‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 462 sur 489 · I.A RATE · texte numérisé non relu

I.A RATE

Si l'oti pouvait ne tenir compte que des connexions anatomiques et physiologiques de la rate, son étude devrait suivre celle du système vasculaire dont elle est une dépendance directe. Mais si, guidé par des travaux récents, on suit pas à pas son évolution histologique, on se voit amené à la considérer comme formant un tissu spécial qui n'a son homologue en aucun autre point de l'organisme, et qui, dans un traité d'histologie, peut réclamer son autonomie au même titre que les épithéliums glandulaires, par exemple. Pour arriver à une conception claire et féconde du tissu splénique^ comme pour en bien pénétrer les caractères spécifiques, il nous faut d'abord exposer la topographie structurale de l'organe, telle qu'on peut la saisir sur une coupe macroscopique. Nous obtiendrons ainsi de grandes divisions qui nous guideront dans l'exposé des détails histologiques. Dans une deuxième partie, nous étudierons le développement de la rate et les modifications que subissent ses éléments constitutifs, par suite de l'évolution de l'individu et du fait de leur propre fonctionnement. Il nous sera ensuite facile d'élucider en quelques mots les réactions pathologiques de la rate, et la contribution qu'elle peut apporter à la défense de l'organisme dans les grands processus morbides.

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