‹ Traité d'histologie et d'histochemieChapitre 47 sur 56 · SjraUme pll«DZ · texte numérisé non relu

SjraUme pll«DZ

Les poiU (1 ) se développent aux dépens du feuillet corné du bUstodennï; ce sont des corps filiformes, constitués par du tissu épidermique modiriv leur structure est assez compliquée. On y distingue [fig. 560| le corps '/;, dont la plus grande partie est libre et placée en dehors do la peau; il si termine en pointe à son extrémité supérieure, La partie inlmeure, i>u racine, disparaît sous la peau et s'y trouve cachée dans une excatalioa piriforrae, nommée le follicule pileux {a); elle s'y termine par un renflement ou bulbe terminale [h). Ce dernier porte inférieurement une oinvation infundibuliforme, dans laquelle se loge une papille qui s'élcvrdu fond du follicule (t). Entre le follicule et le poil proprement dit $etri>uvr une enveloppe stratifiée, d'une structure plus compliquée; c'est iigaint de la racine, que l'on divise en externe (c) et en interne (d).

Nous allons commencer l'étude du poil par sa partie inférieure ; cVl là, en effet, que le poil prend naissance, c'est là que l'on trouve ses prt^ miers éléments, et, en partant de ce point, on comprendra plus racileoiiiil les transformations successives qui nous conduiront à l'étude de la teituK du poil proprement dit.

Le follicule pileux (a) est le cul-de^ac d'où émerge le poil ; il est tiliw obliquement dans le derme; sa longueur çsl variable, et, dans les |"'illongs et forts, il pénètre presque dans le tissu conjonctif sous-dermiqw.

interne de Mlle ariire et ]'eiiininer lu microicope. On j observe alon de» (Toopes df fn- -

l«lioin gnùieusea disposées autour des noyaux et llgurant dei nussea étoile ro (wn-ir:

le» nnea a»Bc les au'jw par de» prolongc-

Dicnli égaleniont rempli* de (innulitioaa

graiiscuie». Virchon m le prsmier teue ob-

■ervation; il considéii on figures dloilée»

comme dea cellule» plaimalique» i^t en MDclul

Il nature conjonctiTC de U membrane interne

de» taiateaui.

On obtient des pri-paration» où ces cellulru ramififes «ont Torl nette» apria «Toir fait manirer une artère fniche pendant U heure» dans une solution de nitrate d'argmi i j^,,;^ (lianghans, Btilràge lur normalen und jnlltologuchen Analomie drr AiHa-ien; Vir- Lhow's Arcli. f. palb. Anat. 1866, B. 36, p. 187]. LedfpAt d's^nttelàitdinslaïubstancu Laten«Uulaire et mtatge Isa ecllules. Celleici sont pilles et pr^aentenl de 3 i M prolongements ■''gaiement plat». I)ani la tuniiiae interne de l'aorte ei de» grosses artères, il jr ' a plusieurs couche» superpoi£ei de ce* cellules, dont le* prolongement) s'entre-crtùsent sou* de* lOfiles nrii's.

Il est proUble que le» cellules plate» toal p]»c^ entre des lame» minces iiulonn i rie la cornée, et que cet lames sont réunies de manière a lormer un »j»tfaM d'ilvéakacoa quant. (Voyei plus loin la àcscriplioD d« la eorofe.) R.

Sa Tomie est en général cylindrique ; assez souvent il se rétrécit vers la (tartie inférieure, où il se termine en cuUde-sac. Sa structure est três'^utalaguc à celle du chorion ; il est formé par une masse de tissu conjonctif fibreux, dans laquelle on peut distinguer plusieurs couches, et à laquelle adhère extérieurement un faisceau de fibres musculaires lisses {arrector pili ou muscle du follicule pileux (2)j . La couche filérieiire du follicule peut être Irès-mince, quand le tissu adjacent est épais et serré ; elle se compose de lissu coDJonctif, à direction longitudinale, dans lequel sont plongés des noyaux Fusiformes dirigés dans le même sens, lis ont, en moyenne, de 0",0024 à 0",006 de diamètre. On trouve dans cette couche un réseau capillaire assez développé ; on y a découvert aussi quelques nerfs,

La couche moyenne du follicule est ordiaairenient la plus épaisse; «Ile a, en moyenne, de O'°,01 55 à

<l",025 de diamètre; elle est for- Fig.360.-BKiDB etfoiiicuiepi niée par du tissu conionclif non •■ '»"''"'• ''^* '''' ^T^,'^'"^

développe ; on y observe plusieurs t. giloe inlerac de U ncinc ,

isverule de )a moelle; (

it d« joDCtian

«luches de noyaux allongés qui ^^^' -■■ ■

rappellent ceux des fibres-cellules fibm vi»

mntractiles (Koelliker) , sans qu'il Ï^'^i*Ûih

ait été possible néanmoins de *•■ aœue

trouver ici aucun de ces éléments.

Celle coDcbe moyenne commence

an fond même du follicule, et se termine supérieurement au niveau des

glandes sébacées.

Tout le cul-de-sac est enfin recouvert par une couche transparente, uns structure (fig. 360, b\ (ig. 361 , q) ; elle présente inférieurement Due slriation transversale très-fine ; on peut la considérer comme une eoucfac modifiée ii la limite du tissu fibreux, ou comme une membrane hyaline. Elle résiste, de même que plusieurs autres membranes de ce l»iire, a l'action des bases et des acides.

