CORPUSCULES DU TACT
élastique du bourrelet âDDulaire, doublée de la masse sanguine incompressible enfermée sous tension dans le sinus lorsque le poil tactile est en érection (voy. à ce sujet t. II, p. 331).
Aussi, les poils tactiles sont-ils des agents de perception extérieure très délicats que Ton ne peut supprimer, chez les animaux, sans compromettre profondément des fonctions souvent très importantes. La preuve la plus convaincante en a été donnée par Jobert. Si Ton rase les poils tactiles de Taile d'une Chauve-Souris, l'animal ne peut plus diriger son vol régulièrement, quand bien même sa vue est restée intacte. Le vulgaire sait, du reste, qu'en arrachant les yibrisses d'un Chat on le rend incapable de chasser jusqu'à complète régénération des poils tactiles.
Un fait qui montre bien que les bourgeons et les ménisques tactiles des branches nerveuses intra-épithéliales répondent à un simple perfectionnement des terminaisons flbrillaires simples, c'est que les uns et les autres ne se développent que secondairement. G. Rbtzius a en effet figuré, chez de très jeunes animaux, toutes les branches nerveuses terminées par des arborisations âbrillaires simples.
TerinlaAl*on« tacUles IntcrsliUelles, corpnsciilcs et disques tmeiUeu
— Avant d'étudier les corpuscules du tact de l'Homme, qui sont les véritables oi^anes différenciés du toucher, il convient d'examiner d'abord ceux beaucoup plus simples de la langue et du bec des oiseaux (fîg. 779), parce qu'ils donnent la clef du dispositif général de ces terminaisons, toutes comprises non plus dans l'épiderme, mais dans le derme. Comme Merkel (1) et Ranvier (2), je prendrai pour type les corpuscules de la langue et du bec du Canard, extrêmement nombreux dans le bourrelet marginal du bec supérieur et dans les coussinets latéraux de la langue (3).
(1) MfîRKELj Tâstzellen u. Tastkdrperchen bei den Sàugethieren u. beim Menjiehen (Àrch. /V iuikrûsk, Anatomie^ t. XI, 1875).
(2) RjitfviCBj Traité technique d^histologie, 2« édition, p. 695.
(3) La forme la plus simple et la plus typique des corpuscules terminaux du tact est calle qae Ton observe dans la langue et le bec de certains oiseaux. Ces corpuscule* oot Ole étutliéa par un grand nombre danatomistes. Lbydig, Grandry, Goujon, en oDt indiqué successivement h structure chez le Pigeon, la Bécasse, le Canard, le Perroquet et «^ertaiDa passereaux. Merkkl a repris celte étude dans le bec du Canard domestique. Iji connaissance de la disposition exacte aifectée par la terminaison nerveuie e^t néanmoins due à Ranvibr qui, dans une note insérée aux Comptes rendus dit V Académie des Sciences (décembre 1877), a fait faire le pas décisîfà la queetJoii.
Le derme de la muqueuse linguale du Canard, et celui qui revêt latéralement en dedans le bec de cet animal, est rempli de terminaisons nerveuses. Ces dernières mni de deux Qr<lrf!# : les unes se font dans des appareils analogues aux corpuscules de Pacini;leâ autres se font dans les corpuscules tactiles particuliers que nous prenons pour type. Les nerfs, composés de fibres à myéline, rampent dans le derme sous forme de troncs de petit volume. Arrivés dans les parties superficielles, au voisinage