ANCIENNES CONCEPTIONS DES LYMPHATIQUES TESTICULAIRES
par osmose pour devenir la lymphe proprement dite. L'endothèlium joue le rôle d'une membrane dyalisante capable d'opérer sur le liquide dyalisé une véritable sélection, car la lymphe des canaux n'est pas exactement la même que celle des espaces conjonctifs. Les vaisseaux lymphatiques sont comparables à des drains plongés dans ces espaces et destinés à ramener à la circulation générale le plasma dialyse à travers Tendothélium sanguin, après que ce plasma a cédé aux tissus
FiG. 982. — Schéma du dispositif des vaisseaux lymphatiques dans le testicule du Lapin (ic«- type). (D'après Gl. Regaud.) — Voy. la légende de lafig. 98i.
certains matériaux nutritifs et s'est chargé, en retour, de leurs déchets excrémentitiels.
Ces faits anatomiques et physiologiques généraux, que personne ne songeàmettre en doute aujourd'hui, sont applicables aux lymphatiques du testicule. C'est dire que l'ancienne conception que Ton avait à leur sujet, et qui résultait des recherches de Ludwig et Tomsa (1861 1862), de IIis (1863), de Tommasi (1863), de Frey (1863), de Mihal- Kowicz (1873), etc., est tout à fait erronée. Ces auteurs considéraient comme vaisseaux lymphatiques deux formations différentes : un système de sacs lymphatiques péri-iubulaires et un système de capillaires ly^nphatiques .
Le système des sacs lymphatiques pèri-tubulaires n'existe pas ; le
voir avec les vaisseaux Ijinpliatiques {Gerster, 1877) ; nous avoDS TU déjà qu'il esl dû à là réduction du nitrate d*argeût sur les cellules les plus externes de répithêlium séminal {Regadd, 1897).
Quaiit au système des capillaires lymphatiques, il a été bien décrit pour la première fois par Gerster, Mais il s'en faut de beaucoup que ioîi puisse en donner une description unique et commune a tous les
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9^0» '983< — Schéma du dlsjïOBilîf dûs va b^ eaux lymphatiques dâiis le Leâticuk du Qnm (2* type), (D'api-ês Gl. Hegaud,)— Voj, la légende de la % 98^.
mammifères. Le mode de distribution et l'abondance des vaisseaux lympliâliques dans le testicule sont très variables suivant les espèces. On peut distinguer à cet égard trois types principaux : « Le premier type (schéma, fig. 982) est repréf>entê par le testicule du Lapin, dans lequel il n'existe qu'un réseau bjmphaiiqiœ péniesticulaire prenant naissance à la face profonde de Talbugiaée, Le testicule du Chien peut être pris comme exemple du deuxième type (schéma, fig. 983) : Eniradeux réseaux lympliatiques situés le premier dans Talbuginée, le second dans le corps d'Hîglimore, s'étend un troisième réseau parcouraat les cloisons conjonctives du testicule, réseau péri-lobiUaire