‹ Traité d'électricité théorique et appliquéeChapitre 45 sur 80 · IL SULFATE DR CUIVRE · texte numérisé non relu

IL SULFATE DR CUIVRE

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M. Wiedemann a également trouvé, en recouvrant successif Tement diverses portions de la surface du cylindre avec un enduit imperméable au liquide et non conducteur de Télectricité, puis en diminuant graduellement son épaisseur, que les quantités de liquide transportées par un courant galvanique à travers une paroi poreuse sont indépendantes de l'étendue de cette paroi et de son épaisseur. Il n*a trouvé aucune loi qui lie la quantité transportée avec la résistance du liquide, mais il a remarqué, comme je l'avais observé en 1825, que les liquides très-conducteurs, tels que 1*acide sulfurique étendu, ne sont pas transportés en proportion appréciable.

Les expériences qui viennent d'être décrites étaient sujettes à une assez grave objection; en effet, elles ne mesuraient qu*un phénomène complexe produit par la combinaison de deux causes tout à fait différentes, savoir : l'action propre du cou* rant et le frottement du liquide dans les pores du diaphragme. Cette dernière cause ne laissait évidemment subsister aucune comparabilité entre les expériences relatives à des liquides différents. C'est pourquoi M. Wiedemann a cherché un mode d'expérimentation qui fût indépendant de cette action perturbatrice, et il s'est arrêté à ridée de mesurer la pression hydrostatique, qui peut faire disparaître le phénomène du transport, et qui, par conséquent, 'fait équilibre à l'action propre du courant. L'appareil précéd|mment décrit a été modifié en conséquence. Le tube capillaire e a été mis en communication avec un petit manomètre à mercure apm (fig. 246), et l'extrémité supérieure du tube Fig. 246. vertical d (fig. 245) a été hermétiquement

fermée après l'introduction du liquide. Dans ces conditions, le passage du courant, au lieu de produire un écoulement constant du liquide, a déterminé un déplacement du mercure dans le manomètre, et ce déplacement s'est arrêté lorsque la pression, due à la différence de niveau du manomètre dans les deux branches, a été asscE forte pour faire repasser à chaque instant, à travers

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les pores du cylindre, une quantité de liquide égale à celle que le courant voltaïque entraînait. Il est évident qu'il fallait évi* ter, dans cette disposition de Tappareil, tout dégagement de gaz dans le tube d^ et, par conséquent, qu'on devait se borner à expérimenter sur les dissolutions de sels métalliques. L*eau pure, ou simplement acidulée, les dissolutions de sels alcalins, ne se prêtaient pas à ce genre d'expérience.

Des expériences nombreuses sur les dissolutions diversement concentrées de sulfate de cuivre conduisirent à la loi suivante :

Les hauteurs auxquelles s élève le mercure dans le manomètre sont proportionnelles à Tintensité du courant, en raison inverse de la surface et en raison directe de T épaisseur du diaphragme poreux.

Ces résultats s'accordent parfaitement bien avec ceux des ex* périences sur les quantités de liquides transportées, si l'on tient compte des lois de l'écoulement des liquides par les tubes ca« pillaires, telles qu'elles ont été déterminées par MM. Uagen et Poisseuille. On sait en effet que les quantités de liquide, qui s'écoulent dans des temps égaux par des tubes capillaires trèsétroits, sont proportionnelles aux pressions et en raison inverse de la longueur des tubes. Or, un diaphragme poreux peut être assimilé à un système de tubes capillaires dont le nombre est évidemment proportionnel à l'étendue superficielle du diaphragme, et la longueur proportionnelle à l'épaisseur. Les quantités de liquide transportées par le courant voltaïque étant proportionnelles à l'intensité de .ce courant, et indépendantes de l'épaisseur du diaphragme, les pressions, capables de produire en sens inverse le transport d'une quantité égale de liquide, doivent être proportionnelles à l'intensité du courant et à l'épaisseur du diaphragme. L'influence de l'étendue superficielle du diaphragme n'est pas moins évidente; la pression qui détermine le passage d'une quantité donnée de liquide à travers un système de tubes capillaires égaux, doit être en raison inverse du nombre de ces tubes.

Enfin, rinfluence.de la nature du liquide se manifeste d'une manière très-simple dans ce second genre d'expériences. La hauteur du mercure dans le manomètre est proportionnelle à la résis^

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tance Ueeiriquê du liquide. C'est du moins ce qu'on peut conclure d'une série d'observations relatives à des dissolutions de sulfate de cuivre, où le courant était amené par des électrodes de cuivre, de façon à éviter toute polarisation. Ces observations sont résumées dans le tableau suivant :

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