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couches fondamentales, une externe circulaire et une interne longitudinale. Mais cette strncture si simple se complique au niveau de la vessie à cause de sa fonction : celle-ci s'adapte non seulement à collecter l'urine, mais encore à l'expulser au dehors. Aussi les couches musculaires qui se développent dans ses parois sont-elles extrêmement puissantes ; elles s’agencent en faisceaux entrecroisés dont la contraction diminue le volume du réservoir urinaire. La structure de l'épithélium vésical, comme la puissance et la disposition plexiforme de son enveloppe musculeuse, sont le
résultat de cette adaptation fonctionnelle.
Les transformations du conduit urétral sont moins considérables. L'épithélium conserve chez l'adulte sa structure cylindrique; il se complique par la formation à ses dépens d’un grand nombre de glandes muqueuses. On y retrouve les mêmes couches musculaires : une interne longitudinale et une externe circulaire ; en outre, le chorion très épais renferme un lacis veineux qui lui donne un aspect spongieux caractéristique.
IT. — SrRuCTURE DES CALICES, DU BASSINET ET DE L'URETÈRE.
Les notions précédentes nous
tous ces crganes sont formés par une muqueuse et une musculeuse.
1° MuQuEUsE.
— A. Épithélium.
A FiG. 494. — Épithélium stralifié du bassinet de l'Homme. — L'épithélium ) RE AR ch, chorion qui envoie dans l'épithélium des prolongements conjonctifs cylindrique stra- — cap, capillaire. — ep, épithélium. — cs, cellules géantes superfitifié possède une ne 70m
épaisseur assez
considérable (45 à go u.). Il se poursuit sur la surface des papilles de Malpighi où son épaisseur est beaucoup moins grande, s'amincit brusquement sur la pointe des papilles et se trouve composé par une seule couche de cellules cylindriques dans l'étendue des foramina papillaria. Les cellules les plus profondes de cet épithélium sont petiles et arrondies, les éléments des couches moyennes sont cubiques, cylindriques ou irrégulièrement polyédriques, les éléments superficiels sont volumineux, polyédriques et aplatis (fig. 494). Leur face profonde est creusée de facettes concaves, qui sont séparées par des prolongements protoplasmiques plus ou moins allongés et qui logent les extrémités périphériques des éléments sous-jacents. Elles renferment souvent deux ou trois noyaux, qui peuvent
être plus nombreux encore dans les cellules superficielles de l’urètre chez les Rongeurs et les Carnassiers, où elles figurent de véritables cellules … géantes. La surface de ces cellules est limitée par une zone de cytoplasme | compact et réfringent, qui a été considérée comme une cuticule (HAMBURGER) | ou comme une substance de nature à la fois colloïde el muqueuse (RenauT), qui rendrait l’épithélium imperméable à l’eau et aux solutions salines et
empêcherait la résorption de l'urine. La même zone cytoplasmique ren-
Fic. 495. — Coupe transversale d'uretère humain.
L, lumière centrale. — ép, épilthélium. — ch, chorion. — cml, couche musculaire interne 8 longitudinale, — cmc, couche musculaire externe circulaire. — ad, adventice. X 95. He
ferme deux corpuscules en diplosome qui ont la forme de petits bâlonnesss Ÿ (ZIMMERMANN).
Des cellules aplaties, très allongées ou filiformes pénètrent de place en. ; place dans l’épithélium, en particulier au niveau du calice et du bassinel; elles s'agencent en traînées qui traversent presque toule son épaisseur et. qui figurent des réseaux sur coupes tangentielles. Il s'agit sans doute d'élé:. . ments conjonctifs qui se sont insinués jusqu ‘au voisinage de la couche … recouvrante (Disse) et qui renforcent l'union entre l’épithélium et le Lissu sous-jacent ; les variations considérables de calibre que subit le nt vecteur de l'urine rendent indispensable une connexion étroite entre les deux parties constitutives de la muqueuse (Disse).