D'après les recherches récentesde Wertheim (3), )c follicule pileux ne !«rait pas arrondi à sa partie inférieure, comme on l'a admis jusqu'à ce jour, et comme le représente la fig. 360.

Les couches moyenne et externe se prolongent inférieurement en un cordon de tissu conjonciif qui s'élargit à son origine , sous forme de calice, et s'amincit ensuite de façon à conslituer une véritable tige. Cellen^i se recourbe ou bien se prolonge en ligne droite dans la direction du poil ; dans Tun et l'autre cas, elle parcourt une distance plus qu moins grandi-, pour se confondre enfin avec d'autres pédicules semblables, de manière à former un taisceau épais de tissu conjonctif.

Au fond du follicule s'élève la papille du poil (t); formée de tissu conjonctif fibreux peu développé et pourvu de noyaux , elle doit être considérée comme une papille sensitive modifiée de la peau. Elle est de forme conique ou ovalaire, toujours plus longue que large (elle peut avoir 0*".^^ de longueur sur 0",112 de largeur). Elle renferme dans son intérie«ir un réseau capillaire à mailles serrées (4) ; c'est à ses dépens que le poil ^c développe et se nourrit.

Remarques. — (1) Voy. rAnatomie générale de Hehle, p. 293» ainsi que soo Traita 4^ splanchnologîc, p. 17 ; Geruch, loc. cit., p. 537 ; rAnatomie microscopique de Kcluscs. ▼ol. II, I'* partie, p. 98, et son Traité d^histologie, 4* édition, p. i44; E. Rcisskb, Nuonulla de hoininis mammaliumque pilis. Dorpati, 1855, et son ouvrage : Beitrage lur Kennlniss der Haare, Conlribulions à l* étude des poils. Breslau, 1854; Reicbcrt, dan» Zeitschrifl fur klinischc Medizin, Journal de médecine clinique, io\. VI, p. \ : LriM-.. dans Reichert's und Du Rois-Rcymond's Archiv, 1859, p. 677; P. Cbafuis et Mouicaon. dans Touvrage de ce dernier : Untersuchungen zur Naturlehre des Menscbens, Beckerrkf^ sur Vhisloire naturelle été Vhomme^ toI. YII, p. 325. — (2) Kœlukbr, dans ZetLvhrift f. wiss. Zoologie, vol. I, p. 52, et Etlandt, Observationcs roicroscopicc de musculis on:»' nicis in hominis cute obviis. Dorpati 1850, Diss., p. 21 ; Henlb, dans Jahresbericht, .4nnuatrede 1851, p. 40. — (3) G. Wertiieim, dans Wiener Sitzùngsberichte, toI. L, p. V»i — (4) Gerlach, loc, cit., p. 545.

Le follicule n'étant qu'un cul-dc-sac du derme, la gaine externe de Ij racine (fig. 566, c, et 36i , e, f) doit être considérée comme un prolongement du réseau de Malpiglii. On ne sait pas encore au juste à qum correspond la gaîne interne de la racine (Gg. 360, dy et 361 , e, d).

En examinant l'orifice du follicule pileux, on voit que les couches c«*llulaires profondes de la partie adjacente de la peau descendent dans Tinterieur dti follicule, le long de ses parois latérales, pour former la ^inr interne de la racine. Ces couches sont composées de cellules petites. arrondies, pourvues de noyaux (iig. 360, c, fig. 361, e, et (ig. 562, r.i: leur nombre varie suivant l'épaisseur du poil. Quant aux cellules elle»mêmes, leur diamètre varie entre 0'°,0067 et O'",012. Les cellules de U couche la plus interne sont aplaties, celles de la couche la plus exteriit sont au contraire allongées, et rappellent celles de la couche cellulmire i y plus profonde du réseau muqueux de Malpighi. Nous avons vu que U gaine externe de la racine se continuait supérieurement avec les cellult-^ du réseau muqueux de Malpighi (1 ); elle se continue de même au fond du follicule (fig. 360, e)y avec les masses cellulaires du bulbe (k); cette fu<ion

i lien, da moins pour beaucoup de poils, tandis que dans d'autres

D'atteint pas te bulbe. La gaine interne de la racine {2) se

distingue, par son aspect transparent

{t fitreux, de la niasse opaque de la

^e externe, dont l'épaisseur est du

reste plus grande (fig. 560, d, lig. 36i ,

(, d). Elle se compose de deux cou-

dxes difTérenteB. La couche celluieuee

externe (lig. 361, d, Rg. 562, a), ou

^ine radiculaire de Uenle, se compose

de cellules allongées, arrondies, verticales, transparentes et dépourvues

de noyaux, de 0-,023 à 0",045 de

longueur; entre ces cellules on aper-

(oit de petites fentes longitudinales et

minces qui, par suite de la consistance

cassante de ta masse, s'agrandissent

rapidement à la moindre pression ou

MUS t'influence de la pliis petite déchirure. Par sa face interne, cette en-

tcloppe touche k nn tissu cellulaire à

une ou deux couches, qui a été obscrré pour la première fois par Huxley

ilig. 56i, r- et 362, b). Les cellules de ce tissu sont également transparentes, polyédriques; dans le gens de la Ion- [nieur, elles sont plus courtes et plus laides que les précédentes ; en épaisseur, leurs dimensions dépassent celles des éléments de la couche de Henlc (Hg. 36l,c, d). Mais il existe un caractère distincttf beaucoup plus importaot, c'est que les cellules de la couche de Huxley sont pourvues d'un noyau petit et mince, qui rappelle l'aspect que présentent les cellules un- Jtuéales lorsqu'elles sont vues de côté (Tig. 154). Vers le fond du follicule l'ilcux, la couche interne de la racine ne se compose plus que d'une seule couche de cellules transparentes et pourvues de noyaux, qui peuvent se continuer avec les cellules périphériques du bulbe. Du cdté de l'oritice du follicule, cette gaine se

