‹ Traité d'harmonieChapitre 30 sur 137 · HF · texte numérisé non relu

HF

{ * ) On se rappellera toutefois que , provisoirement , on ne se sert pas du 7* degré des deux modes , et que le 3* degr4 da mode minrur n'existe pas. ( § 61 )

C) l.e 2* et le 6' degrré, quoique mains bons que les trois de^^is de premier ordre §61), sont cependant dasM* i e« bons ie^H,

En conséquence de cette règle on peut établir, comme principe, que l'enchatnement par secondes est d'autant meilleur qu'il aboutit à un degré meilleur, et que, au contraire, cet enchaînement est d'autant plus défectueux qu'il aboutit à un degré plus mauvais. Ainsi, p. ex., quoique la succession du premier au deuxième degré puisse se pratiquer, celle du deuxième au premier est d'un effet beaucoup meilleur.

§ 66. OBSEnrATWy. La règle précédente est cependant sujette à une modification importante qui concerne l'enchatuement du .V au -i' degré (Ex. F) ; ces deux degrés enchaînés ainsi , et dans certaines dispositions de leurs notes respectires. produisent souvent un effet dur attribué, par les anciens conlrapuntistes, au rapport indirect du si au fn (ou de n'importe quelles notes établissant entre elles un rapport de quarte augmentée) connu, dans le contrepoint, ious le nom de fausse relation dr triton (*) : Exemple.

Cette particularité a donné lieu, dans les traités de contrepoint, à des règles obscures et contrailictoires. Il est incontestable que l'Ex. F est dur : mais pourquoi les Ex. A , C , D, dont chacun contient aussi la relation du triton, sont-ils bons et très-usités par les mallres? il importe peu d'en connaître la cause, l'essentiel est de connaître et i'apprécier les effets des successions, et, à cet égard, la règle du § 05 suffît, en général, pour guider l'iiiexpcrience. Quant à l'enciialnement du 5' au i' degré, on ne le pratique pas fréquemment ; d'ailltnirs son effet plus ou moins satisfaisant dépend surtout de la manière de lo réaliser : ainsi la réalisation suivante :

est très-admissible et infiniment préférable à celles de

l'exemple F, lequel devient intolérable à deux parties. Ex.

trè» ma watt

D'où l'on peut conclure qu'il est bon d'imposer à l'élève la règle suivante:

§ 67. RÈGLE. Il est défendu, dans t' enchaînement du 5* au 4* degré, de placer la relation du trtlon dans les parties extrêmes (Ex. F).

N. li. Il n'est pas sans intérêt de consigner ici que les maîtres du 16' siècle, y comoris Palettrina, ont pratiqué assez fréquemment la relation du triton. Exemple :

(PiLBSTRiNA, Sanetus, delà mestc Mtir^a Cobutimohiiia). in ei - cel - - - - sis ,-r^

(«} Un uit^ie b ^\lit\t (ugmentéc étant eompoiëo de troli tons entiers, l'appelle vulgairaneot mimi.

et mCme dans les parties extrêmes ■ Exemples. (Sanetii:^, de la même messe

(Gloria, de la même messe).

§68. — (2") Enchaînement par tierce supérieure (ou sixte inférieire). Cet enchaînement, moins usité que les précédents, est d'un etTel très-faible quand le second accord est mineur:

faible

Ex.

mais son effet est bon toutes les fois que le second accord est majeur. Exemple :

En général on peut lui appliquer les mêmes lois qu'aux sucx;essions de secondes (S 65),c'està-dire que la succession de tierce supérieure est bonne toutes les fois qu'elle aboutit à un bon degré.

ENOHÀINBUBNTS DB TBOISléMB OBDBB.

S 69. Ce sont les enchaînements par seconde (soit supérieure, soit inférieure) et les enchaînements par tierce supérieure qui aboutissent à un mauvais degré.

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