De petits amas cellulaires ou des invaginations épithéliales peu mar- Ù
élastiques et par de nombreu-
ne constate pas de limites
quées se rencontrent par places au niveau de la face profonde de l'épithélium
et s'enfoncent dans le tissu conjonctif. On les a considérés pendant longtemps comme des glandes (UnruH, HAMBURGER, EGzi), nombreuses surtout. au niveau du bassiuet et des calices. Elles ne possèdent ni lumière, ni aucun élément ayant l’aspect caractéristique des cellules glandulaires ; ce sont de simples nids cellulaires qui servent peut-être à la régénération de
l'épithélium (v. Brunn, Disseznorsr, Disse). On a trouvé, cependant, dans
le bassinet de certains animaux (Cheval), des glandes véritables qui sécrètent un liquide muqueux et concret (PaLaniNo, SErroLi, EGLr, PETERSEN). L'épithélium de l'urètre chez cet animal offre de place en place une cellule avec mucus, qui se montre sous la forme de grains situés dans la zone périphérique de l'élément; on observe souvent de telles cellules muqueuses par groupes de 10 ou de 20 (PETERSEN)
(fig. 496).
B. Chorion. — Il est conslitué par des fibres conjonc-
tives très fines, par des fibres
ses cellules conjonctives. On
nettes entre le chorion et la se FiG. 496. — Épithélium de l'uretère du Cheval.
musculeuse qui envoie de ; F 1 Entre les cellules superficielles, on voit une cellule caliplace en place, dans la couche ciforme avec granulations grossières de mucus au début
sus-jacenle, des faisceaux lon- de leur expulsion. D'après O. PETERSEN. giludinaux qui s'y épuisent
peu à peu. Cette couche choriale présente, au niveau de l’uretère, des relèvements longitudinaux qui donnent à la lumière du conduit un aspect festonné sur coupe transversale. Eile ne forme pas de papilles (KRAUSE, DissE) ; elle renferme un grand nombre de capillaires sanguins et des globules blancs qui peuvent se rassembler en nodules Iymphoïdes (Tozpr, Ham- BURGER). Les capillaires, surtout dans le bassinet et les calices, se mettent en contact avec l’épithélium sans interposition de tissu conjonctif, comme l'ont signalé BurkHarDT, ENGELMANN, Disseznorsr, Disse (celui-ci chez l'Homme et de nombreux Mammifères). Il n'existe pas de basale entre l'épithélium et le chorion sous-jacent (DissE).
2° MuscuLEusE. — C'est une enveloppe de fibres musculaires lisses rassemblées en faisceaux, qui sont séparés les uns des autres par de vastes espaces conjonclifs et qui se disposent sur deux couches, une interne longitudinale et une externe circulaire (fig. 495). Les fibres musculaires sont à peine représentées au niveau des calices. HENLE a montré que la couche circulaire se prolonge plus loin que la couche longitudinale et s'épaissit d'une manière appréciable en une sorle de sphincier à l'endroit où la muqueuse des calices se continue avec celle qui revêt la papille. C’est le « muscle annulaire de la papille » ou sphincler papillæ (HENLE). Les deux
couches musculaires sont surtout bien développées au niveau de l’uretère.
La couche externe se trouve même renforcée de fibres longitudinales dans la moitié inférieure de ce conduit ; elles sont si nombreuses dans la région
tout à fait inférieure de l’uretère qu'elles forment une couche épaisse dési-
gnée sous le nom de « gaine urétérale ». La portion de l’uretère comprise
dans l'épaisseur des parois vésicales possède seulement des fibres muscu-
laires longitudinales, qui ne se mélangent pas avec celles des assises mus-
culeuses de la vessie.
3° ADVENTICE. — En dehors de la musculeuse on trouve une fibreuse ou adventice qui prolonge l'enveloppe conjonclive du rein au niveau du point où les calices entourent les papilles de Malpighi. Elle est formée par des fibres conjonctives dont la direction générale est longitudinale et par des fibres élastiques abondantes et très fines. Elle renferme les plus grosses ramifications vasculaires et nerveuses qui se distribuent aux tuniques sous-jacéntes.
4° Nerrs. — Les nerfs de l’uretère forment des réseaux de fibres à myéline autour des vaisseaux sanguins ; ils perdent leur myéline dans l’épaisseur du chorion de la muqueuse où ils se ramifient pour constituer un plexus ‘ à grosses mailles. Des ganglions sont disséminés tout le long de ces troncules nerveux ; ils existeraient seulement dans la partie inférieure de l’uretère, au voisinage de la vessie, d'après DisseLzHoRsT et ENGELMANN ; ils se trouve-" raient dans toute l'étendue du conduit, d’après Maïer et Proroporow, el seulement dans les régions supérieure et inférieure, d’après Docrez. Les fibrilles, sans doute de nature sensorielle, se terminent par des extrémités libres entre les cellules profondes de la couche épithéliale (Timoreew).