4TS la gatne

Plg.361.-. SKlion II

diMeu-

*, eutiiule; e. coudm inlenie:

'i, coucbi

». gaine e>

ileroe ds In nriDPj f, couche péri-

phéciqae .

d« !• giiDc, coa,fo>ée d« «Uul»

.llmgte;

f, membrine vilreuMi du folli-

cuiti k tx

>. couche moYCDue ei eiienK' du

rolliculs.

474 TRAETË D'HISTOLOGIE ET imSTOCHIVlE.

brusquement au niveau des follicules sébacés ; sa ligne de démaroition est nette et dentelée.

RKMiitouES. — (1) Kriosk (article : Peau, p. 13S) t tu que, chei le n^re, )«• crlhil'' de la gaine citerne de h racine sont colorées en brun, ainsi que eellet da réMan mDqanii de UalpighJ (p. 175). —(S) La gaiue interne de la racine fut d'abord décrite par Heu (lor. cit., p. 302) comme une membrane homogène, perforée de troui; c'eat-Wif fenétrée. La consistance celluleuse de sa partie extérieure fut d'abord démontrée [ur KoBtJtAUSCH (Gollinger gelebrle Anieigen. Gotlingen, 1845, p. 333); H déclvi k" KraiiBe que toutes les fentes étaient des produits artilicicls. Miiilbt [London mcd. Gupt!'. noTcmber 184à) a étudié la partie interne de cette gaine. V'oj. encore KoiLUcaa, djR' HuUer's Arcbiv, 1846, p. 300; le grand ouvrage de Kieluier, p. 139, el Unix. d»a- Jahresbericlil, Ifapporl annuel, de 1850, p, 34.

Structure du poil. Nous arrivons maintenant à l'étude du poil propnment dit ; dans le bulbe, qui sunnonte la papille, on voit se continuer le» ,, couches cellulaires des gaines inlrme et

externe de la racine.

A l'exception d'une mince couche enveloppante, le bulbe pileux (Gg. 505. h est essentiellement composé de petite^ cellules arrondies, étroitement serréo les unes contre les autres, telle* que dou» les avons déjà rencontrées dans U gaine exta*ne de la racine (fig. 564, s). Ell''> •renferment des molécules incolore? i-u bien des granulations pigmenlaires di'!''. le nombre et la couleur varient suivant b coloration des cheveux.

Plus haut, la nature des cellule» subit une modification ; dans cette Iransfornution il s'établit une différence asseï tnnchée entre la portion périphérique el Li portion centrale; de là deux parties distinctes, la moise médutlaire (fig. ô05i> < '. la tttbstance cortiC4de (l}.

Les cellules de la substance eoiiii'dU' deviennent d'abord ovales, allongées : l< noyau conserve sa forme sphénqur pnmitive. Mais, en remaniant toujours pluhaut, on voit les cellules s'aplatir de pi-.:en plus, et se transformer en petites plaques de 0",045 et plus de longurar en m^mc temps le noyau s'allonge et s'amincit de manière i prendre la foniKd'un polit bùtonnct (%. 364,6). En remontant encore plus haut. juMfw dans ta région oïl la masse du poil a pris la consistance dure et mran du corps pileux, les cellules se présentent sous forme de petites plaqui->

tIarîiHi et tolliculc d

SYSTÈME PILEOX. 475

minces, très-plates, fusiformes et à contours irrégulierB (c, d); elles sont

très-allongées cl ont en moyenne U'jOS? de lonfpieur. Le diamètre trans-

Tersal est très-diminué et peut être réduit à

O'.OOiS. Les noyaux deviennent fusiformes, iS^'A

minces, allongés, et finissent même par dispa- ^ <^

railre. L'ensemble de ces petites plaques con-

stitue la masse corticale, mais leur union est

tellement intime qu'on ne se douterait \

leur existence en examinant un poil

(0^. 365 /). A l'aide de moyens mécaniques,

on arrive seulement à isoler de petits \ '

irréguliers couverts d'aspérités. A l'aide de

tains réactifs, et surtout de l'acide sulfuriq

on parvient à dissoudre ta substance unissante

et â séparer ces éléments cellulaires.

En examinant la substance corticale dans son , n,iiuie,du'i^iir*Bileu<- » ceipnsemble, on remarque qu'elle est imprégnée iuiwdu oerp. Jupoii *» «ivdune matière colorante qui varie suivant la u"uenieBit«r"sciiîe™i[û''îqu«; couleur du cheveu. Le cheveu est également ^, ?>*« «niciie iii>*o«iée en traversé par des siries longitudinales irréguliè- flii'^e''irMi'imk. ' '" ' " rement distantes les unes des autres, et qui

sont dues aux lignes de démarcation des petites plaques; elles peuvent être aussi produites par des traînées de granulations pigmentaires ; du reste, dans les cheveux do couleur foncée, on rencontre aussi des masses plus considérables de granulations colorées.

