CAPSULE DE BOWMAN — ENDOTHÉLIUM PARIÉTAL
lium continu; caria surface du glomérule, imprégnée d'ai^ent, ne montre aucun dessin endothélial.
Capsule de Bownian. — Tous les corpuscules de Malpighi sont limités par la capsule de Bowman, sphérique (fig. 950, e), perforée à Tun de ses pôles pour laisser passer l'artériole afférente et Tartériole efférente parallèles Tune à l'autre ence point, etouverte au pôle opposé répondant au coldw corpuscule de Malpighi. Cette capsule est formée par une membrane vitrée sans structure, unilaraellaire et se prolongeant sur le col pour former la membrane propre du tube contourné correspondant. Elle fait corps avec le parenchyme rénal dont elle est séparée par une rangée de cellulesconjonctives ou une mince assise de tissu connectif lamelliforme. C'est de cette formation conjonctive péri -capsulaire que proviennent, dans les inflammations chroniques du rein, les lamelles multiples dont paraît alors formée la capsule.
A sa face interne et surtout son pourtour, la capsule est revêtue par un endothéliuni ou plutôt par un épithélium endothéliforme, résultant de la transformation de Tépithélium pariétal de l'ampoule primitive du corpuscule de Malpighi. Imprégné d'argent, cet endothéliuni se montre composé de grandes cellules à bords rectilignes si la capsule a été imprégnée et 6xée tendue, légèrement sinueuses si elle a été imprégnée dans l'état de retrait parliel. A chaque plaque cellulaire correspond un noyau plat comme celui des endothéliums, souvent situé excentriquement à droite et à gauche d'une ligne de ciment, la touchant presque. Quand donc, dans les préparations d'un corpuscule de Malpighi non imprégné d'argent, on voit le long de la capsule de Bowman des noyaux endothéliaux géminés, il ne faut pas conclure à une inflammation ayant suscité une multiplication de ces noyaux. On est, au contraire, en présence d'une disposition normale, typique. Sur les coupes faites après durcissement par n'importe quelle méthode, les noyaux du revêtement pariétal de la capsule font relief à la surface de celle-ci, tout comme ceux des cellules endothéliales des vaisseaux lymphatiques.
L'endothélium ne se réfléchit pas à la surface du glomérule ; la capsule de Bowman n'a donc pas de revêtement viscéral. Il ne semble plus qu'on ait affaire ici k l'extrémité d'un tube tournée en séreuse. Cette particularité, qui de prime abord semble séparer absolument le corpuscule de Malpighi du rein définitif du corpuscule de Malpighi primordial du corps de Wolff à glomérule pectine (fig. 951), a appelé l'attention des histologistes et suscité beaucoup de controverses (1).
(l) SGawEiGQER-SEiTyjiL ( Die Niere des Menschen und der Saûger^ Halle, 18^) a beaucoup insisté sur Texistence d'un épithélium à la surface du bouquet giomérulaire dans les premiers stades du développement, comme preuve qu'il existe un revêtement analogue dans le rein adulte. Gomme on le voit par le texte courant, j<
RBVÊTICMENT PLASMODIAL DB LA SURFACE DU OLOMÈRULK.
D'une part, comme je l'ai montré avec Hortolès, la méthode de l'argent ne met en évidence aucun revêtement endothélial à la surface du glomérule ; d'autre part, on voit dans le rentrant des anses de celuici des noyaux plats, qui ne sont pas compris dans la paroi des capillaires, mais sont distincts de celle-ci. Toutefois, ils font corps avec elle et, parles méthodes de dissociation, on ne peut les en séparer ni montrer qu'ils fassent ^ partie de corps cel- l#^^ lulaires à limites dé ^ terminées . — En réalité, ils sont plongés dans une lame mince et granuleuse de protoplasma, que met en évidence la teinture d'argent à la surface du glomérule. Et il faut simplement conclure qu'à la surface du glomérule, non seulement répithélium deTampoule primitive a été réduit h l'état endothélial , mais encore qu'il a été ramené à la constitution d'un endothélium embryonnaire, plasmodial et dans lequel l'individualisation du protoplasma en corps cellulaires distincts autour de chacun des noyaux soit ne s'est pas effectuée, soit n'a pas subsisté. — De ces deux hypothèses, c'est la seconde qui me paraît la plus légitime. En effet, elle est corroborée par des faits qu'on peut constater aisément dans les corpuscules de Malpighi du rein définitif fœtal (3® mois chez l'Homme).
