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AFFECTIONS DU SYMPATHIQUE DU COU

pendant quelques temps au sympathique du cou. Je ne crois nullement que la migraine, la maladie de Basedow, l'hémiatrophie faciale progressive, ou même l'atrophie musculaire progressive, puissent être attribuées, même avec quelque vraisemblance, au sympathique et, aussi loin que s'étend ma vue, la plupart des névropathologistes renoncent de plus en plus à cette erreur. Quoique, en ce qui concerne la localisation de ces maladies et d'autres semblables, nous n'ayons pas, dans ces derniers temps, fait grands progrès, on est toutefois devenu un peu plus circonspect dans l'emploi, pour la pathologie humaine, de ces faits physiologiques nouveaux, souvent peu sûrs et encore moins élucidés. On sait que, sous ce rapport, on a réellement beaucoup péché à l'égard du sympathique.

Le sympathique du cou se comporte, à l'égard des influences morbides, comme tout autre nerf périphérique ; aussi les affections tomhentelles essentiellement sous les mêmes points de vue thérapeutiques que la lésion des autres nerfs. Ces maladies sont, à vrai dire, des faits très rares, surtout les lésions isolées du sympathique, mais n'en font pas moins partie des curiosités pathologiques. Il est vrai qu'elles offrent un tableau symptomatique si spécifique, si caractéristique et elles ont une si grande importance, à cause des nombreuses relations du sympathique avec toutes les parties possibles du système nerveux central, avec les organes de la pensée, avec certains organes de la vie végétative que l'on est, certes, autorisé à s'étendre sur ce sujet, bien que l'on ne considère qu'avec la plus grande réserve les rapports mystérieux et magiques du sympathique du cou avec toutes les autres névroses possibles.

Les maladies du sympathique peuvent être causées par une inflammation, du rhumatisme, un traumatisme, une compression, etc. ; des maladies de la moelle cervicale et allongée peuvent produire le même effet ; parfois aussi peuvent se manifester des lésions impalpables (dans l'hystérie et la neurasthénie). Ces affections se montrent en général sous deux formes, soit comme excitation du sympathique, soit comme paralysie du sympathique. Cependant les deux espèces de troubles peuvent exister parallèlement ; dans une parties des libres, c'est l'excitation qui peut l'emporter, dans une autre, la paralysie; ou bien elles peuvent se succéder l'une à l'autre dans le cours de la maladie. L'ensemble de symptômes qui en résulte est assez caractéristique, mais réclame le plus souvent un examen scrupuleux, attendu que souvent les symptômes oculo-pupillaires aussi bien que les symptômes vaso-moteurs, dont il s'agit surtout ici, ne sont souvent que fort peu accentués ; ces derniers surtout paraissent se mettre ù l'arrière-plan, quand la maladie se prolonge.

Les manifestations de l'excitation du sympathique (voir l'observation

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