La consistance dure et résistante du corps des cheveux permet aux bulles dair d'y pénétrer; elles s'y trouvent souvent réunies en masses considérables ; elles occupent de petites lacunes allongées au centre des petites plaques du poil. Nous verrons bientôt que, dans la masse médullaire, on rencontre une accumulation d'air semblable, mais beaucoup plus considérable.

Nous avons vu, dans le paragraphe précédent, qu'à partir de la racine même du cheveu on rencontre une couche enveloppante mince et spéciale. Elle constitue, dans la partie supérieure du poil, l'épiderme ou la cuticule.

En examinant le bulbe pileux à sa base (fig. 363), on remarque qu'à partir du point oii ses cellules cessent de se confondre avec celles de la Raine externe de la racine, il est recouvert d'une double couche de petites cellules pâles, transparentes, pourvues de noyaux (<;). En remontant plus liaut, on voit que les cellules de la couche extérieure continuent à être courtes et épaisses, même quand elles ont déjà perdu leurs noyaux; on les retrouve jusque dans la partie supérieure du follicule ; mais, à partir de

iW TRAITE D'BISTOLOG[E ET D'HISTOCHIIIIi:.

ce point, elles disparaissent. Comme on a souvent tu cette couche détaché« du cheveu et adhérente à la gaine interne de la racine, on l'a comidftvr comme l'épiderme de cette dernière (1).

Les cellules de la couche interne ont plus d'importance ; elles ne cli>|<*raissent pas à l'orifice Ju follicule, mais continuent à recouvrir le corps do poil dans toute sa longueur; elles forment, par leur ensemble, à la surfa» du poil, un dessin transversal partîcuher. Ces cellules prennent une fonsf plus allongée dans la partie supérieure du bulbe, et leur position derteot de plus en plus oblique par rapport à la surface de cet organe. Peu à peu elles perdent leurs noyaux, s'aplatissent (lig. 5()3, /") et se transforment en un système d'ccailles minces, transparentes, fixées obliquement sur U corps du poil (fig. 364, e, {). Elles ont, en moyenne, de 0",024 à (T.ttUi de diamètre ; ces écailles sont placées les unes sur les autres, à la mani^rr des tuiles d'un toit, de telle sorte que chaque rangée de celhiles recomrf celte qui est placée immédiatement au-dessus, de manière à n'en laisser i découvert qu'un bord très-mince. C'est là ce qui donne lieu à un système de lignes transversales minces, onduleuses ou dentelées (Gg. 365 et 563. /i. reliées entre elles par d'autres lignes longitudinales, courtes et obliques, que l'on observe à la surface du poil ; elles forment, par leur ensemble, un véritable réseau (2). Sur le rebord latéral du poil on réussit quelquefois à isoler du corps pileui les bords supérieurs de ces cellules, qui apparaissent sous forme de petites dentj. Pour étudier ces cellules épidemtiques, on peut les isoler pai' la soude, et mieux encore par l'acide solfarique.

Il nous reste enfin à parler de la partie centrale du poil, c'est ii-dire Ar la moelle (5). Elle ne constitue pas une partie essentielle du poil: elir manque en effet dans les poils du dnvel. et souvent aussi on la voit manquer dans une étendue plus ou moins grande des chnrui. Cette substance médullaire apparaît lun' (orme d'une strie allongée qui ocrupe li* tiers ou le quart de l'épaisseur da che^e^ (Gg. 365in,n;fig.565).

Nous avons vu qu'à la limite du bulbe, et à la naissance du corps pileux, les reUnli-' de la couche corticale s'allongeaient et nmmentaient à se transformer en plaques carartéristiques; dans cette même région, la moelle présente plusieurs couchr» de grandes cellules de O'.OIS k O'.OSS do diamètre ; leurs bords «wit anguleux (fig. 365, k); bientôt elles se dessèchent et perdent leur noyani. En même temps il se forme dans l'intérieur de ces cellules un nonilrv considérable de lacunes qui finissent par se remplir d'air ; cet air pcnèln-. sous forme de bulles, qui, vu leur petitesse excessive, offrent l'aspecl oe granulations graisseuses ou pigmentaires (fig. 363, m) ; on les a, du rr-4e. longtemps considérées comme telles. Quand la lumière est vive, elle dooix-

à la moelle des cheveux blancs un reflet argenté, tandis que, dans les clieveui de couleur, la substance médullaire est colorée. On arrive, à Taide de moyens appropriés, à chasser l'air de la moelle, tout comme on parvient à en débarrasser une section polie d'os ; seulement, par la dessiccation, Tair ne tarde pas à venir remplir à nouveau les lacunes.

