‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 84 sur 198 · II. — STrRUCTURE DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

II. — STrRUCTURE DU CORPS VITRÉ

La substance du corps vitré renferme une partie solide qui en est la trame, une partie liquide qui imbibe la précédente, et quelques éléments cellulaires.

La plupart des auteurs récents attribuent à la partie figurée du corps vitré une structure fibrillaire. C'est un feutrage très serré de fins filaments dont les mailles sont remplies par la partie liquide, l'humeur vitrée (Crrin- CIONE). Ce feutrage présente un aspect différent au centre et à la périphérie de l'organe (Sarzmann). Les fibrilles sont assez volumineuses et entre-croisées dans tous les sens au niveau de la région centrale. Elles sont au contraire disposées suivant un ordre régulier à la surface du corps vitré. De plus, les différentes régions de la surface montrent des fibrilles orientées d'une façon particulière. Elles sont en général parallèles à la surface dans la partie qui se trouve en rapport avec la rétine visuelle ; elles convergent vers une région située ea avant de l’ora serrata, large de 1 mm. 5 environ, s’y fixent solidement, et figurent dans leur ensemble une sorte de ligament annulaire (KôzutKer, CiriNcroNE). Les fibrilles vitréennes forment aussi une zone condensée au niveau du segment antérieur du corps vilré, en arrière du cristallin; c'est la couche limilante antérieure de SALzMANN ; certaines fibres zonulaires se continuent avec cette couche dont la fibrillation est radiaire et surtout circulaire.

On rencontre enfin dans le vitré de l’adulte de rares éléments cellulaires ; ils paraissent plus abondants à la périphérie de l'organe, surtout au niveau de la papille et de l’ora serrata. Iwanorr en distingue trois types principaux: 1° tout d’abord des éléments arrondis à noyau simple ou polymorphe ; 2° des cellules étoilées, ramifiées plus ou moins abondamment ou fusiformes ; 3° des cellules vacuolaires; qui renferment plusieurs petites

rénl um mt à tete, ide Lier,

ORGANES DES SENS j 753

vacuoles ou une seule vacuole dont le volume peut être supérieur au noyau lui-même. Ces cellules seraient des globules blancs plus ou moins modifiés. Quant à la membrane hyaloïde, la plupart des auteurs la décrivaient comme une sorte de cuticule très mince, transparente, anhyste, qui enveloppe complètement le corps vitré. Les auteurs récents en nient l'existence ; la périphérie du corps vitré présente seulement une condensation de son système fibrillaire. Ce système fibrillaire montre par places

Fi1G. 363. — Fragments du corps vitré contenant des formations cellulaires ou pseudo-cellulaires.

À, fœtus humain au commencement du cinquième mois; vitré proprement dit (partie postérieure de l'œil). — B, fœtus humain. — C, homme adulte. — D, homme adulte, couche superficielle étalée. D'après RETzIvs.

des endroits plus denses, comme à la région postérieure de la partie optique de la rétine, dans la fossette qui loge le cristallin et autour de l’entonnoir vasculaire ou canal de Stilling. On sait que celui-ci existe chez l'adulte à la place où se trouvait l'artère hyaloïdienne chez le fœtus.

HisTOLOGIE Il. 48

Page 1