‹ Traité d'harmonie en trois volumesChapitre 104 sur 160 · DJ £L · texte numérisé non relu

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Quartes descendantes (= quintes montantes)

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Quintes descendantes (= quartes montantes)

Nous avons déjà rencontré les progressions de quintes descendantes: dans l'étude sur les cadences élargies:

Quintes montantes. L'échelle générale des sons (voir p. 10) est une suite de quintes montantes (= quartes descendantes).

Ex. 268.

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Nous avons vu précédemment, comment se déplace la quinte mineure du Ilme degré dans la cadence élargie.

On prendra garde à ce que la soudure entre le dernier accord d'une formule et le premier accord de la formule suivante soit correcte. S'il y a une négligence dans la progression (et c'est à la soudure qu'elle a généralement lieu) il est évident que cette négligence se

répétera à chaque nouvelle formule.

Les progressions diatoniques d'un bout à l'autre sont les plus mé

caniques et, partant, les plus usées.

Ex. 269.

(J.S.Bach. Fugue en sol mineur pour orgue).

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N.B. La polyphonie est réduite aux accords fondamentaux. A remarquer que le thème des mesures (1.) et (2.) a un caractère nette ment accusé de progression; mais l'harmonie n'a pas cette tendance. A la 3me mesure commence une progression bien définie. Les deux parties de la main droite répondent en imitant le thème. Les oeuvres anciennes jusque Beethoven foisonnent de progressions : celles-ci formaient presque toute la matière des „ épisodes" re liant les diverses entrées du thème formant le motif principal d'une composition-, ou bien, les progressions formaient la Coda du sujet, c^est-à-dire l'amplification de celui-ci.

Ex. 270.

Dom. Scarlatti. ) Sonate pour Clavier, a) b)

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Progression amplificative.

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Ces procédés sans avoir complètement disparu, ont bien vieilli. Une mélodie bien dessinée, des entrelacs polyphones intéressants en peuvent dissimuler la pauvreté.

On rencontre encore de nombreuses formules progressives dans la musique de la première et la deuxième manière de Wagner, (voir Ouverture de Tannhasuser, progressions chromatiques un peu avant la rentrée (en Mi) du 2me thème principal, (Chant de Tannhaeuser exaltant Vénus). Certains passages de Parsifal, notamment dans le prélude, sont encore basés sur des progressions, dont plusieurs sont a peu près diatoniques.

Les progressions modulantes et chromatiques offrent parfois des ressources encore peu exploitées.

Ex. 271. *

Rimsky- Korsakow**). La Fiancée du Tsar.

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(Le modèle est une succession en n ,Ir 0- e ■ , A i T „ ■» TTr

(-♦5) R. Wagner, Siegfried. Acte 1, scène 111,

tierce qu'on pourrait formuler: IV" W). et Acte III, scène I.

Modèle, progression à la seconde.

*') Dom. Scarlatti, fils d'Alexander S. (1685-1757). **) Rimsky -Korsakow, Compositeur Russe (1844-1908).

Quelques formules de progressions scolastiques.

Quartes et tierces alternatives (chromatique, ou semi- chromatique au soprano).

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Ex. 272.

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