IV. — CANAUX ÉJACULATEURS
Les canaux éjaculateurs font suite aux ampoules des canaux déférents, au niveau du point où ceux-ci reçoivent l'embouchure des vésicules séminales. Ils ont, sur coupe transversale, un aspect festonné dû à ce que la muqueuse est creusée de diverticules limités par des replis anfractueux (Féuix) (fig. 547). L'épithélium est en partie cylindriquesimple, en partie cylindrique stratifié.
Le premier est formé de cellules hautes, avec un noyau basal, volumineux et arrondi. L'épithélium stratifié comprend une ou plusieurs couches de cellules po- FiG. 547. — Canaux éjaculateurs, coupe transversale (Homme). lyédriques externes et
Dans le chorion et la musculeuse qui entourent ces canaux on une couche interne de remarque un grand nombre d'espaces caverneux. En dehors : : de cette enveloppe musculo-conjonctive se trouve le tissu cellules cylindriques
prostatique avec les culs-de-sac glandulaires. x 20. basses et étroites. Tous cesélémentsrenferment
des granulations pigmentaires qui donnent à la muqueuse un aspect légèrement jaunâtre.-— L'épithélium cylindrique simple et l’épithélium cylindrique stratifié sont localisés en des points particuliers. Le premier recouvre le plus souvent les replis secondaires et tertiaires; le second tapisse les replis primaires et les sommets compris entre les invaginations de la muqueuse. Les canaux éjaculateurs envoient en arrière, dans le tissu prostatique, de larges évaginations dont la structure rappellerait celle des vésicules séminales ou des glandes prostatiques (Férix) ; mais ce fait mérite confirmation
(v. Esxer, Eserru). L'épithélium des canaux éjaculateurs est sécrétoire:
etle produit de sécrétion est une masse homogène, dense et faiblement colorable.
La musculeuse existe seulement au niveau de la région supérieure des + canaux éjaculateurs. La couche longitudinale se dispose en une assise qui se prolonge seulement sur les côtés interne et externe de chaque conduit. - La couche circulaire comprend des faisceaux transversaux, obliques et lon-
. et la musculeuse renferment de nombreux vaisseaux veineux, qui s’anasto-
. mosent en une sorte de tissu caverneux en continuité avec la tunique spon- + gieuse de l’urètre.