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Principaux ateliers de raffinage du cuivre

Le premier brevet ayant pour objet le raffinage du cuivre a été pris en 1866 par Elkington, qui se servait de machines à ' courants alternatifs redressés. Actuellement, cette opération est pratiquée industriellement dans plusieurs usines, tant en Angleterre que sur le continent. Nous citerons, pour l'Allemagne, la Norddeutsche Affinerie à Hambourg, la fonderie de Oker en Saxe, les mines du Mansfeldy l'usine de Moahit (Berlin) ; pour la France, les maisons Œschger et Mesdach à Biache-Saint-Waast (Pas-de-Calais), H, Roux à Marseille, Lyon- Allemand y à Paris ; pour l'Angleterre, les maisons El-

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kington et ElUott à Selly Oak (Birmingham), Vivian et Lambert à Swansea. Parmi ces installations, les unes ne dépassent pas en production le chiffre modeste de 250 kiiog. (H. Roux), les autres atteignent le chiffre beaucoup plus élevé de 7500 kiiop. (Norddeutsche Afflnerie) par jour.

En Amérique fonctionnent des raffineries plus importantes, entre autres celles de MM. Balbach à Newark (New Jersey) et de la « Bridgeport Copper C° »» à Bridgeport (Gonnecticut) ; la première raffine 10 tonnes, la seconde 17 tonnes par jour.

214. Conditions pour obtenir du cuivre électrolytique très pur. Le cuivre électrolytique se paie 100 à 125 fr. par tonne plus cher que le best selected anglais, car sa pureté est remarquable et on l'emploie pour fabriquer les fils de haute conductibilité. Toutefois, elle n*est pas la même dans toutes les raffineries et, pour n'avoir aucune déception sous ce rapport, il faut :

1. Opérer sur des cuivres bruts qui ne contiennent pas trop de métaux étrangers et surtout de nickel, de cadmium, de fer, de zinc, de bismuth. Les chiffres du § 206 montrent en effet que le cuivre est moins électropositif que les quatre premiers. Quant au bismuth, dont le sulfate est soluble, il est le plus électropositif de la série. Ils doivent donc se précipiter avec le cuivre. On pourra recueillir à l'anode en totalité, l'or et le plomb, insolubles, et l'argent, plus électronégatif. L'arsenic et l'antimoine resteront à peu près complètement aussi dans les résidus. Enfin, on pourra obvier assez efficacement à la présence du fer par un renouvellement fréquent de la solution.

2. Choisir convenablement le liquide électrolytique et veiller à ce que sa composition ne change pas sensiblement au cours de l'opération.

3. Donner au courant une intensité convenable et en rapport avec la surface des anodes.

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