‹ Traité d'électricité théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 10 sur 64 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ATTRACTIONS ET RÉPULSIONS ÉLECTRIQUES. S 1. BBlaaee élaeirl^ae 4e Coulomb.

Après avoir exposé les phénomènes généraux que présente réiectricité et nous être familiarisés avec Tétude de cet agent, examinons de plus près ses propriétés en commençant par celles qui se rapportent à Télectricité statique.

0ccupons«-nou8 d*abord des répulsions et des attractions que manifestent les corps électrisés. Il est facile de s'aperce,voir , lu moyen des appareils dont nous avons fait usage pour démontrer Texistence de ces répulsions et de ces attractions, que l'éoergie avec laquelle elles ont lieu est d'autant plus grande, que les deux corps entre lesquels elles s'exercent sont plus rapprochés. Ainsi, dans le cas de Tattraction, on voit d*abord les deux boules électrisées se rapprocher lentement, puis prendre un mouvement plus rapide, et enfin se précipiter Tune sur l'tutre. Il en est de même pour la répulsion ; on voit les deux boules, quand elles sont chargées de la même électricité, se fuir avec d'autant plus de vivacité qu*on tend davantage à les rapprocher l'une de Tautre.

Pour déterminer la loi à laquelle est soumise cette influence de la distance, il faut faire usage d'un instrument imaginé par Coulomb, qu'il est nécessaire aussi de connaître, pour pouvoir découvrir les autres lois auxquelles est soumise Télectricité sta-

S6 ÉLECTRICITÉ STATlgl^l.

tique- Cet instruracût est lu balati électricfuej soit balance de lorsifl ffig, 37). Elle consiste en une cage verre cylindrique ou cubique, surmont danssa partie supérieure d'un tubeveiti* calde40à 50 centimèlres de hauteur;M cage e!le-mème peut avoir 30 à 40 cenV^

Î' '" ' "T^^^^ mètres de diamètre et même davaelage, y l^r^ ^® ^^^^ ^^ ^^^^ ^^^ fermé par «qê

~" -— ^ pj^pç gj^ laiton qui, semblable au cou-

ï^'S- ^^- verele d'une tabatière > peut tourner

à frottement juste autour de l'ajustage , également en laiton, qui est fixé au tube lui-même. Une division circulaire permet de mesurer de combien de degrés on fait tourner la pièce mobile qui peut ainsi décrij*e plusieurs circonférences de cercle. Cette pièce porte intérieurement une pince métallique verticale adaptée exactement à son centre et à k(iuelle est (lié, par une de ses extrémités, un fil très-fin d'argent ou de plaliiie, qui est tendu à son autre extrémité par un poids en laiton. til doit être assez long pour que son extrémité inférieure al tisse environ a la moitié de la ban leur de la cage de verre; | mi en général de 60 centimètres environ^ Le poids de lailon < tend le (il est traversé par une aiguille horizontale en verre ( en gomme laque » dont Tune des branches est très-courte i dont lautre de 8 a 12 centimètres de longueur, suivant i grandeur de la cage, porte à son extrémité une petite boii de moelle de sureau doré ou un petit disque niétallique clinquant. Une division circulaire tracée autour de la cage i verre sert à mesure les espaces angulaires que parcourt aiguille. La tléviation qu'elle affecte quand elle n'est soUïcid par aucune force dépend de la position qu*on donne au C4) verele mobile ([ui parte le fil auquel elle est suspeudue, (*d snin que le 0" de la division tracée sur la cage se Irouve i cider avec la direction qu*affecle l'aiguille, quand le çnuvep lui-même e^^i au 0" de la division tracée sur sa propre cire férencc. De cette manierai les points de départ ou le^ 0^ deux divisions correspondent. Enfin on introduit vtrtiralemerrP

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