FOUR ÉLECTRIQUE
avons vu s'installer aux Etats-Unis (Chute du Niagara), en ^''rance, dans les régions alpines, en Norwège, des usines puissantes qui transforment quotidiennement des millions ^6 kilogrammètres çn énergie chimique à Taide de l'éner- ^ïc électrique. Pour donner une idée de l'importance indus- ^^ïelle de ces usines nous décrirons rapidement quelques- ^Des des réactions réalisées dans le four électrique en dehors "G celle qui fournit le carbure de calcium dont nous avons ^k parlé.
^^ s'agit le plus souvent dans ces procédés de réduire des ^^fdes par le charbon. La réductibilité de tous les oxydes par ^e charbon au four électrique à une température suffisante a ^^ il est vrai signalée par Borchers, mais elle ne se prêle pas ^ 'à préparation des métaux purs et donne des combinaisons do ces métaux avec le carbone.
'^^ dehors du carbure de calcium on prépare en grand de cette façon le carbure de silicium (carborandum) qui sert particulièrement pour le polissage
SiO« + 3G = SiG + 2CO
et le carbure de Baryum
BaO+3G = BaC2 + CO
te oernier chauffé dans un courant d'azote donne le cyanure de Baryum qui par décomposition en solution aqueuse permet d'obtenir un produit industriel important, le cyanure de souiu^^ Y,n outre en partant de produits naturels par réduction au four électrique on obtient différents alliages métalliques. L^ fer chromé (FeOCr^O^) chauffé avec le charbon nécessaire donne un ferrochrome à plus de 60 0/0 de chrome. L'ilménîte (FeOTi 0*) donne de môme, suivant le procédé do taorication, des ferrotitanes à teneur variable qui servent dans
l'industrie de l'acier.
^ chauffage électrique s'applique également nia prépara-
tion du phosphore au moven d'un mélange de phosphates naturels (principalement de chaux) de charbon et de silice ou de kaolin. La réaction est la suivante :
P^O^Ca» + 3SiOa + 5G = 2P + SCaSiO^ -f SCO
Le phosphore qui distille est recueilli sous Teau.
Notons encore que Tattention a été attirée récemment sur l'important problème de la formation d'acides de l'azote par action de l'arc électrique sur l'air (1). Celui-ci oblij^éde traverser l'arc électrique alternatif est porté à une haute température ; il se fait quelques pour cent d'acides de l'azote qu'un refroidissement brusque protèg'e contre une décomposition ultérieure.
Dans tous ces exemples, dont on pourrait encore augmenter la liste, l'action du courant alternatif ou continu est purement thermique (2). Le four électrique s'applique cependant dans des cas où à l'action thermique du courant (continu) s'ajoute une action élcctrolytique : c'est le cas par exemple de la préparation de Taluminium.
Dans ce cas en effet le courant fournit d'une part la chaleur nécessaire à la fusion du mélange, et de l'autre décompose le composé de l'aluminium, qui y est contenu en séparant le métal au pôle négatif.
Décharge électrique obscure- — La décharge de deux corps chargés séparés par l'air ou un autre diélectrique se fait de différentes manières suivant la différence de potentiel, l'éloi;[^nemeut et la nature des électrodes et peut avoir lieu sans phénomènes lumineux nets : c'est ce qu'on appelle la décharge obscure ou tranquille. Elle se distingue de l'arc ordinaire en ce que le gaz seul existant entre les électrodes sert au passage
(1) Br. angl., no 8i30, 1901 ; Muthmann et Ilofer, Ber., 36.438,
{i) Rn ffùn» rai <ïans ces réactions le courant alternatif est préférable au conlinii.