‹ Traité d'électrothérapieChapitre 128 sur 290 · FARADISATION LOCALE DLS NERFS ET 1>ES MUSCLES 26.Î · texte numérisé non relu

FARADISATION LOCALE DLS NERFS ET 1>ES MUSCLES 26.Î

Le muscle occipital et les muscles postérieures de l'arrière de J'oreille peuvent être très facilement excités sur le processus mastoïde en agissant sur le nerf auriculaire postérieur.

Au cou (voir fig. 28), il faut faire attention à toute une série de troncs de nerfs importants et considérables ainsi qu'à quelques muscles tant grands que petits.

Le nerf hypoglosse peut être excité par un courant énergique chez beaucoup de personnes, tout en arrière et au-dessus de la corne de l'os hyoïde, en y pressant profondément une fine électrode ; l'effet de cette opération est une contraction, une courbure, un froncement, etc., de la moitié de la langue correspondante (pas de mouvement de déglutition !)Une excitation directede la langue, du voile du palais et des muscles supérieurs du gosier, peut s'effectuer aisément au moyen d'une électrode convenable (le mieux sera avec un interrupteur à manivelle).

Le nerf accessoire est très facile à exciter dans une grande partie de son trajet ; le point épais, à peu près au milieu, indique, ou peu s'en faut, sa place la plus excitable (c'est en même temps le point à choisir pour l'examen de l'irritabilité quantitative). Les deux muscles innervés par lui, le sterno-cleïdo-mastoïdien et le trapèze sont faciles à exciter isolément ; le premier seulement fait quelquefois des difficultés.

Les muscles splénius et angulaire de Vomoplate doivent être souvent isolément excités aux points indiqués.

Les différents muscles de l'os hyoïde et du corps thyroïde ne sont que rarement l'occasion d'une faradisation localisée; on les trouvera aisément en se donnant un peu de peine.

Dans la fosse sus-claviculaire, se trouvent de nombreux troncs nerveux et des points d'excitation très rapprochés les uns des autres : le plexus brachial avec toute ses ramifications et le nerf phrénique, le dernier est difficile à exciter isolément : l'opération doit se faire avec une fine électrode, pour éviter les troncs nerveux avoisinants et cette électrode glisse facilement, à cause de la contraction du scalène et du sterno-cleido-mastoïdien. Le nerf est placé horizontalement sur le bord postérieur de ce dernier muscle ; l'effet de son excitation est un mouvement inspiratoire subit, la propulsion de l'épigastre jointe à un bruit inspiratoire du larynx. L'opération réussit surtout quand l'excitation est double, au moyen d'une Ka divisée.

La respiration artificielle chez des asphyxiés, au moyen de la faradisation rythmique du nerf phrénique a été employée pour la première fois d'une manière systématique et avec succès par Ziemssen, sous l'instigation deDuchenne. Elle s'effectue le mieux par une excitation bilatérale avec des électrodes éponges, larges et plates (Ka divisée, tandis que l'An repose sur le sternum ou sur l'épigastre) soit pour atteindre sûrement le phrénique luimême, soit pour mettre en action, au moyen d'une excitation simultanée les branches du plexus brachial, les muscles auxiliaires de la respiration (tels que les pectoraux, scalènes, dentelés, rhomboïdaux, etc.). Pendant ce temps-là, il faut fixer la tête, les épaules et la partie supérieure du bras a l'aide d'auxiliaires. Le courant faradique très énergique est alors fermé chaque fois pour une ou deux secondes, puis ouvert pendant un temps égal

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et pendant ce temps, on seconde l'expiration par une forte pression sur le rentre. Delà sorte, la respiration artificielle peut être entretenue pendant plusieurs heures, comme cela résulte de nombreuses observations communi- , pires par Ziemssenetpar d'autres. On pourrait éventuellement se servir aussi, pour cette excitation, du courant galvanique (KaFF).

Les branches distinctes du plexus brachial peuvent être atteintes isolément,

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