‹ Traité d'histologie (volume 4)Chapitre 8 sur 173 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

microscopique des organes, une place aussi large que possible sera faileà ceux de F Homme, elles organes des autres Vertébrés ne seront employés que lorsqu'ils présenteront dos dispositions schématiques capables de faire mieux comprendre celles plus compliquées de riiomme. Ce serait certainement un grave tort que de se priver, par exemple, des lumières que peut projeter sur la morphologie de la capsule surrénale de THomme et sur la signification de ses deux substances corticale et médullaire Texamen sommaire des rapports qu'affectent chez les Amphibiens et les Oiseaux les cellules constitutives de ces deux substances ; de même la signification d'un placenta se comprend mieux si on a lait précéder Télude du placenta humain de Texamen sommaire d'organes placentaires beaucoup plus simples, tels que celui du Porc.

L'étude succincte de Thistogenèse des organes sera toujours l'introduction nécessaire à la description de Tétat adulte. Bien que la méthode qui relègue cette histogenèse à la fin de la description soit plus couramment adoptée parce qu'elle est d^application plus facile, nous préférons employer la méthode inverse, malgré les difficultés de son application pour nous et de la lecture pour les autres. Nous croyons en effet que l'histogenèse, pas plus que c'était le cas pour la Chimie et la Physique dans le premier volume, ne doit être un hors d'œuvre et un luxe, mais au contraire une base et un moyen d'arriver, avec le moins de secousses possibles, à une connaissance plus vraie. Pour amener cette histogenèse et nous fournir les ébauches que nous verrons se développer ensuite, un bref rappel de l'organogenèse générale sera placé dans le chapitre P^en tête du IP volume. De ce point de vue, entièrement morphologique, nous pourrions dresser une classification embryologique des organes à étudier, qui se trouveraient ainsi répartis en groupes naturels correspondant à ceux que l'Anatomie, appuyée sur l'Embryologie, distingue dans le corps humain.

Il ne nous a pas semblé toutefois que ce point de vue unilatéral suffise pour classer histologiquement les organes, et qu'une classification embryologique s'impose en Histologie comme en Anatomie. Un autre élément de clas.sification s'offre à nous, dont nous devons tenir grand compte. Quelle que soit l'origine embryologique d'une ébauche organique, cette ébauche subit dans la suite des modifications qui lui sont imprimées par sa fonction et qui peuvent être essentiellement les mêmes pour deux ébauches de provenance différente. 11 en est ainsi, par exemple, pour l'uretère et le canal de Wharton, l'un et l'autre formés principalement d'une muqueuse avec son épithélium et d'une musculeuse. Parties d'une origine très éloignée, ces deux ébauches convergent vers une forme organique commune, celle de l'organe-conduit, à laquelle une adaptation analogue les a amenées. Nous les rapprocherons donc dans notre description ; nous décrirons un type commun et

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