‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 123 sur 489 · FORMULE GÉNÉRALE DU DISPOSITIF MOTEUR TERMINAL · texte numérisé non relu

FORMULE GÉNÉRALE DU DISPOSITIF MOTEUR TERMINAL

termine à la surface des faisceaux, au contact de leur substance contractile, par des tiges plus ou moins nombreuses résultant de ses branchements plus ou moins multipliés, mais toujours libres k leur extrémité. Ces tiges terminales se dégagent toujours d'une arborisation cylindraxile nue, dont les branches sont accompagnées par des noyaux deRemak. Voici maintenant les variations en marchant du complexe au simple : — a) Les tiges terminales fibrillaires, et l'arborisation cjiindraxile nue sont étalées ensemble k la surface du faisceau sous le sarcolemme; il y a dans ce cas une semelle de Kûhne; c* est la plaque motrice complexe, celle du Lézard. — bj Les tiges terminales et une portion de l'arborisation cylindraxile sont sous le sarcolemme ; hors de lui, l'arborisation cylindraxile se poursuit jusqu'k la fibre mère k moelle, avec ses branches entourées de myéline ; il n'y a plus de semelle de Kiihne: c'est la terminaison chez la Grenouille, avec son buisson de Kiihne k branches filles myéliniques. — c) Les tiges terminales et une portion de l'arborisation cylindraxile nue sont sous le sarcolemme; le reste de l'arborisation cylindraxile, qui ici reste nue jusqu'k la branche nerveuse mèrek myéline, est extérieure au sarcolemme: c'est le cas chez la Salamandre et le Triton. — d) Les tiges terminales seules, réduites k une tige unique quelquefois, sont engagées sous le sarcolemme. L'arborisation cylindraxile est restée tout entière au dehors. Ses branches atteignent alors souvent le faisceau primitif en divers points de sa surface assez éloignés les uns des autres : c'est le cas chez la Tortue grecque. Dès que tiges terminales et arborisation cylindraxile ne sont plus renfermées ensemble et en totalité sous le sarcolemme, il n'y a plus de semelle granuleuse ni de noyaux fondamentaux dans l'éminence terminale. Telle est la formule générale de la constance et des variations du dispositif.

Cette formule est simple ; on peut la simplifier encore en supposant, comme je l'ai fait déjk plus haut, qu'on étire par la pensée une terminaison motrice complexe telle que celle du Lézard, de façon k la dégager plus ou moins complètement du sarcolemme. On entraîne d'abord au dehors de celui-ci une partie de l'arborisation cylindraxile; et selon qu'on revêt ou non les branches de myéline entre la fibre nerveuse mère et le faisceau primitif, on obtient la terminaison motrice de la Grenouille avec son buisson de Kûhne k rameaux myéliniques ou celle du Triton ou de la Salamandre. Si l'on va plus loin et qu'on ne laisse plus, sous le sarcolemme, que les tiges terminales et éventuelTlement l'extrémité des branches cylindraxiles, on obtient la terminaison motrice particulière aux muscles striés des chéloniens. — En réalité, ces diflFérences répondent k la fixation du mouvement de jonction des fibres nerveuses aux cellules musculaires k l'un quelconque de ses stades, puis k l'achèvement du dispositif terminal sur le type particulier k chacun des stades du développement où cette fixation

Page 1