‹ Traité d'électricité théorique et appliquéeChapitre 16 sur 80 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

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$ 1. Formes et eonélitloBs «ont les^nelle^ 1» cbalear et U lumière sont yrodnltet par Péleetrleité djBaal«ae.

Nous avons déjà fait mention de la propriété qne possède rélectricité en mouvement de donner naissance, dans sa transmission, à de la chaleur et à de la lumière, Nous avons même décrit des voltamètres calorifiques fondés sur la chaleur que développe le courant électrique en traversant un fil fin de métal'. Nous avons également exposé quelques-uns des phénomènes de chaleur et de lumière que produisent les décharges électriques, sous formes d*étincelles ou d'incandescence et de fusion des métaux^. Nous sommes appelé maintenant à étudier de plua près cet ordre de faits, à en examiner les détails et à en rechercher les lois.

La chaleur et la lumière qui accompagnent la réunion des deux électricités ou cet état que nous avons désigné sous le nom d'électricité dynamique, se présentent sous de^ formes très-variées. La plus simple et la plus directe est FélévatioD de température qui résulte, dans un conducteur, du passage de l'électricité dynamique, soit continue, telle qu'un courant, soit instantanée, telle qu'une décharge. Cette élévation de température est d'autant plus considérable pour un même conducteur que ce conducteur a des dimensions momdres, et par conséquent qu'il présente plus de résistance à la transmission de l'électricité et un volume moins grand à l'action de la chaleur

> Tome I, pages 30 et suivantes.

* Tome l, pages U6 et suivaotes.

CHAtlOB Sf LCMliBS iLICTlK)!». 143

dégagée. Elle varie également avec la nature des eonducteurs; mais elle a lieu dans tous, aussi bien dans les liquides que dans les solides» seulement à des degrés différents suivant leur nature et leurs dimensions.

Une seconde forme sous laquelle se manifestent encore la chaleur et la lumière électriques est celle qu'on désigne sous le nom à'éiincelle éledriqw et A'arc voïiaique. Elle diffère de la première d'abord en ce qu'elle donne toujours nécessairement Daissance à la fois à de la lumière et à de la chaleur, tandis que la prenaière produit de la chaleur obscure et ne dégage de k lumière que lorsque la chaleur devient assez intense pour rendre le conducteur incandescent. La seconde forme diffère encore de la première en ce que les phénomènes lumineui et calorifiques s'y manifestent par le passage de l'électricité dyna* mique, non à travers un conducteur continu, mais entre deux eofiducteurs chargés d'électricités contraires, placés à une dis* taoce plus ou moins grande l'un de l'autre et séparés par un milieu isolant ou mauvais conducteur, tels que le vide, un fluide élastique ou un liquide. L'étincelle diffère de l'arc voltalque, avec lequel elle a du reste beaucoup de rapport, en ce qu'elle est le résultat de la réunion instantanée des deux élec* tricités, tandis que Tare est produit par leur réunion continue, de sorte qu'on peut regarder l'arc comme composé d'une série d'étincelles qui se succèdent très^rapidement. L'étincelle est en général produite par les décharges des machines électriques et ées bouteilles de Leyde dans le phénomène que nous avons a^elé explosion, tandis que l'arc se manifeste ratre deux conéodeors communiquant chacun avec l'un des pôles d'une pile vollalqae. Toutefois, l'identité réelle qui existe, malgré la différwiee d'apparence, entre l'étincelle et l'are, peut facilement être eomstatée en faisant usage, pour les produire, des courants d^inéuction qui sont également propres à les manifester tous 1« deux. Un caractère commun également à Tétincelle et à Tare, c'est le transport de matière pondérable qui accompagne toujours leur manifestation.

Quelle que soit celle des deux formes sous lesquelles se manii»te le dégagement de lunû^ et de chaleur produit par Véleo

144 TRAMSBflBSIOll Dl L'ÉLËGTRICITÉ.

tricité, il existe, pour l'une comme pour Vautre, une condition nécessaire à leur manifestation : c'est que Télectriciié dynaniique rencontre dans sa transmis^on une résistance, et c'est dans les points d'un même circuit où cette résistance est le plus grande, que la chaleur et la lumière sont le plus intenses. Cette première condition en entraîne une seconde, c'est que l'appareil électrique puisse dégager des électricités doué^ d'une tension suffisante pour vaincre la résistance du milieu à travers lequel leur réunion doit s'opérer.

Dans l'examen que nous allons faire des phénomènes que nous venons simplement d'indiquer, nous commencerons par ceux qui se manifestent sous la première forme, c'est-à-dire dans le cas où la propagation de l'électricité a lieu à travers un conducteur continu; nous passerons ensuite à ceux qui ont lieu quand le conducteur est interrompu (étincelle électrique et arc voltalque); puis nous terminerons ce chapitre par une étude plus spéciale de la lumière électrique et de ses propriétés.

S 9. Btfets cal«rtfl««cs yroAslts pwr le psMaf« «le l'éleetHaté 4]rmami««e à tr»T€i« te boas coataetoan.

Ce ne fut guère qu'après que la science eut été mise en possession de la bouteille de Leyde, que l'on put étudier les effets de chaleur produits par les décharges électriques à travers les bons conducteurs. Franklin réussit à fondre, par ces décharges, des feuilles minces de métal; Beccaria et surtout Priestley parvinrent à rendre incandescents et même à fondre des fils métalliques de la même manière. Priestley avait même fait une observation très-importante dont toutes les expériences subséquentes ont confirmé l'exactitude, savoir : que si l'on fait passer la décharge d'une forte batterie électrique à travers deux fils métalliques successifs liés bout à bout l'un à l'autre, de même longueur, de même diamètre, mais de nature différente, il n'y en a qu'un qui soit fondu et dispersé, et c'est toujours le moins conducteur des deux. Ainsi, de deux fils, l'un de fer, l'autre de

emYre, c*est le fer qui est dispersé totalemeDt par Texplosion, tandis que le cuivre reste intact; de deux fils, l'un de cuivre, l'antre d'argent» c'est le cuivre qui est dispersé, et c'est l'argent quand le second fil est d'or au lieu d'être de cuivre.

Cuthberson, en opérant dans l'air, sur des fils de différents métaux de ^,H de longueur, et avec une batterie dont les armures intérieures avaient à peu près i^^l^ carrés de surface, avait obtenu les résultats suivants :

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