Rmarqces. — (i) Voy. le Traité de Kslliker, 3* édition, p. 142. — (2) Quand les rebords supérieurs des cellules épidernoiques sont plus fortement recourbés, les lignes tnnsTenales apparaissent plus larges. Dans les cheveux arrachés, ces rebords se recourbent souvent fortement en arrière vers le bulbe pileux, et présentent alors l'aspect de fibres transversales enveloppantes. Yoy. l'Ânatomie générale de Henle, p. 294, et son Happer t annuel de 1846, p. 60. — (3) La moelle est la seule partie du poil sur laquelle il existe encore des divergences notables d'opinions. C'est Griffith (London med. Gazette, 1M8, p. 844) qui démontra le premier la présence de Tair. Il ne peut plus y avoir de doute k cet égard. Steulih (Uenle*s und Pfeufer's Zeitschrift, vol. IX, p. 288) considérait la moelle conune un prolongement de la papille du poil, pénétrant dans le poil et composé de cellules ; ce prolongement, dans les parties mférieures, serait encore vasculaire et pourvu de ceUules molles, tandis que, plus haut, les vaisseaux s'oblitéreraient, les cellules se rétréciraient, et les vides ainsi formés se rempliraient d'air ; la moelle ne serait donc autre ctiose qu'un reste desséché de la papille. D'après Hbicbert, le reste desséché de la papille ne formerait qu'un mince cordon central au milieu de la masse médullaire, et serait^ par conséquent analogue à l'âme d'une plume. Chez les mammifères, la papille envoie, a la vérité, au milieu du corps du poil, un prolongement semblable qui monte très-haut et qui ensuite se dessèche ; mais, chez l'homme, ce prolongement parait trèsdouteux. La description que nous avons donnée dans le texte est générale ; elle est aussi l'expression la plus simple des résultats de l'observation. Il est probable qu'il y a souvent des communications entre les restes cellulaires, ce qui explique le renouvellement rapide de Pair. — Les cellules médullaires furent d'abord aperçues par Meyer (Notices nou- Telles de Frorip, vol. XYl, p. 49). A. Spiess (Uenle's und Pfeufer's Zeitschrift,, 3* série, vol. Y, p. 3) nie l'existence de ces cellules.

Composition chimique des poils. — Les poils sont rangés parmi les tissus cornés, de même que l'épiderme et les ongles ; on peut, en effet, à l'aide des alcalis, transformer tous ces corps en un mélange de substances albuminoîdes auquel on donne le nom de substance cornée ou kératine. Maïs, vu la texture compliquée des poils, ce résultat est encore moins important ici que pour les deux autres tissus, dont la nature est plus simple.

Les réactions microchimiques nous montrent que, dans le poil et ses enveloppes, les cellules récemment formées se composent de matières albuminoidcs (1). Les membranes sont en effet détruites par des agents chimiques assez faibles, tels que Tacide acétique et les solutions alcalines étendues ; ces dernières finissent aussi par détruire les noyaux. On observe ce fait pour le bulbe pileux, le follicule, le réseau muqucux de Malpighi et la gaine interne de la racine. Il en est tout autrement pour les couches cellulaires de la gaine interne de la racine et pour la cuticule épidermique (lu poil (excepté toutefois les parties inférieures de ces tissus, qui adhèrent au bulbe) ; là on trouve en effet une fixité apparente des éléments ; Tacide sulfurique et les solutions alcalines, même à Tétat concentré,

restent pendant un temps assez long sans agir sur ces cellules et ne K^s font même pas gonfler d'une manière sensible ; il est donc évident que ces cellules ont une composition spéciale. Les plaques cellulaires sèches et cornées qui forment la portion corticale du corps pileux, se séparent facilement les unes des autres sous l'influence de Tacide sulfurique. 1^ alcalis produisent un gonflement de la masse corticale ; en solution étendue et à chaud, ils la dissolvent.

Ces derniers agents ramènent également à leur forme première les cellules ratatinées de la substance médullaire.

Enfin la couche interne, transparente, du follicule pilleux possède, comme nous l'avons dit déjà, la fixité des membranes hyalines du tis&u élastique.

Les poils , préalablement gonflés , se dissolvent dans les solutions de potasse ou de soude caustiques: c'est là, comme nous l'avons fait remarquer, une analogie avec Tépiderme et le tissu unguéal. Quand on incinère les poils, on obtient les mêmes résultats d'analyse que pour les deux corp> précédents (2). Comme exemple, nous citerons la composition en cenlième^ tropvée par van Laer.

Az

La proportion de soufre (4 à 5 pour 100) parait très-considérable (ô-.

On n'a pas encore analysé la matière colorante qui imprègne la suIh stance corticale des poils ; on ne connaît pas non plus la composition du pigment granuleux de ce tissu. La graisse que l'on a extraite des poils, en quantité variable, semble se composer des combinaisons grasses neatn^ que l'on rencontre dans les autres parties de l'organisme. Cette grais^ est fournie en grande partie par les glandes sébacées.

La proportion de cendres est de 0, 54 à 1,85 pour 100. Outre des î<A^ solubles dans l'eau, on y trouve du phosphate et du sulfate de cliaui, «I** la silice (4) et de l'oxyde de fer (0,058 à 0,090 pour cent). Vauquelin a\iit indiqué également le manganèse, mais on n'en a point retrouvé dans K^ analyses les plus récentes. On a prétendu que le fer contenu dans les poil> influait sur leur coloration; ce n'est là sans doute qu'une pure invention.

