SC
en reportant celte même valeur dans les expressions de R et de v :
.tf‘ ’ ~ xfy
Nous ne reviendrons pa.s sur ce i|ue nous avons dit (t. III, p..'l39) de la valeur de T„ qui est indépendante de 3, tandis que Ro et en dépendent.
Ouand une pile fonctionne, on sait que la dépense est proportionnelle à l’intensité du courant et au nombre des couples, en sorte que l’on a pour l’expression de la dépense correspondant aux cas du travail maximum :
Qo = B <0 = . On peut donc écrire ’l’o = Q,, j--. D’où l’on déduit,
pour le rapport - ° que .M. Jacobi désigne par K, et auquel il donne le nom w»
lï effet économique, l’expression E =
Cette expression ne dépend que de la force électromotrice qui doit être la plus grande possible, et du coeiïicient x qui caractérise l’appareil.
Si l’on suppose que la surface totale de la pile o est seule donnée, en désignant par a le nombre inconnu des couples, par k la résistance de l’unité de surface de la pile, et par x' la résistance totale du circuit moins la pile, la résistance totale sera ;
Expression qui croit avec n et dont la limite est 7
Celle valeur est le double de celle que l’on obtient pour T, dans le c.asdi. maximum d’aimantation qui a lieu, romme on le sait, lorsque la résistance de la pile est égale à la ivsislance extérieure.
NOTE D, BELITIVE AUX ÉLECTROMOTEUBS. 78!J
Nous terminons cette note par la communication de M. Sorel M. Jacobi s’est occupé seulement du cas ordinaire où le mouvement de la machine électro-mapnétique s’effectue dans le sens naturel. Mais les formules devraient s’appliquer aussi bien au cas où l’on force la machine à prendre un mouvement en sens opposé, à l’aide d’une force mécani(|ue extérieure. Il suffit de donner à la vitesse v une valeur négative. Dans ce cas, ce que M. Jacobi a appelé le contre-courant deviendrait négatif, c’està-dire de même sens que le courant principal. Le courant total serait donc plus fort pendant que la machine est animée d’une vitesse négative que lorsqu’elle est arrêtée.
Lorsque l’on donnerait à la machine une vitesse négative - d’après la
formule i =
le courant total prendrait une valeur infinie.
Or cette vitesse ne serait pas très-considérable, puisque c’est la valeur qui, en sens {lositif, correspond au maximum de travail et cpie M. Jacobi annonce avoir atteinte dans ses expériences. En même temps que l’intensité du courant deviendrait infinie, le travail mécanique qu’il faudrait employer pourdonner àla machine cette vitesse négative deviendrait lui-même infini.
Enfin, en donnant à la machine une vitesse plus grande encore, le courant changerait de sens.
Or ces conséquences ne se réalisent pas par l’expérience. Loin d’augmenter l’énergie du courant en faisant marcher la machine en sens inverse, on en diminue l’intensité presque autant que si le mouvement était direct.
On pourrait concevoir que ces conséquences ne pussent pas se réaliser d’une manière absolue, tout en admettant l’exactitude générale des formules. Ainsi l'existence d’un maximum d’aimantation, certaines dispositions adoptées dans les machines électro-magnétiques empêcheraient une augmentation illimitée de l'intensité. Mais comme c’est une diminution considérable que l’on observe, il faut rechercher les éléments négligés dans le calcul. M. .Marié Davy a indiqué deux de ces éléments [Compte rendu de l'Académie det Sciences, tSS.’)) : c’est l’inertie électrique du conducteur lui-même et l’inertie provenant de l’induction du courant sur luimême par l’effet de ses circonvolutions. Un troisième élément, beaucoup plus important que M. Marié Davy aura peut-être signalé dans son dernier Mémoire, dont le titre seul est mentionné dans les Comptes rendus, c’est que chaque fois que le circuit est fermé, les barreaux de fer doux en s’aimantant développent un contre-courant énergique qui diminue considérablement l’intensité totale. A la rupture du circuit il y a bien une augmentation d’intensité qui se manifeste par le plus grand éclat de l’étincelle, mais qui est loin de compenser la diminution précédente. Il y a donc une inrWie magnétique qui joue un rôle très-important, comme le feront voir les trois expériences suivantes.
1® J’ai pris une petite machine électro-magnétique de Froment, J'ai