CHAPITRE PREMIER
DE l'aimant et des PHÉNOMÈNES MAGNÉTIQUES. S 1 . IVotfiolis générales tmr le ma|pnétlsme.
Il existe dans la nature un minerai nommé pierre d'aimant^ connu de toute antiquité, qui possède la propriété d'attirer eo quelques-uns des points de sa surface, qu'on nomme pôlesy les particules de fer placées près de lui. Ce minerai est un composé de fer et d'oxygène, soit un deuioxyde de fer; les anciens le nommaient (xxyvt^;, de la ville de Magnésie en Lydie, où oo le trouvait en abondance; de là est venu le nom de magnétisme pour la partie de la physique qui traite des phénomènes dont il est Torigine, et le nom de magnétiques pour désigner ces phénomènes eux-mêmes.
L'une des propriétés les plus remarquables de la pierre d'aimant est celle en vertu de laquelle elle communique la faculté qu'elle possède d'attirer le fer, à une aiguille ou à un barreau d'acier qu'on frotte plusieurs fois de suite, toujours dans le même sens, contre l'un de ses pôles. Celte aiguille ou cebirreau devient ainsi capable d'attirer vers ses extrémités une quantité considérable de limaille ou de morceaux de fer. On dit alors que l'aiguille ou le barreau a été aimanté, et que ses pùles magnétiques sont à ses extrémités. Si le barreau d'acier est d'une longueur de plus de 15 à 20 centimètres, on trouve quelquefois deux ou même quatre autres pôles, outre ceux qui sont aux deux bouts. Ces pôles, qu'on reconnaît à l'accumulation delà limaille de fer qui s'opère autour d'eux, sont toujours en nombre pair et placés deux à deux de chaque côté et à une j