Remarques. — (i) Pour la partie microchimique et la composition en géiMnl» vota Ii Chimie physiologique de MuLDER^p. 570 ; celle de Gordp. p. 592; le grand oiim^t- .i* Kœllirer, loc. cit. — (2) Des analyses ont été faites par Scherbr (Anoalen, vol. M . p. 55)etTA5 Laer (loc, ciL, voL XLV, p. 147). Von Bi^ra (Annalen, toI. XO'U p. » obtint, en faisant cuire les poils, Un corps impur qui rappelait li gélatine et qui doit f^ bablement être considéré comme une substance inttircellulaire. — (3) Déterminalioa . soufre par van Laer {loci ciU^ p« 178) et von BIbra (Annalen, vol. ICVl, p. ^1 — (4) Pour la silice des poils, toy. Gorupi dans les Annales, toi. LXYI, p. 3ili et dans *•' ouvrage, p. 602;

Distribuiion des poils. — Les poils sont répandus sur presque toute la surface du corps deThomme (1). Il n'y en a point sur la paupière supérieure, les lèvres, la paume de la main et la plante du pied ; ils manquent également sur la face dorsale de la dernière articulation des doigts et des orteils, sur le gland et la face interne du prépuce. Ils offrent, du reste, quant à leur masse, des différences très-considérables, comme le prouve la variabilité de leur diamètre, qui, de O'^fOlS, peut descendre à 0'°,0015, et moins encore. On trouve de petits poils lanugineux, minces et flexibles, et d'autres plus épais et assez roides ; on ne saurait cependant établir de distinction histo logique tranchée entre ces deux variétés. Les poils les plus épais sont ceux de la barbe et des parties sexuelles. La longueur de la portion libre du poil est aussi fort variable ; les petits poils lanugineux n'ont en effet que 2 millimètres à 4 millimètres de longueur, tandis que les cheveux des femmes atteignent 50, 40 et 50 centimètres de longucar* Beaucoup de poils, bien que très-épais, sont cependant fort courts; tels sont les sourcils, les cils, les poils du vestibule des fosse» nasales. L'état lisse ou crépu des poils dépend de la forme du corps du poil, dont la section transversale est circulaire dans le premi«* cas, ovale ou même réniforme dans le second.

Les poils sont isolés, réunis par paires ou en petits groupes. La direction oblique des follicules donne lieu à des rapports de position différents pour les diverses régions du corps. [Eschricht (2)»] Le nombre de poils que l*on trouve sur une même surface dans les différentes parties du corps, varie d'une manière très-considérable. Ainsi on a compté 295 cheveux sur le vertex dans l'étendue de 2 centimètres carrés, et on n'en a trouvé^ pour la même surface, que 59 dans la barbe^ et 15 sur la face antérieure de la cuisse. (Withof.) Il est inutile de faire remarquer que ces chiffres peuvent varier d*un individu à l'autre »

Les poils se distinguent par leur grande solidité et leur grande soti^ plesse* Ils peuvent supporter^ sans se rompre, des poids considérables, et quand la force d'extension n'a pas été trop forte, ils reprennent peu à peu leur longueur primitive. Leur consistance sèche et cornée leur permet de résister longtemps à la destruction (cheveux des momies). Ils attirent très' avidement l'humidité extérieure, c'est-à dire la vapeur d'eau répandue dans l'atmosphère. Le bulbe absorbe les fluides des tissus adjacents. A cette dernière propriété est dû le renouvellement des substances qui entrent dans la composition du corps pileux ; ce renouvellement n'est pas sans importance, comme le prouvent les cas où l'on a observé un changement rapide dan» la coloration des cheveux» La pénétration et l'accumulation de l^air dansla moelle coïncide avec un processus de dessiccation. Le corps du poil s^imprègne également de la graisse des follicules pileux» On peut, cotntne l^a très-bien ditHenlC^ juger, d'après la consistance des poils^

480 TRAITÉ D'HISTOLOGIE ET ITHISrUCHlMIE.

c esi-à-dire d'après leur rudesse, d'une part, cl leur aspect souple et bril* lant, de l'autre, de la structure de ces organes.

La nutrition et la croissance des poils se font de la même manière que dans les ongles (§ 100). Les cellules se multiplient» en se divisant, daas les parties inférieures et plus molles du bulbe pilenx ; ce phénomène est entretenu par les substances nutritives que fournissent les vaisseaux sanguins du follicule, et surtout ceux de la papille. On peut accélérer la croissance des poils, comme celle des ongles, en en coupant Textrémité supérieure ; c'est pour cela que Ton rase les poils de la barbe. Par contre, quand on ne les coupe pas, et qu'on les laisse croître naturellement, leur dimension atteint une certaine limite. Nous avons vu plus haut que l'ongle peut se régénérer complètement, tant que sa racine reste intacte. 11 en est de même du poil , aussi longtemps que son follicule n'est pas détruit ; cette régénération est très-active au commencement de la vie ; mais, plus tard, il y a également formation de nouveaux poils ; en effet, les sujets les plus sains perdent chaque année un nombre considérable de poils, dont la chute est due à la destruction de la racine.

Berthold a étudié en détail les phénomènes de croissance des poils, ainsi que ceux des ongles (3). Les poils grandissent plus rapidement de jour que de nuit, dans la saison chaude que pendant les froids, plus vite aussi quand on les coupe fréquemment. Les poils de la barbe, rasés toutes les douze heures, donneraient, par année, une longueur de 27 millimètres: si on ne les rasait que toutes les vingt-quatre heures, une longueur de 15 millimètres, et toutes les trente-six heures, une longueur de 12 millimètres.

Remarques. — (1) Voy. Eble, Die Lehre von den Baaren in der gesaromten organischen Natur, Histoire des poils dans la série organique^ 9 toi. Vienne, 1851; IIerle, Anatomie générale, p. 505. — (2) MttUer's Ârchiv, 1857, p. 57, — (5) Id.. 1850, p. 157. Les indications données par ëugel (Sitzungsberichte des \Viener Akademie, toI. XIX, p. ÎAOj sur raccroissement par bourgeonnement des poils à leur eitrémilé coupée, reposent sur une interprétation erronée. Voy. aussi Fôrster dans Yirchow's Archiv, ¥ol. XII, p. 569.

