TRIAGES MAGNÉTIQUE ET ÉLECTROMAGNÉTIQUE
377. Historique. La première idée du triage électromagnétique est due à Chenot, On connaît les essais de réduction directe des minerais de fer, tentés par ce métallurgiste vers 1852; il obtenait du fer en éponge disséminé dans la gangue et les parties non réduites. C'est pour séparer le fer de ces matières non magnétiques mélangées qu'il eut l'idée de recourir à la force attractive des électro-aimants. Par l'électrotrieuse qu'il combina avec l'aide de Froment, la séparation ne pouvait bien se faire que dans le cas où l'on traitait des minerais en grains ; cela se conçoit. D'ailleurs, la nécessité de recourir, pour la production du courant, à une batterie de piles (les seuls générateurs dont on se servit alors), d'un entretien difficile et d'un fonctionnement capricieux, explique son peu de succès.
M. Vavin construisit le premier séparateur magnétique. Le remplacement des électros par des aimants permanents fut cause que son appareil se répandit bientôt. Depuis quelques années l'emploi courant des dynamos et leur présence dans un grand nombre d'usines, où elles servent à l'éclairage, a permis de revenir aux électros. L'affaiblissement progressif des aimants permanents, la nécessité de les réaimanter de loin en loin et les appareils lourds et coûteux auxquels ils donnent lieu font que l'on préfère, dans beaucoup de cas, les aimants artificiels.
Aussi, rencontre-ton aujourd'hui en assez bon nombre, aussi bien les trieurs électromagnétiques que les trieurs magnétiques.