‹ Traité d'histologie (volume 4)Chapitre 128 sur 173 · CP · texte numérisé non relu

CP

FiG. 5o6. — Moelle osseuse du fémur chez un jOiseau (Turlur auritus Bp.).

cvy capillaires veineux. — mpy massif:» parenchymaleux avec leucocytes éosinophiles. — eb^ éntliroblastes. — ec, érytlirocyles. x 370.

ment en érythrocytes, lesquels tour à tour aussi tombent dans la lumière du vaisseau et deviennent globules rouges circulants; la moelle des os des Oiseaux, par ses capillaires veineux, est donc hématopoiétique. Chez les Mammifères, les érythroblastes ne sont plus situés dans des vaisseaux, mais se trouvent dans le parenchyme médullaire même et se mêlent au sang, en tombant par des fentes pratiquées dans les capillaires veineux.

Pour en finir avec les organes hématopoiétiques, il est bon d'ajouter plusieurs remarques. Il convient de noter d'abord que, dans presque tous ces organes hématopoiétiques, on peut distinguer deux parties : Tune lympho-

580 CYTOLOGIE GENKKALE ET SPECIALE

poiétiqiie (couche corticale du foie d'LIrodèles, corpuscules de Malpighi de la rate, massifs lymphoides de la moelle des os), l'autre hématopoiétique et formatrice de globules rouges II est remarquable en outre que dans tous, mais surtout dans la rate, en même temps qu'il se prorluit une hématopoièse active, il se fait, d'autre part, une hématolyse, une destruction de globules rouges. Les globules rouges du sang, devenus vieux, sont phagocytés par divers éléments, amibocyles, cellules de la charpente conjonctive, cellules endo*héliales des vaisseaux, qui débarrassent Torganisme de ces globules vieillis et inutilisables (Gabbi, Masslow, v. Schumacher Thomé, etc.). .Enfin, il existe des organes qui participent à la fois des organes lymphoides et des organes hémalopoiéliques, et qui renferment comme les seconds de larges vaisseaux ou sinus pleins de sang. Ils ont été découverts par Gibbes et étudiés surtout par Sw. Vincent, qui, pour rappeler leur double caractère, les a nommés glandes hémolymphatiques, et qui leur attribue une fonction hématoly tique. Tels sont les « reins céphaliques » des Poissons, et des corps rougeâtres qu'on Irouve enfoncés dans la masse adipeuse chez certains Mammifère^.

Article 5. — CELLULES NUTRITIVES MÉSENCHYMATEUSES FLXES I. Caractères généraux

Cette deuxième catégorie renferme des types cellulaires très varies. Nommons les cellules graisseuses, les œnocytes, les cellules pigmenlaires, les cellules de Leydig, les cellules plasmaliques et les cellulesengrais des Verlébrés, les cellules inlerstilielles du testicule et de V ovaire des Vertébrés, etc. Ces diverses espèces cellulaires, bien que nettement caractérisées soit par leur situation, soit par leur forme, leur structure ou la nature de leurs produits, sont néammoins étroitement apparentées les unes aux autres ; ainsi, on sait actuellement qu'il existe une relation étroite entre la formation delà graisse cl la production de pigment, et que par conséquent cellules graisseuses et cellules pigmentaires sont proches parentes. Un caractère topographique commun les rapproche les unes des autres : c'est leur situation à côté et autour des vaisseaux sanguins, qui en fait des « cellules périvasculaires », doublant extérieurement en quelque sorte la paroi vasculaire proprement dite, et que justifie leur fonction glandulaire; elles avoisinent les vaisseaux parce que c'est du sang qu'elles tirent leurs matériaux de sécrétion, et c'est au sang qu'elles rendent ces matériaux, élaborés par elles.

La vaste catégorie que nous nous proposons d'étudier ici n est d'ailleurs que mal délimitée vis-à-vis des catégories voisines. Beaucoup de ces cellules mésenchymateuse3 ont des liens de parenté avec les cellules mésenchymateuses mobiles, avec les éléments du sang, et ont été considérées comme des cellules mobiles qui se sont fixées en quelque point de l'organisme. Un grand nombre d'entre elles aussi ne sont que des éléments conjonctifs ordinaires, c'est-à-dire des cellules de soutien, appartenant à la charpente générale du corps, qui sont devenues glandulaires et productrices

de substances spéciales ; c'est le cas des cellules graisseuses, plasmatiques, pigmentaires, etc. Certaines d'entre les cellules mosenchymateuses nutritives et fixes passent même pour avoir une origine épithéliale et se rattachent ainsi aux éléments épithéliaux nutritifs que nous venons d'examiner ; il est en effet à peu près certain que les cellules graisseuses et les œnocytos des Insectes sont des éléments d'origine épithéliale et ectodermique. C'est sous ces multiples réserves que nous réunirons dans un même article, pour les étudier distinctement, les diverses espèces de cellules mésenchymateuses nutritives fixes.

Page 1