CONDENSATEUR ET BOUTEILLE DE LEYDE
UDe couche d'air suffisamment isolanle, et par conséquent suffisamment épaisse, pour s*opposer à la réunion directe, sous forme d*étincelle, des deux électricités opposées. Aussi la distance à laquelle on peut approcher les deux disques Fun de Vautre dépendelle de Tintensité de la charge électrique donnée à A et du degré d'humidité de Fair et par conséquent de sa faculté isolante.
Toutefois, on peut obtenir des effets beaucoup plus prononcés en remplaçant la couche d'air par une substance telle que le verre od la résine parfaitement isolante, lors même qu'elle est en lame très-mince. Il est facile alors d'approcher les disques k une très-petite distance l'un de l'autre, sans que l'on risque d'opérer la neutralisation des deux électricités. Il en résulte que A développe par induction dans B une beaucoup plus grande quantité d'électricité négative ; et à son tour, une beaucoup plus forte proportion de l'électricité de A est dissimulée. Dans l'application, le choix de cette substance isolante et l'épaisseur à lui donner dépendent du but qu'on se propose. Ce but est double et a donné naissance aux deux appareils connus sous le nom de condensateur et de bouteille de Leyde. Commençons par exposer le principe commun sur lequel ils reposent ; nous passerons ensuite aux différences qui les caractérisent quant au but et par conséquent quant à la forme qu'on leur a donnée.
S 2* Tkforie dm condeiiBatear et de la booteille de Ijeyde*
Nous avons vu qu'avec une machine électrique, un conducteur ne peut prendre une charge électrique plus forte que celle qui imprime aux différents points de sa surface une réaction électrique égale à celle du plateau. 11 en est de même avec toute source d'électricité. La charge varie donc avec la réaction électrique de la source, mais on peut augmenter la quantité totale d'électricité accumulée sur un conducteur isolé par l'effet d'une même source en étendant la surface de ce conducteur. En effet, comme l'électricité dont est chargé un conducteur peut librement s'y mouvoir, il suffit d'en toucher un point pour qu*elle s'y porte toute, et comme chaque élément de la surface
a la même réaction électrique, savoir celle de la source , plus cette surface sera étendue, plus il y aura d'élémenlê ayant la même réaction électrique , plus par conséquent sera considérable la &omme totale d*élertrîcité. C'est d'après ce principe que VoUa avait imaginé un système de conducteurs électriques terminés par des demi-sphères, et suspendus au moyen de cordons de soie isolants ; il les mettait en communication avec le conducteur d'une machine électrique en activité, et il accimui* lait ainsi par le moyen d*une même machine une quantité d^éieclricité d'autant plus grande que T ensemble de ces conducteurs présenlail une surface plus considérable r il ûGtnmail ces conducteurs conducteurs secondmt^éê. Ce procédé avail Hnconvt^nient d>xiger un développement embarrassant *\r docteurs^ en outre celui de répartir une quantité doiin- . lectricité sur une très-grande surface, et de Texposer par là à une déperdition rapide par le contact de Tair, Le principe électricités dissimukies a fourni le moyen d'atteindre le mi butj tout en évitant les inconvénients que nous venons A*n\ queTi et cela en permettant d'accumuler sur une mémo sur une quantité d*éli3Ctricîté plus considérable que celk dont \ 96 chargerait naturellement.
Pour bien concevoir la manière dont on obtient te résullat, reprenons l'appareil qui nous à servi à démontrer le princ et mettons le disque A en communication avec la source d*éle tricité. Chacun des points de ce disque prendra une réactiûo électrique égale à celle de la source; approchons le disque B et touchons-le avec le doigt. Aussitôt, conformément h ce nous avons vu^ la plus grande proportion de réleotricilé del sera dissimulée, il n*y restera qu'une quantité libre qui, gie rt pandant sur toute la surface, y déterminera en chacun de ses points une réaction électrique bien inférieure à la primitivi*; mais A, en communication avec la source, pourra y repreodn; de r électricité eu quantité sufûsanle pour que la réaction électrique, en chacun des points de sa surface» devienne de nou* veau égale à celle de la source; nouvelle décompositiou Ac rétectricité naturelle de B, nouvelle dissimulation de celle ilê A ; à chaque opération la <juantiié qui demeure libn?