DEVELOPPEMENT DES CORPUSCULES DE MBISSNEU
né, à nu petit bouquet de Fischer occupant le sommet des papilles et dont les branches s'étalent horizontalement au-dessus d'un petit îlot de cellules rondes, qui semble à la fois le soutenir et le presser contre la vitrée. Cinquante jours après la naissance, le bouquet ter minai a pris un grand développement et on trouve des cellules rondes dans récart de ses branches. « Au sixième mois, le lobe supérieur des corpuscules composés a pris sa forme définitive ; il est bien limité et, dans son intérieur, on aperçoit un certain nombre de bouquets terminaux séparés les uns des autres par des cellules qui sont légèrement aplaties transversalement. » Puis il se forme un second lobe au-dessous du premier delà meme'manière. Les corpuscules du tact se développent donc ici de haut en bas, entre la vitrée et le derme. C'est pourquoi, contrairement à ce qu'on observe pour ceux des oiseaux, tous, simples on composés, touchent cette vitrée par leur extrémité supérieure. A mesure que l'enfant avance en âge, les cellules de soutien, d'abord nombreuses entre les branches de l'arborisation à l'intérieur du corpuscule^ sont rejetées à sa périphérie et finissent par devenir à peu près toutes marginales. Elles ont évidemment, comme le fait remarquer Ranvier, la même signification essentielle que les cellules globuleuses des corpuscules du tact des palmipèdes. Ce sont des éléments conjonc tif§ différenciés en cellules de soutènement, et non pas des cellules nerveuses terminales comme le soutenait Merkel (1).