Revenons un instant à ces corpuscules de Malpighi fœtaux : — Les tubes contournés s'ouvrent alors dans l'ampoule du corpuscule par un
suis bien de son avis; mais je ne puis adopter la manière de voir de certains auteurs qui ont prétendu mettre en évidence un épithélium ordinaire à la surface duglomé* rule, et même en avoir isolé les éléments cellulaires. — Voy. à ce sujet : Isaac (Anat. der Niere, tiré du New-York Journal, in Schmidfs Jarhrb, 1857); Kôllirbr, Histologie humaine^ 2» édit. franc, p. 650; Seng, Centralblatt, 13 janv. 1873).
Fia. 951. — Une portion d*un des bourgeons vasculaires du glomérule pectine du rein wolffîen de la grande Lamproie. Fixation par le liquide de Muller. Coloration par réosine hématoxylique. — (Ocul. 2, obj. 9 à immers, homog. de Nacbet; chambre claire.)
ve^vc, capillaires sanguias du bouquet gloméruiaire coupés en travers ou obliqnemont : ils renferment des globules rouges nucléés g; — e^ noyaux endothéliaux de ces capillaires; — c, cloisons occupées par des capillaires non sectionnés et dont le relief étroit est vu par transparence; — ev, endothélium viscéral de la capsule, réfléchi à la surface du bouquet gloméruiaire et y formant un revêtement continu.
EPITHÉLIUM A LA SURFACE DES GLOMÊRULKS FŒTAUX.
entonnoir. Sur les parois de celui-ci, répithélium strié se prolonge en s abaissant(fig.952)pour nese réduire à l'état endothélial qu'assez loin, au voisinage du pied du bouquet glomérulaire placé à Topposite del'en-
Ftg. 952. — Un corpuscule de Malpighi et son gloniérule en voie de développement, pris dans le rein définitif d'un embryon de Mouton long de 43 millimètres. Couper faites en série après inclusion dans la paraffine. Coloration au carmin aluné et à l'éosine. Baume au xylol — (Ocui. 1, obj. 8 de Reichert; chambre claire.)
cpf capsula du c^rps de Malpighi; — ê, t^pilhéliura du canal oontouroé correspoodant, prolongé sur \x face interne de la « apsule et lui formant un revêtement de cellules hautes^ s'ahaissanl progressivement à mesure qu'il s'approche du giomérule; — r<y, vaisseaux sanguins embryonnaires, v'g\ l'une des deux arlèriolcs pmbrvonnaîres du glomrrule; — trg^ lissu conjonctif du glomorule; — ê^ épilhcHura déjà très modifié de la surface du glomérule : il te reconnaît surtout à la série de champs poly^jonaux répondaot à sa ligne d'insertion batale, et il part de cette ligne une série de pédicules répondant aux pieds rompus dos cellules caduques ; — tc^ t'c\ canalicules contournés du rein fœtal coupés en travers et obliquement; — lej^ tissa ooDJonctif jeune intertubulairc; — c/, cellules lymphatiques occupait, avec les vaisseaux sanguins embryonnaires, h tissu conjonctif inter-lubulaire.
tonnoir. Puis, sur le pied et les côtés du glomérule, ce qu'on voit, tant sur le plein des anses que dans les creux séparant leurs festoos consécutifs, ce sont des cellules cubiques dont beaucoup (surtout sur le plein des anses) ne tiennent à la surface du glomérule que par un pied rétréci et très grêle. De cette façon, elles ressemblent à une série de