‹ Traité d'équitation illustréChapitre 16 sur 68 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Résumé des chapitres précédents.

D'après rexplication donnée de l'action des différents moteurs qui mettent le cheval en mouvement et le soumettent aux volontés de l'homme, nous voyons que sur un point l'action de la main est totalement opposée a celle des jambes, puisque la main sert a arrêter ou reculer, comme les jambes portent en avant ; tandis que la pression séparée des jambes exerce sur l' arrière-main un effet semblable à l'appui de la rêne sur l'encolure et la branche du mors.

Pour travailler un cheval il faut savoir juger et connaître ces différents effets, afin de ne pas les faire agir d'une manière contradictoire, en accordant ceux qui sont en rapport.

Cet accord bien entendu des mains et des jambes renferme tout l'art de l'équitation. et le bon écuyer se reconnaît a la précision et a la justesse qu'il met dans ce travail.

La manière d'atteindre plus promptement ce but, c'est d'être bien fixé k cheval : c'est pour cela que j'ai pensé qu'il fallait commencer un élève comme je l'ai indiqué. Lorsque l'assiette est solide, on devient maître de ses bras et de ses jambes ; alors on est en état de comprendre leurs effets, chose impossible lorsque le corps manquant

d'aplomb, on est obligé de prendre brusquement et au hasard des points d'appui qui surprennent le cheval, le désordonnent et l'éloignent de l'obéissance.

Afin de sentir l'accord des mains et des jambes, je pense que les principes doivent être clairement décomposés. Nous diviserons ce travail en trois leçons, qui traiteront spécialement et applicativement :

1° Des efi'ets du mors et de la bride;

2° De l'effet des jambes ;

3° De l'accord de ces divers effets.

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