de 12 pouces de longueur trempée dans de l'eau acidulée. Avec la corde épaisse la décharge fut presque instantanée, elle dura un temps appréciable avec le cordon mince et, quand on employa le fil, il fallut deux ou trois secondes pour que l'électromètre de la batterie revint au zéro. Dans tous les cas, la déviation de l'aiguille a été sensiblement la même.
Enfin, la batterie fut chargée par 60 tours de plateau; l'impulsion donnée à l'aiguille fut exactement de 11 divisions, c'est-àdire double de celle qu'on avait obtenue avec une charge moitié moindre.
Toutefois, cette méthode ne donne des résultats concordants que s'il ne se produit pas de décharges sous forme d'étincelles entre les spires du galvanomètre, parce qu'alors une partie du courant ne traverse pas le circuit complet et le magnétisme des aiguilles peut être altéré. Dans les expériences suivantes de M. Itiess (*), la charge des batteries était évaluée par une bouteille de Lane, et la décharge avait lieu par l'intermédiaire de corps
(*'. Expérimental Heuarchei^ t. h p- 10^i> (*) Reibungêelekiricilàl, Bd I, p. 478.
43 i TRAITE DÉLEGTRIGITË STATIQUE.
difTérents. On voit que la déviation ne dépend que de la quantité d'électricité, mais, à la fin de chaque série, il se manifeste une perturbation due à la production d'étincelles entre les spires du galvanomètre.
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