‹ Traité d'harmonie en trois volumesChapitre 116 sur 160 · KE · texte numérisé non relu

KE

Ce retard

se pratique le plus souvent à la partie supérieure, il est assez dur en mineur et en Majeur mixte. Il se combine aussi avec le retard de la sixte:

Ex. 303.

? suspensive 4 r

susp,

susp.

Hï

CT-IV î*6

'susp.

susp.

tt susp

/«IVr

ouWr

Vh

Vt IV

rt

^£3 ^8 Rappelons que la | passagère se chiffrerait y8 ou y3 c'est a.d. par

rapport à la basse fondamentale.

Dans les dispositions b, d, f, et h, on prendra soin, au retard, d'écarter le ténor de la basse d'une neuvième, un choc de seconde comme ci- après, ex. 304 a- b-c -d serait dur et confus, à moins de renforcer la basse par une octave de redoublement, comme en 304e-f-g-h.

Ex. 304.

BE

aL-j-

Et

BE

On trouve parfois dans les chorals anciens- ceux de J.S.Bach, notamment- des dispositions comme 304 a , mais en réalité, elles sonnaient comme les ex.304e-h, parce que le choral, en même temps qu'il était chanté par le choeur était aussi exécuté sur l'orgue, dont les basses se redoublaient en octaves.*

* On pourrait encore objecter ceci: lorsque le Ténor chante à la même hauteur que la Basse, celle - ci a plus de force; lorsqu' un choc de seconde se pro duit, il se trouve atténué par cette différence de sonorité, (l'attention se détourne de la dissonance au profit de la basse!)

Le passage suivant de la „ Messe du Pape Marcel'/ de G. P. da Palestrina s'explique plus difficilement, car cette oeuvre s'exécutait a capella (sans accompagnement).

-Mte-

1 Ténor

Basse -O-

XE

Retard de l'octave (prime) dans la cadence rompue en Majeur

et dans la succession I — >TL en Majeur.

Ex. 306.

•^rt

^gr

ir

VI(=Ir)

VI (= Ir)

V VI(=Ir)

iU

XE

ïï(=IVr) I

II(=IVr)

II(=IVr)

N.B. a) La note sensible descendante, au Soprano, est assez usitée.

L'effet médiocre de la succession I — >lî (= IVr) dans la position e est atténué notablement par le retard de l'octave.

Exercices.

On commencera par récapituler les diverses sortes de suspensions, en recopiant les modèles donnés que l'on transposera ensuite en diverses tonalités: dans cette transposition on enchâssera l'exemple d'une ou de plusieurs mesures de préparation et d'une ou de plusieurs mesures de terminaison, de façon à former une

phrase musicale. On évitera au début, les trop grandes fréquences de suspensions, on les espacera plutôt. La lecture de quelques auteurs „ primitifs" sera de grand profit. (Palestrina, Vittoria, Roi. de Lassus ["encore appelé de Lattre"], Jannequin ).

Application des exemples 306 a, b.

Ex. 307.

•' conclusion

préparation" ■ ■ ,

XE

Tf

mm

IHE

la\

V IV(=Ir) IV

préparation'*, a 306° '|306D

• 'préparation-.

ÈP

conclusion

8^^ff

3TX

Mb

-Vga) ' - — *8<1)

v w(=Ir) nov^v ï ï Wrw vi VrIr

Voici la liste des suspensions que l'on travaillera de la sorte, (après quoi l'on réalisera les exercices p. 270.)

I. Amener la suspension de la 6te dans l'accord de | passager, et résoudre. Amener la même suspension d'une | suspensive et la résoudre, le tout dans les tons de SOL, RE, LA, MI, SI, FA,SÀ>, MI\>, LA\>, RE\>, SOL\>, UT\> et relatifs. La suspension sera placée successivement aux 4 voix.

II. Amener dans les accords de g* 3 et | une suspension de basse, en prenant garde de ne pas écrire au soprano une note prolongée formant arythmie avec la basse. Dans les tons susindiqués. (Ex. I.)

III. Retarder la basse dans les suites II -I, ^ 1 » 5 j »v I > en 24 tons différents.

IV. Retarder la tierce dans les suites I-IV-I3-V-I, cette 3ce placée dans les 3 voix successivement en 24 tons .

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