GORPUSCULK DE MALPIGHI PRIMORDIAL, ENTONNOIR UNIQUE
glomérulaire trèsilargement développé, occupant la cavité centrale de rampoule. Du pied de ce bouquet de capillaires artériels, il part
e.cap
FiG. 944. — Cojpe transversale du corps de Woltf d'un embry en ce Mculor. ce 17 raillimctres de long, i assant par un corpuscule de Malpighi primordial. — Fixation par le liquide de Millier. Coupes en série. Coloration au carmin aluné. — (Ocul. i, obj. 4 de Reichert; chambre claire.)
/7, aorle; — a\ petite artère éznnlgenle embryonnaire, commandant le glomérule ^, dont on voit les capillairea, sectionnés en divers sens, remplis de globules rouges à noyau; — i, entonnoir unique, ù épithélium formé de hautes cellules cylindriquos; — e.cup, endothclium pariétal de la capsule du glomérule; — c*, canalicules contournés (sécréteurs) coupés en divers sens; — es, capillaires sanguins interposés aux canalicules contournés; — C, canal de Wolif i épithélium prismatique bas; — c'c', canalicules intermédiaires et collecteurs, revêtus du même épithélium que le canal de Wolfl'; — e, épithélium pleuro-péritonéal de la région qui a fourni les entonnoirs péritonéaux, encore indiqués par dts feslons, mais rentrants et entiérementoblitêrés; — 0',endolhélium péritonéal de la région externe du corps de Wolff; — <, tissu conjonctif embryonnaire de la région antéro- interne du corps de Woltf; — C, tissu conjonctif de la région poatêrointerne; — r,v, jurande veine émulgente embryonnaire, et ses veinules afférentes loi ramenaot le sang des capillaires intertobulaires.
comme des rejets des anses vasculaires pariétales, qui forment des réseaux ou des franges papilliformes sur lir partie de la capsule
CANALIGULBS WOLPFIENS RBGONDAIRBS. 1531
répondant à Tinsertion du glomérule, etàTopposite de Tentônnoir. Au voisinage de ce dernier, les vaisseaux pariétaux communiquent avec les capillaires occupant les intervalles des tubes contournés. C'est de ce dernier réseau que partent les capillaires veineux. Tous les vaisseaux sont d'aileurs ici du type fœtal (flg. 944).
Le corpuscule de Malpighi n'a qu'un seul entonnoir, etconséquemment il ne répond qu'à un seul canalicule wolffien. L'entonnoir est évasé ; il étale largement sur le col de la capsule son épithélium prismatique, prolongement du canalicule wolffien correspondant. Après un certain trajet sur la paroi interne de la capsule, la hauteur des cellules épithéliales décroit rapidement, et l'épithélium se poursuit sous forme d'une rangée de cellules endothéliales pour for'mer le revêtement pariétal capsulaire. Ce revêtement se réfléchit — autant que j'en ai pu juger — à la surface des anses vasculaires pariétales et du bouquet glomérulaire central sous forme d'une ligne de cellules endothéliales d'une minceur extrême. Toutefois, je n'ai jamais réussi à les imprégner de nitrate d'argent.
Dans les coupes faites par le travers du corps de Wolfi* un peu audessous de son extrémité antérieure, on voit que d'une seule et même capsule, il part deux ou même trois entonnoirs répondant à la formation de canalicules wolffiens secondaires. Il est en même temps aisé de se rendre compte dé la façon dont se forment les loges secondaires qui subdivisent la capsule et transforment le corpuscule de Malpighi, primordial et simple, en un autre complexe et renfermant un glomérule pectine. Les vaisseaux en voie de croissance commencent par dessiner un fioccule à l'oppositede chaque entonnoir secondaire. Puis, du pied de ces floccules poussent comme des rejets d'autres vaisseaux contenus dans une lame de tissu conjonctif jeune et répondant à la cloison et aux anses vasculaires pariétales. L'union des cloisons avec le plancher de la capsule commune s'effectue secondairement. C'est pour cela que, tant dans le corps de Wolflf du Mouton et deTHomme que dans le rein wolffien de la Lamp<*oie, le point d'union de la cloison avec la capsule dans l'intervalle des entonnoirs consiste en un tout petit pont cellulo-vasculaire, formant l'extrémité d'un gros épanouissement de capillaires artériels ou plutôt d'une espèce de glomérule plus étroit que le central, et grefie sur la capsule par sa portion libre. — (Voy. fig. 937 et fig. 938).
De ce changement résulte le glomérule pectine (fig. 945). Sur les coupes longitudinales du corps de Wolfi", on voit les glomérules répondant à chaque entonnoir, et les petits systèmes vasculaires des cloisons parfois presque aussi développés que les glomérules, se projeter comme les dents d'un peigne tous de dedans en dehors. Par leur pied et par l'épaisseur des cloisons, ces systèmes communiquent entre eux p^ des anastomoses. Quand il y a cinq ou six glomérules pectines super-
QLOMÊRULB PECTINE DU CORPS DE WOLPF DU MOUTON.
posés au contact, la portion supérieure (antérieure) de chaque corps de WolflF ressemble alors tout à fait par son système vasculaire au rein d'une Lamproie. La différence consiste en ce que les corpuscules
FiG. 945. — Coupe longitudinale de Textrémité antérieure du corps de Wolffd'uû embryon de Mouton long de 17 millimètres. — (Même préparation quedaosla figure 944.)
c, tissu mésodcrmique embryonnaire limité par une rangée ee de cellules endolhéliformes te;
— e'o\ épithèlium du cœlome, formé de cellules cubiques continuant à la surface antérieure et externe du rein Avolfflon la rangée de cellules endothéliformes ec; — a, Taisaeau sanguia embryonnaire du tissu conjonctif de la masse intermédiaire au sein de laquelle ont pris place les éléments du rein woIfAen; — C,Cf le glomêrule pecliné avec les cloisons incoioplèlM répondant à ses loges; — PiP\ Hmilea de la capsule générale du corpuscule de Malpighi gésoi à glomérulo pectine: — p\ cloison qui sépare du suivant ce corpuscule de Malpighi; —ayantes cenlrnles, flocculeuses, du glomêrule pectine; — ap, ses anses pariétales â la surface Jes cloisons; — gp^ disposition générale du bouquet glomérulaire dacs un corpuscule de Malpighi moins complexe que celui situé au-dessus. — On ne voit pas les entonnoirs s*ouTrir dans les loges du corpuscule de Malpighi géant, parce qu^ils abordent tous ce dernier transversalemeat;
— te, to, tubes wolffiens contournés; — 6, canaux callecteurs; — eit^ capillaires sanguins intertubulaires, occupant seuls les espaces inter-tnbulaires et renfermant des globules rouges à no}» isolés r, ou réunis en amas par suite de Taction du réactif fixateur.
de Malpighi primordiaux, biea que rapprochés et même serrés les uns contre les autres, ne se sont pas fusionnés et restent chacun enclos par une capsule distincte (voy. fig. 935).
Le tissu conjonctif accompagne les rameaux émulgents partis de