‹ Traité d'électricité théorique et appliquéeChapitre 62 sur 80 · ZINC-PLATINE. ZINC-FER · texte numérisé non relu

ZINC-PLATINE. ZINC-FER

Êlectroiyté. Circuit fermé. Circuit ouvert. Circuit fermé. Circuit oorert.

Eau 18,0 3,0 14,0 12,0

Sulfate de potasse. . . .{3,5 0,5 16,0 8^0

Chlorure de sodium. . 20,0 0,5 U,0 7.5

On voit que la différence entre l'absorption, quand le circuit est fermé, et l'absorption quand il est ouvert, est plus grande avec les dissolutions salines qu'avec l'eau pure ; elle est d'autant plus considérable, ainsi que l'absorption elle-même, que la lame négative est moins oxydable. L'absorption n'a pas lieu seulement à la lame négative , mais elle a également lieu à la positive, avec cette différence qu'elle y reste sensiblement la même, que le circuit des couples soit ouvert ou fermé. L'absorption à la lame négative doit dépendre de l'intensité du courant ; aussi varie-t-elle avec la nature du couple et avec celle de l'électrolyte. Avec un couple zinc-fer, chargé d'eau pure, et qui, par conséquent, est très-faible, l'ouverture du circuit n'a aucune influence sur l'absorption, celle-ci ayant lieu presque exclusivement sur la lame positive, tandis qu'avec un couple zinc-platine, chargé avec une dissolution de sulfate de potasse, et dont le courant est très-fort, ce qui permet une expé-

rieDce très-courte, Tabsorptioa est considérable quand le circuit est ferméy et presque nulle quand il est ouvert, vYu qu'alors elle n'a lieu que sur la lame positive.

Il résulte donc de tout ce qui précède , que la cause du prompt et grand affaiblissement qu'éprouvent les piles voltaïques, quand leur circuit a été fermé pendant quelques moments, n'est pas tant la diminution dans la faculté excitante du liquide dont elle est chargée, c'est-à-dire dans l'énergie de l'action chimique exercée sur le métal oxydable,que la création d'une polarité contraire sur le métal négatif ou inactif par l'effet de dépôts provenant de la décomposition électrolytique du liquide, principalement de Thydrogène.

Voyons maintenant comment, en partant de ces principes, nous pourrons donner une explication satisfaisante des propriétés qui caractérisent chaque espèce de pile, et plus particulièrement les piles à courant constant. Nous ne reviendrons pas sur les détails de construction des diverses piles voltalques, détails que nous avons exposés dans le chapitre second de notre première partie; nous les regarderons comme connus dans l'analyse que nous allons faire des circonstances qui influent sur le pouvoir de ces appareils.

Les premières piles à colonnes \ ainsi que celles à auge de bois, à couronne de tasse, à auge de terre de pipe ou de cuivre ^, sont, comme on se le rappelle, composées de couples zinc-cuivre chargés avec un seul liquide, savoir, une dissolution acide ou saline. Toutes présentent l'inconvénient de s'affaiblir très-promptement quand leur circuit est fermé, par l'effet de la polarisation de leurs plaques négatives. On atténue cet inconvénient, soit en prenant pour liquide excitant une dissolution d'acide sulfurique dans laquelle on mélange un peu d'acide nitrique, soit en donnant aux lames négatives une surface beaucoup plus grande qu'aux positives. Ces deux modifications, apportées aux premiers modes usités pour charger et construire la pile, avaient été introduites em-

* Tome 1, page 28, figure 17.

• Tome I, page 34 (fig. 55); page 35 (ftg. 2C); pag<» 3f; (flg. 27); page 37 [fi^. 28 et 29); et page 38 (fig. 30 et 31).

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