‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 48 sur 198 · IV.— TROISIÈME PAUPIÈRE ET CARONCULE LACRYMALE · texte numérisé non relu

IV.— TROISIÈME PAUPIÈRE ET CARONCULE LACRYMALE

La {roisième paupière où membrane clignotante n’est chez l'Homme qu'un simple repli semi-lunaire de la conjonctive. Aussi possède-t-elle la même structure que cette dernière, avec cette différence que la trame conjonctive y est assez importante et présente des amas de cellules lymphoïdes. La membrane clignotante est très développée chez certains animaux (Bœuf, Brebis, etc.) et renferme alors une lame épaisse de cartilage hyalin dont on a retrouvé les rudiments dans le repli semi-lunaire de l'Homme (Everspucn, Romir1). La muqueuse contient un certain nombre de glandes en grappe (Scaminr) qui sont sans doute les vestiges de la glande de la nyctitante, bien développée chez presque tous les Mammifères (PErERs). Giacomini en fait, avec moins de vraisemblance, des rudiments de la glande de Harder.

La caroncule lacrymale, également d'origine épidermique, est constituée par un stroma conjonctüf vasculaire tapissé par un épithélium analogue à celui de la conjonctive. On y observe souvent quelques poils fins, avec des glandes sébacées et de grosses glandes sudoripares modifiées, analogues aux glandes de Moll. Sa surface, constamment lubréfiée par les produits graisseux des glandes, s'oppose à ce que les larmes s’écoulent par l'angle interne de l'œil.

bless. dt: 1150 at ufidhet.

Page 1