Développement des poiU. — D'après la découverte de Valentin (1), qui fut plus tard coufiritiée par Kœlliker (2), les premiers rudiments des poils se montrent chez Pembryon humain à la lin du troisième et au commencement du quatrième mois ; on aperçoit en premier lieu ceux du front et des sourcils. Les cellules du réseau muqueux de Malpighi prolifèrent (Hg. 366, b)j et forment des amas cellulaires (m) qui ont la fomio de massues ou de verrues, et dont la longueur est de U",045 ; ce$ amas s'enfoncent obliquement dans le derme et le repoussent. Ces cellule augmentent rapidement de nombre et de volume; leur masse prend un aspect piriforme. On remarque à cette époque une membrane mince, homogène, transparente, qui les enveloppe (i) ; c'est elle probablement qui constitue plus tard la couche transparente interne du follicule pileux.

STSTËHE PILEUX. «81

Le derme placé au pourtour de cette membrane se transforme peu à peu, et constitue les parties périphériques du follicule. Jusqu'à celte époque

du développement , les premiers éléments a , .

des poils et des glandes sudoripares (g 200) •■-.i. ^

sont tout à fait analogues.

Au début, tout cet amas cellulaire semblait homogène et solide ; mais bientôt une distinction commence à s'établir entre la partie centrale et la couche périphérique. La première forme le poil et „. „. n. -, -, .. ^

; T . ' , , . , ' , F ig- a66- — Première elmiehe du poiJ clie»

lagame interne de la racme; la seconde uneinbrioa humiia de quiin moii. œnstitue la gaîne externe. Les cellules ■,*, ™iciies*pidermi<|ue-.; «,«. ««uie*

, . ,",, , , .du poilembrionmite; i.enietoppe lij»-

des gamcs s allongent transversalement, une qui let rnoum.

tandis que celles de la partie centrale du

poil croissent dans le sens de la longueur. Tel est l'état de développement

du poil dans la dix-huitième semaine de la vie intra-utérine, époque à

laquelle les amas de cellules ont déjà atteint une longueur de 0'",22 à

A ce moment, la masse centrale est élargie à sa partie inférieure et terminée en pointe supérieurement ; elle a donc une forme à peu près conique. Bientôt une nouvelle division commence à s'établir ; la couche corticale de cette masse, qui doit former la gaine interne de la racine, coDunence à devenir transparente, hyaline, tandis que la partie centrale, destinée à former le bulbe et le corps pileux, continue à garder sa couleur plus foncée. On commence alors à reconnaître la papille du poil ; mais on n'a pas encore expliqué son mode de formation.

Ainsi se trouvent constitués les premiers vestiges du poil proprement dit ; il est d'abord court, et pourvu d'une gaine interne très-épaisse, mais on n'y reconnaît pas encore la substance médullaire. Peu à peu le poil s'allonge et pénètre entre les cellules inférieures de l'épiderme, qu'il perfore directement après avoir parcouru un trajet oblique.

Les autres poils se forment d'une manière analogue. A la fin du sixième mois, ou au commencement du septième, tous les poils ont perforé l'épi* derme.

Les poib qui se sont ainsi développés sont minces et transparents. Après la naissance, l'ancien poil se détache du follicule qui en engendre un nouveau. C'est encore à Kœlliker que l'on doit la démonstration de cet intéressant phénomène (iig. 567). On voit d'abord la masse du poil se détacher de sa papille, puis le rudiment d'un nouveau poil prend naissance dans cette dernière, sous forme d'une masse conique {A, m) ; audevant se trouve placé l'ancien poil, qui a été détaché de sa hase, el qui a |>ris une consistance cornée jusque dans son bulbe (d, e\. Ce rudiment, d'abord homogène (A), présente ensuite un bulbe {B, f) et un corps {b, h] avec uae gaine radiculaire interne (y) ; cette transformation est tout à lait analogue à celle que nous avons appris à connaître pour les pre-

miers poils du fœtus. A cette époque, la gaine interne de la racine de Tancien poil disparaît (B, d, e) et le nouveau poil, avançant toujours, finit

par se faire jour près de Torifice du follicule, à côté du premier poil qu*il pousse au-devant de lui ; ce dernier finit par tomber, et le nouveau poil occupe alors seul le follicule.

Il est probable que chez l'adulte la régénération des poils se fait d'une manière analogue. On ne sait pas encore si, à une période ultérieure de la vie, tout le poil, avec son follicule et U gaine externe de la racine, est susceptible de se reproduire à nouveau. On observe, par contre, des néoformations pathologiques de poils et de follicules qui se développent dans des circonstances singulières. On en rencontre sur les mu-

Fig. 367. — Cils d'un enfanl tfun an avec quCUSës, mais c'cst là UU phénomène

formaiion d'un nouveau poil au fond du très-rarc i OU OU trouvc aussi SUT la fa»*e

follicule. . '

A. degré antérieur cl B. degré ultérieur de sterne de bcaucoup de kystcs de b

développement, a, gaine externe de la ra- peaU OU dc TovairC, doUt IcS paTOis UUl

cine ; g, gaîne interm; ; d, bulbe et e, corps l . , ■

de l'ancien |)oii ; f, glandes sébacées ;ikcon. la consistancc cutance et reniermeot,

duils excréleurb des glandes sudoripores; non-seulemeut dcS poils Ct deS ^ollicule^

c,cul-de«£>ac inrundibuliforme u la base du ,, , . '

rudiment du nouveau poil m. Celui-ci est Sebocés, maiS CUCOre dcS glaudes Sudv^

=,'r£l'ÏW?e B*:: M^&i ripares (5). La transplantotion des Hbulbe f, ic corps pileux ^ et U pointe k. pourvus de Icurs folUcuIes, réuï^ît |>ar-

faitcment.

