‹ Traité d'électricité théorique et appliquée (volume 2)Chapitre 23 sur 64 · THÉORIES DE L*ÉLEGTR1C1TÉ STATIQUE · texte numérisé non relu

THÉORIES DE L*ÉLEGTR1C1TÉ STATIQUE

/orsioD qui est la quantité libre doit être d'autant moindre que Je pouvoir inductif est plus considérable, ou , ce qui revient au même, ce pouvoir est inverse de la quantité restée libre. Ainsi, si on appelle 1 le pouvoir inductif d'une couche d*air et X celui d'une couche d'égale épaisseur de gomme laque» on aura, en se rappelant que les 113° de charge de l'expérience faite avec la couche isolante de gomme laque donneraient ITô"" avec une

couche isolante d'air : 1 : X = H 3 : 1 76, d'où X -= yt; = ^ »55.

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Faraday, pour vérifier ses résultats, a fait ensuite l'expérience inverse; il a commencé par charger l'appareil à gomme laque, puis l'a fait communiquer par les armures intérieures avec l'appareil à air. 11 a trouvé dans ce cas que l'électricité libre dont chacun des deux appareils se trouvait chargé après leur séparation était plus forte que la moitié de la charge initiale du premier. Ce résultat prouve que la quantité d'électricité totale dont se charge dans les mêmes circonstances la surface intérieure de l'appareil à gomme laque est beaucoup plus considérable que celle dont se charge Tappareil à air, puisque le premier, en donnant au second une charge plus forte que la moitié de la charge que ce second aurait prise s'il avait été chargé directement, ne perd pas lui-même la moitié, mais seulement une proportion plus faible de sa propre charge. L'expérience faite de cette manière montre donc également que la gomme laque a un pouvoir inductif plus fort que l'air et elle donne le même résultat numérique pour le rapport de ces deux pouvoirs.

On a soumis à la même épreuve différents corps diélectriques en les comparant toujours à l'air ; l'expérience sur chacun d'eux a été répétée plusieurs fois, et on a obtenu les résultats suivants :

Pouvoir inductif spécifique, celui de Pair étant 1.

Verre 1,76

Gomme-laque 2,00

Soufre 2,Î4

Le résultat de 2 , 0 obtenu pour la gomme laque est un peu différent de celui que nous avons trouvé plus haut; cela tient à ce

134 K.lkCTIiti;iTÉ SlÀTI^UK.

rfuiî ikiis iVxpcTience que nous a\ons rapportée la coucbc de gomme laque élail moms épaisse que celle d'ftir à laquell*> ôii La comparait. Faraday a Iroiivé qu'en supposanl répais^ieur l^j méioe, le pouvoir inductif de la gomme laque devait être i |H tlÛD }, 5o. "

M* Harris a complélé les expériences de Faraday; il donnai^ à chaque substance la forme d'un disque de même épaisseur» dM il le recouvrait sur chaque face d'un disque d*un diamètre moi-^ tié moindre^ fait avec une feuille d'élain. C'étaient de véritables 1 tableaux magiques avec des substances isolantes de miture dif- | férente. Il a dressé^ en opérant ainsi , le tableau suivant du pouvoir inductif de ces substances :

Air* , , , , , . iM\ Ciri' d'alielUes, . . , IM

Résine 1,77 Verre- *..,., 1.90

Poïi, ..,.., 1,80 Gumnn?-laque- . , . \M

Faraday a trouvé parmi les liquides que ceux qui soi les meilleurs isolants, tels que la térébenthine et le iiaphd rectifié, ont une capacité induciive supérieure aussi à celT de Tair; mais il faut dans les expériences avec les liquide», n'opérer que sur ceux qui ne possèdent par eux-ïtiénies aucun pouvoir conducteur j propriété qui troublerait If^s résultats.

Les dillerents gaz ont tous été soumis également à rex(i^ rienre; on les a comparés deux à deui, en mettant Tun daij un appareil, l'autre dans le second appareil. Puis on a compaij également Teffet de Tair plus ou moins raréfié avec celui ( Tair maintenu à la preision normale, celui de Tair mainteDUJ If^ a\ec celui de Tair chauffé graduellement de 50" à 200* J est parvenu à reconnaître, à la suite de ces expériences mtïlti pliées, que tous les gaz ont le même pouvoir et poisièdciil [ même capacité inductive, et que les variations dans la pressio ou dans la température et par conséquent dans la deusilé, ne produisent non plus aucun effet. Il arrive seulement que lors* que la raréfaction du gaz parvient à un certain pt)iut, la <li charge s opère entre les deux armures; mais jusqu'à ce momcn

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