On ne saurait dire si les poils se régénèrent à une époque avancée do la vie. U est vrai qu'en examinant les follicules, on rencontre très-fréqueiument des poils qui sont destinés à tomber ; ils se sont détacliés de leur papille, sur laquelle on peut reconnaître de nouvelles cellules el du pi.:ment. Le bulbe lui-même est décomposé en fibres et présente l'aspect d'un balai; comme le poil entier, il pâlit et a perdu son pigment. Au-dessus ti» bulbe on remarque un rétrécissement plus ou moins allongé des gaine» d*la racine et du follicule. Au niveau de ce rétrécissement on peut renom* trer un petit poil de nouvelle formation ; mais ce fait ne se produit qut très-rarement. [Werlheim(4).]

Remarques. ^ (i) Entwicklungsgeschichtc, Hiêtoire du développement, p. S7r>. — (2) ZeiUchrift f. wiss. looiagief Journal de zoologie scientiliqvey vol. II, p. 71. Vov. en c4j! •* Smosi, dans Mtiller's Archiv, 1841, p. 561; Steiklin (Henlc*s und Pfeufer*s Zeiln-hn *. vol. IX, p. 288); Reissner, loc, cit. ; Remak, /oc. ct7., p. 98, el Lakgek (DeoLKhr ; :i der Wiener Akademie, Mémoires de l'Académie de Vienne^ vol. 1, II' partie, p. I'-. !••résultats obtenus par ces derniers observateurs s* écartent beaucoup de la dt*s<Tipti«Mi »p nous avons donnée dans le texte. — (3) Les poils ainsi formés sont en partie de> }*» il< lanugineux et en partie des poils phis épais et d'une longueur considérable. On peui I >

Irouver détachés dans le kyste, sous forme de glomérules ou de tresse. En examinant l'outre, nous verrons du reste que les éléments glandulaires de cet organe se dévelop- ()ent aux dépens du feuillet corné du blastoderme, ce qui explique ces productions. — (4) Lo€. dL L^auteur croit qu*il y a une formation nouvelle complète du corps et du follicule pileux.

Les tissus que nous avons décrits jusqu'à présent se réunissent entre eux d*une manière très-variable, et sous des aspects extérieurs très-divers, pour constituer les différents organes ou appareils du corps. Les organes, dont les fonctions générales sont déterminées par les fonctions particulières des tissus qui les constituent, sont encore bien plus difficiles à classer que les tissus eux-mêmes (§ 64), d'autant plus qu'on ne saurait dire d'une manière nette ce qu'il faut entendre sous le nom d'organe. Si l'on compare les différents appareils de Torganisme, on trouve qu'ils diffèrent du tout au tout par leur texture. Quelques-uns d'entre eux sont fort simples, et ne sont constitués que par un seul tissu ; tels sont, par exemple, les ongles, le cristallin, le corps vitré. Mais d'autres organes sont formés par la réunion de plusieurs ou même de tous les tissus qui entrent dans la constitution du corps. Comme exemple, il suffira de citer l'appareil de la vision. Nous pouvons donc ici, comme pour la classification des tissus, nous servir systématiquement du caractère de la texture simple ou composée. Mais ici, moins encore que pour les tissus, nous pouvons maintenir rigoureusement ce principe dans toute la série des organes.

Les anatomistes ont généralement réuni les organes du corps en systèmes. On comprend sous le nom de système un ensemble de parties semblables ou de même espèce. C'est ainsi que l'on a formé les systèmes nerveux, musculaire, osseux, vasculaire, etc. On décrit cependant aussi le système di- ;?estif, le système de la génération, bien qu'il n'existe aucune analogie de coinposition entre les différentes parties qui forment le tout. Si donc on compare les classifications indiquées dans les différents traités, on trouve des divergences très-notables (1 ) .

Il serait peut-être préférable d'adopter un principe physiologique comme hase de classification de la troisième partie de cet ouvrage, et de suivre l'ancienne division des organes, en organes de la vie végétative et organes de la vie animale. 11 est vrai de dire qu'ici encore la ligne de démarcation n'est nullement nette, et que nous trouvons un grand nombre d'états transitoires, ce qui résulte de l'admirable enchaînement de toutes les parties de l'organisme. Ainsi les nerfs et les muscles peuvent faire partie des appareils de la vie végétative , et , inversement , les vaisseaux sanguins et lymphati^ ques, les glandes, etc., existent dans les organes de la vie animale.

En partant de ce dernier point de vue, on arrive à réunir un certain /îoinhre d'organes reliés entre eux par une fonction physiologique plus générale qui leur est commune ; c'est cet ensemble que l'on comprend sous le nom d'appam/. II peut arriver que les mots système et appareil

désignent une seule et même chose, par exemple les portions osseuses, musculaires et nerveuses du corps; mais ce faitn*est pas général. Ainsi, d'apn^ notre manière de voir, il y a un appareil digestif et un appareil respiratoire, mais il n'existe ni système digestif ni système respiratoire. Nous distinguerons donc :

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